lundi 19 février 2018

débordement de frontières

Samedi 10 février le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré inquiet de l'escalade de la guerre en Syrie et du débordement par-delà ses frontières.
 
Il est difficile de savoir s'il faisait référence à l'intrusion de l'armée de l'air israélienne en Syrie ou de la chute en Israël du bombardier israélien touché en Syrie par la défense antiaérienne, mais il s'agissait d'un événement du jour, et la référence au débordement des frontières n'était pas anodine. Car par contre il n'a pas manifesté son inquiétude deux jours plus tôt, le 8, lorsque l'armée de l'air étatsunienne a attaqué l'armée syrienne et s'est vantée d'avoir tué une centaine de "combattants pro-gouvernementaux qui allaient attaquer des combattants anti-gouvernementaux", c'est-à-dire des soldats syriens en mission contre des mercenaires de la coalition antisyrienne infiltrés en Syrie. Il n'a pas non plus protesté lorsque les Etats-Unis ont déclaré aussi qu'une attaque meurtrière de leur part était une opération de pures représailles, avouant là expressément un crime de guerre comme toute opération militaire sans nécessité tactique.
 
Par débordement des frontières il ne faisait pas référence au franchissement en nombre de la frontière syrienne par les forces étatsuniennes, pour la mise en place d'une occupation permanente du tiers oriental du pays et l'appui permanent des armées supplétives qui combattent la Syrie de l'intérieur, pour l'entraînement et la direction de guérilleros, voire pour des coups de main ou des bombardements directs de l'armée régulière de la Syrie. A l'intérieur même des frontières de la Syrie, il ne semble pas gêné par le déni d'aide humanitaire, pourtant constitutif d'un crime de guerre, envers par exemple le camp de réfugiés d'El Rukban, où s'entassent depuis 2014 plusieurs dizaines de milliers de déplacés civils, femmes et enfants pour la plupart, auxquels l'accès humanitaire est totalement et volontairement empêché par les Etats-Unis d'Amérique depuis qu'ils ont installé une base militaire d'occupation à Al Tanf (et deux centres d'entraînement d'islamistes).
 
Alors que les Etats-Unis venaient juste de prétendre justifier une attaque contre l'armée syrienne par le motif de "légitime défense" (sic), il a omis de les corriger et de rappeler qu'en l'occurrence c'est la Syrie, pays souverain, qui relève de la légitime défense lorsqu'elle réagit aux attaques étrangères, étatsuniennes par exemple, contre sa population et son territoire. En appelant tous les acteurs à "obéir au droit international" il a omis de préciser qu'en Syrie il n'y a que le gouvernement syrien, et accessoirement les forces russes invitées par un accord de défense, dont les actions soient conformes au droit international que toutes les autres parties violent du fait même de leur attaque contre le pays.
 
S'inquiétant du débordement par-delà les frontières syriennes, Antonio Guterres a magistralement oublié d'inviter les Etats-Unis à refranchir en sens inverse leurs propres frontières et à y rapatrier leurs forces. Pourtant s'il s'inquiétait d'une occupation partielle des Etats-Unis par l'armée syrienne, ou d'un soutien syrien à une opposition "modérée" armée et terroriste sur le territoire étatsunien, il aurait certainement été plus implicite.
 
Décidément, la nomination d'un secrétaire général issu d'un pays membre de l'OTAN n'a pas particulièrement amélioré la pertinence de l'ONU.

une carrure d'homme d'Etat

Mercredi dernier 14 février le Tribunal Suprême espagnol s'est enfin trouvé confronté à un véritable homme d'Etat catalan.
 
Contrairement aux politiciens qui ont été arrêtés par surprise lors d'une audition devant un tribunal, les autorités espagnoles n'ayant pas osé tenter d'arrêter des élus catalans dans la rue ou chez eux, ou à ceux qui se sont exilés pour préserver illégalement leur liberté, celui-ci s'est présenté, sur convocation, avec un petit nécessaire de toilette et la ferme conviction d'un transfert direct du bureau du juge à la prison sans passer par la case départ+20000.
 
