jeudi 5 avril 2018

coup de main français sur Bardonnèche

Les conséquences du coup de main français sur Bardonnèche (Italie) sont porteuses d'espoir.
 
Pour mémoire, le 30 mars 2018 un commando armé du ministère français de l'économie a perpétré un coup de main transfrontalier à Bardonnèche. Qu'il n'y ait eu de pertes ni parmi les forces du pays agresseur, exfiltrées aussi rapidement qu'elles avaient été infiltrées, ni parmi les forces ou la population du pays agressé, à peine réveillé de sa torpeur uniopéodule, ne change rien à l'importance de l'affaire. Et qu'il existe des accords bilatéraux permettant aux autorités italiennes d'accepter, au cas par cas, le concours réglementairement bien encadré de services français (et vice-versa) n'est pas une circonstance atténuante.
 
La première bonne nouvelle est que la France dispose donc d'un nouveau service d'action, au moins contre les organisations cryptogouvernementales, capable d'opérer à l'étranger armé, à visage découvert mais sans faire de victimes, un progrès certain par rapport à juillet 1985, du moins tant qu'un ministre français ne livre pas à l'ennemi les agents en cours d'exfiltration d'un ministère français confié à un politicien rival.
 
La deuxième bonne nouvelle est que le monde atlantique va reprendre conscience des réalités et de la hiérarchie de gravité des offenses interétatiques, après l'inévitable expulsion, pour faire bonne mesure avec une autre affaire récente, de la totalité du corps diplomatique français détaché en Italie, ainsi que de centaines de diplomates français dans des dizaines de pays, non pas par solidarité de principe devant l'incapacité du gouvernement d'un pays prétendument agressé à "trouver d'autre explication plausible" que la moins crédible, mais pour sauver leur propre pertinence diplomatique devant une transgression avérée, prouvée, photographiée, attestée et avouée.
 
La troisième bonne nouvelle est qu'un appel est lancé pour la restauration du droit d'asile, en Chrétienté évidemment puisque c'est là qu'il a existé. En l'occurrence l'association Studi Giuridici Immigrazione, légalement enregistrée en Italie, s'est associée à l'organisation cryptogouvernementale d'obédience occulte Rainbow4africa visée par le raid français, pour prétendre que toute emprise sanitaire est un inviolable "lieu neutre" respecté même sur les théâtres de guerre. Peu suspectes d'acceptation des notions de frontière et de souveraineté nationale, ces deux organisations, y compris celle à vocation juridique, revendiquent le droit de soustraire et abriter des justiciables de toute action des services gouvernementaux de police et de justice, ce droit d'asile (à ne pas confondre avec un devoir d'asile ou un droit à l'asile) dont Stratediplo a exposé dans la Huitième Plaie, pages 25 à 31, comment il a été aboli dans les sociétés européennes, qui ont même ensuité prohibé et pénalisé la pratique de l'asile.
 
La quatrième bonne nouvelle est que le gouvernement français a déclaré avoir compris sa faute, et a dépêché un ministre demander pardon au gouvernement d'un pays souverain pour avoir méprisé ses institutions et violé son intégrité (et la paix internationale) en ordonnant une incursion française armée dans ledit pays, contre des particuliers présents sur son territoire. Pour faire bonne mesure, c'est un peu plus qu'un ministre des finances qu'il devra d'ailleurs maintenant envoyer à Damas.
 
La cinquième bonne nouvelle est que, dès que les médias français auront terminé de flatter les perfides rédacteurs de politique-fiction de Salisbury et Londres et seront revenus sonder la stupeur des sincères citoyens de Bardonnèche et Rome, les peuples de France vont enfin comprendre l'incompétence totale de leurs services publics, qui s'affiche indécemment à tous les niveaux depuis l'inculture élémentaire des fonctionnaires auxquels on confie des armes (qui obéissent sans sourciller quand on leur ordonne de traverser une frontière ou de transgresser un principe) jusqu'à l'incurie totale de l'énarchie suprême cooptée plus émulée à provoquer des guerres qu'à maintenir la paix, en passant par l'inamovible ignorance juridique des corps d'encadrement idéologique des administrations centrales.
 
La sixième bonne nouvelle est, justement, qu'en dépit du danger que présentent pour les populations les gens d'armes variés et les serviles publics avariés qui sévissent en France, les donneurs d'ordres étatiques sont totalement incompétents. Et puisque ce régime, fondé par le dernier coup d'Etat en France du père émancipateur de l'Algérie, trahit avec constance la France au profit de l'Oumma, cette nullité est la meilleure bonne nouvelle révélée par ce coup de main.

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