Ne répondant qu'aux questions de son avocat et à quelque interrogation directe du juge, ce politicien a impassiblement ignoré toutes les questions du ministère public (procureur) et de la prétendue "accusation populaire", sorte de partie civile privée espagnole se déclarant lésée par le sécessionnisme catalan. Il a cependant répondu (à mots comptés mais pesés) en espagnol, tranchant ostensiblement avec son habitude de s'exprimer principalement en aranais (langue d'oc) au sein du parlement catalan où cette langue est co-officielle, et n'arborait d'ailleurs pas le fameux tricot rouge à la croix du Languedoc jaune soulignant parfois sa présence, sans qu'il lui soit besoin de bomber le torse, lors des actes officiels du gouvernement catalan.
 
Sans chercher à construire une défense basée sur le mensonge concernant ses actes ou ses intentions et donc un aveu, feint ou réel, de trahison du mandat confié par ses électeurs, cet élu a choisi d'assumer jusqu'au bout la mission qui lui a été confiée, même au-delà de son mandat parlementaire terminé de facto par la dissolution (anticonstitutionnelle) du parlement catalan le 28 octobre puis de jure par l'élection d'un nouveau parlement le 21 décembre, et même aux dépens de sa vie privée et de sa liberté. Il s'agit là d'ailleurs d'un tournant parmi l'ensemble des procès des divers impliqués dans la déclaration d'indépendance du 10 octobre, puisque tous les accusés, à commencer par la présidente du parlement, le président et le vice-président du gouvernement, ont assuré que cette déclaration, puis sa proclamation du 27 octobre, n'était que "cosmétique" et ne poursuivait qu'un but symbolique sans véritable intention de sécession.
 
Ce 14 février, l'ancien chef du groupe parlementaire d'extrême-gauche anticapitaliste la Candidature d'Unité Populaire, sans sourciller ni accuser quelqu'autre élu des autres partis, n'a personnellement confessé aucune faute, prétexté aucun malentendu et exprimé aucun regret. Il n'y a aucun doute en son esprit et il ne peut y en avoir pour la justice espagnole. La déclaration unilatérale d'indépendance était bien soupesée, elle visait l'instauration d'une république de Catalogne totalement indépendante du royaume d'Espagne, et le parlement catalan a bien voté et approuvé cette déclaration dans l'intention incontestable de la rendre effective. Si le gouvernement catalan ne s'était pas débandé après le coup d'Etat (mot de ce député pour désigner la violation de la constitution et du statut par l'exécutif espagnol) déguisé en application de l'article 155, et s'il avait au contraire poursuivi son mandat récemment confirmé dans les urnes, la Catalogne serait irrévocablement souveraine. Et c'est bien dans cet esprit de sécession concrète et réelle que les députés de la CUP, dont le chef du groupe parlementaire, ont voté en faveur de la déclaration d'indépendance, comme cela leur avait été demandé par leurs électeurs et confirmé par consultation interne, ce qui laisse d'ailleurs entendre qu'ils auraient voté ainsi, au nom de leur base, même si le referendum n'avait pas pu se tenir ou s'était soldé par une victoire de l'unionisme. L'ancien député de la CUP a ajouté que celle-ci n'a pas changé une virgule à son programme indépendantiste explicite matérialisé dans la déclaration d'indépendance.
 
En passant, l'ancien chef de groupe parlementaire a loué le calme exemplaire de la population catalane durant tout le processus, y compris face aux violences policières, et a assuré que les détériorations de véhicules de gendarmerie intervenues les 20 et 21 septembre à Barcelone avaient été provoquées par des journalistes. Pour mémoire, il s'agit du seul acte de violence (sans blessés) que la justice espagnole ait trouvé pour inculper certains politiciens et chefs d'associations de rébellion, alors que sans recours à la violence la tentative de sécession ne pourrait être qualifiée que de sédition, les deux délits de sédition et rébellion étant bien distincts dans le code pénal espagnol.
 
Beaucoup plus important, l'accusé caractérisé par sa cohérence, sa franchise et son courage face à l'éventualité de l'emprisonnement, a déclaré tout ignorer d'une part du fameux document EnfoCATs, et d'autre part du prétendu "comité stratégique" mentionné dans ce document, et n'en avoir jamais entendu parler avant que la presse n'en fasse ses gros titres. Or ce document à l'authenticité incertaine est la base sur laquelle la justice espagnole accuse les indépendantistes d'avoir sinon fomenté du moins souhaité une explosion de violence dans la rue, ce qu'elle déduit (abusivement) de l'expression "conflit démocratique", et donc d'être coupables d'intention de rébellion (violente) en plus du délit consommé de sédition (non violente). Le seul exemplaire connu de ce document, type présentation Powerpoint rédigée en catalan, est celui présenté par la justice à la presse après sa prétendue découverte lors d'une perquisition en septembre chez un adjoint du vice-président catalan. Ce document, s'il est authentique, aurait été rédigé au tout début 2016, au moment de la constitution du gouvernement issu des élections de septembre 2015 considérées comme un mandat de conduite à l'indépendance, et ne prévoyant pas de referendum (qui fut incorporé à la feuille de route plus tard). Bien que le mot violence n'y figure que dans l'expression, parmi les hypothèses, de "réaction violente de l'Etat" (espagnol), et qu'il ne consiste qu'en généralités reprenant le langage démocratique et non-violent du Livre Blanc sur la Transition Nationale, son opportune apparition a le mérite (c'est d'ailleurs son seul apport) de lier entre elles toutes les figures de l'indépendantisme, puisqu'il prévoit parallèlement à l'officiel gouvernement de transition un "comité stratégique" de direction, composé des membres les plus importants du gouvernement, des chefs de groupes parlementaires indépendantistes, des chefs de partis indépendantistes et des chefs d'associations souverainistes, en singulier contraste avec le discours démocratique du parlement et du gouvernement. Si le juge Pablo Llarena tient tant à ce document, en prétendant qu'il démontre la recherche de violence alors qu'une simple lecture suffit pour voir que c'est faux, c'est peut-être en vue d'une accusation de constitution d'une instance gouvernementale clandestine.
 
Le fait que le chef du groupe parlementaire le plus irréductiblement indépendantiste, et qui fait parallèlement preuve d'une honnêteté totale tant vis-à-vis de ses électeurs catalans que de la justice espagnole, déclare n'avoir jamais entendu parler de ce comité prétendument existant depuis deux ans et dont il devrait être membre de droit, ne porte pas seulement un sérieux coup à l'accusation d'intention de rébellion violente portée par le ministère public sur la base de ce document, mais surtout à toute future accusation de dictature occulte par un comité non élu. Semblant accorder sa confiance à l'accusé, et au contraire d'autres imputés, le Tribunal Suprême espagnol l'a laissé en liberté.
 
Cet homme politique catalan (ou plutôt aranais) qui montre la carrure d'un véritable homme d'Etat est une femme, Mireia Boya.

mardi 13 février 2018

institutionnalisation de l'islam

L'étude des relations internationales impose parfois de se pencher, fût-ce avec réticence, sur la politique intérieure des grandes puissances qui influencent le monde.
 
Le président Emmanuel Macron, dont le prénom d'origine hébraïque qui signifie "avec nous Dieu" pourrait aisément être actualisé en Emmanuallah sans perdre sa signification fondamentale, annonce l'institutionnalisation de l'islam en France.
 
Certes ce n'était pas précisément dans son programme électoral, d'ailleurs vide et essentiellement remplacé par un discours de haine envers la France prononcé à l'étranger (dans un pays qui se dit ennemi) en conclusion de sa campagne électorale. Il n'y avait donc pas de projet précis mais l'intention générale était claire. Ainsi les électeurs français ne peuvent pas se plaindre (et ne se plaignent d'ailleurs pas), puisqu'après avoir présélectionné la seule candidate qui disait vouloir commencer son mandat par des referenda sur tous les sujets importants et le seul candidat qui disait vouloir gouverner par ordonnances sans consultation du parlement, ils ont finalement choisi ce dernier pour diriger le régime et administrer le pays pendant cinq ans. Comme on l'écrivait le 21 avril 2017 "un détachement notable de Macron ou Fillon signifierait une abdication du souverain électorat" (www.stratediplo.blogspot.com/2017/04/reconduction-ad-nutum-et-ad-nauseam.html), et comme on le confirmait le 10 mai "tandis que le peuple voit le qualificatif de populiste dévoyé en injure disqualifiante [...] l'électorat français en a tiré les conséquences et se retire de la politique" (www.stratediplo.blogspot.com/2017/05/le-dernier-president.html). On ajoutait alors que "le peuple souverain a signifié son abdication".
 
Et cette institutionnalisation n'était pas non plus nécessaire, puisque non seulement la majorité du pays y est opposée, mais que, de plus, la minorité mahométane ne la demande pas et ne l'attend pas. La France n'est ni le Maroc ni la Jordanie, dont les chefs d'Etat peuvent de manière plus ou moins crédible se revendiquer descendants du prophète sans prophéties et donc incarner le caliphat au moins au niveau national, même si certains des décrets qu'ils prennent peuvent être considérés comme des infractions locales et temporaires à la charia, la loi de l'islam définie dans le Coran. A contrario, quelles concessions que le régime jacobin français veuille bien faire envers l'islam, il sera toujours considéré par les musulmans comme illégitime à les gouverner. Si l'institutionnalisation de l'islam voulue par les maîtres du président Macron est évidemment une reconnaissance de l'islam par le régime, elle n'a aucune chance d'obtenir une reconnaissance du régime par l'islam. Cela, les instigateurs de ce projet ne peuvent pas l'ignorer, puisqu'ils n'ont aucun principe mais certainement pas aucune instruction. Cette initiative ne vise donc pas à séduire la société mahométane.
 
Elle ne vise pas non plus à l'encadrer ou à l'encaserner, même si c'est un des alibis avancés depuis la présidence de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa pour la fourniture de moyens organisationnels à l'islam. En effet, comme on le rappelait le 25 décembre dernier (www.stratediplo.blogspot.com/2017/12/la-fin-de-la-laicite.html) au sujet de l'abandon de la prétendue séparation de l'Etat et de l'Eglise (sans séparation de biens) un siècle après la nationalisation de cette dernière, "rien n'est plus étranger à l'islam que la notion de clercs et surtout de laïcs". Les mouftis ont essentiellement un rôle d'instruction, ils ne sont pas une hiérarchie de commandement des mahométans. Non seulement une institution de l'islam en France n'aura jamais le moindre pouvoir de contrôle ou d'orientation des mahométans, mais elle ne relaiera jamais non plus le moindre message qui diffère de celui gravé dans le Coran et diffusé par Al Azhar même si le gouvernement français lui demandait, par exemple, d'enseigner l'égalité de l'homme et de la femme.
 
L'institutionnalisation de l'islam ne vise pas non plus l'Etat, dont les grands serviteurs n'ont aucune intention d'abjurer l'idéologie franc-maçonne affirmée sur tous les frontons de bâtiments publics. Toutes les innovations légales et technobiologiques visant à dépersonnaliser l'homme, en matière par exemple de patronymie, de moeurs, de reproduction, de nature du corps, de santé, de début et de fin de la vie, sont pour l'essentiel (car même la contradiction islamique apparente entre autorisation de sodomiser et condamnation d'être sodomisé n'est pas illogique si elle est lue selon le rapport maître-soumis) aussi contraires à l'islam qu'au christianisme. Ces innovations, dont la fréquence d'introduction puis d'imposition va croissant, dénotent par leur cohérence et leur constance l'existence d'un projet social ("sociétal" diraient les néologistes) déterminé, soutenu par une politique volontariste et vigoureuse. D'autres innovations légales et morales en préparation, dont la révélation et la généralisation de par le monde occidental sera aussi soudaine et coordonnée que pour l'appariement (dit "mariage") homosexuel, heurteront aussi résolument les Mahométans que les Chrétiens ou les Juifs, même si les premiers s'en accommoderont plus facilement que les autres, au motif que de toute façon l'Etat non islamique est illégitime et provisoire. Les pouvoirs supranationaux qui dictent l'agenda de la construction de la société matérialiste absolue (où la vie de l'homme n'aura pas de valeur plus sacrée que celle du chien ou d'autres conglomérats de cellules) n'ont aucune intention de se convertir eux-mêmes à l'islam qu'ils entendent imposer comme idéologie de la soumission.
 
Si l'institutionnalisation de l'islam en France ne s'adresse ni aux musulmans ni aux serviteurs de l'Etat, elle vise donc le reste de la société. C'est d'abord un message, indiquant aux peuples de France que l'islam passe du statut d'option personnelle à celui de choix étatique. Après que le même président Macron ait ostensiblement refusé de toucher l'eau bénite disposée au chevet de la dépouille de Jean-Philippe Smet (dit Johnny Halliday) invitant les visiteurs à la bénir, il faut s'attendre au contraire à sa fréquentation assidue de la fête de l'égorgement, à l'exemple des édiles parisiens grands promoteurs du ramadan. Tandis que la justice aux ordres punit sévèrement toute offense envers l'islam dans une inéquité flagrante avec sa bienveillance pour les blasphémateurs du christianisme, les réfractaires à l'islamisation sont déportés dans les enclaves de droit musulman de l'archipel carcéral extraterritorialisé (www.stratediplo.blogspot.com/2017/07/deportation-hors-etat-de-droit-pour.html). Petit à petit, c'est toute une panoplie de répression qui est mise en place pour soumettre les peuples de France à l'islam. Les grandes campagnes médiatiques d'incitation à l'affichage des signes extérieurs de la soumission se doublent de travaux législatifs visant l'islamisation des relations de travail et de la vie en entreprise, et d'un chantier de construction jurisprudentielle visant la généralisation de l'alimentation mahométane dans la restauration collective et dans la distribution commerciale.
 
Il n'est pas impossible non plus qu'une recherche de reconnaissance internationale joue un rôle dans l'annonce d'Emmanuel Macron. L'expérience du Royaume-Uni en matière d'expérimentation puis de multiplication de tribunaux islamiques le destine à devenir un modèle à copier, l'expérience de l'Italie en matière de coordination multinationale et multistatutaire de flottes d'importation massive d'illégaux à l'anonymat garanti la destine à diffuser ce savoir-faire, et l'expérience de l'Allemagne en matière d'imposition du mensonge à la police et à la presse et d'empêchement de la sécession des provinces envahies (www.stratediplo.blogspot.com/2017/04/soumission-de-la-baviere-le-13.html) la destine à exporter ces compétences. Dans ce contexte, le gouvernement français a peut-être cherché son propre créneau d'expérimentation pour apporter sa contribution originale à l'islamisation des sociétés européennes.
 
Evidemment l'institutionnalisation d'une idéologie qui professe l'inégalité de nature entre le mahométan et le non-mahométan et l'inégalité de droits entre l'homme et la femme, qui règlemente le meurtre rituel et l'esclavage, qui justifie le viol y compris de mineurs, qui prône la peine de mort et les châtiments corporels... peut surprendre de la part d'un régime qui, il y a quelques années à peine, interdisait des sectes dont la seule déviance était la difficulté d'en sortir ou les allégations de confiscation (consentie) de patrimoine. Mais ce régime n'en est pas à une forfaiture près.

lundi 5 février 2018

conversions forcées et inconscientes de mineurs

En France comme dans toute l'Europe on entend de plus en plus parler de visites de mosquées par les élèves.
 
Ces visites sont très souvent organisées à l'avance, mais secrètement, et non annoncées, pour que les parents ne puissent pas les prévenir. Elles sont effectuées pendant les horaires d'étude de la scolarité légalement obligatoire, ce qui est évidemment un détournement de moyens puisque les parents confient leurs enfants à l'Etat quelques heures par jour, et lui allouent un budget d'éducation auquel ils contribuent sur leurs revenus, dans l'unique but d'apporter à leurs enfants une instruction expressément détaillée par un programme scolaire dont les grandes lignes sont définies par les représentants des citoyens réunis en parlement. Mais c'est surtout un détournement d'autorité temporairement déléguée à des fins spécifiques par les parents, seuls titulaires de l'autorité parentale comme de la responsabilité parentale, qui inclut la responsabilité de décider ce qui est bon pour leurs enfants (et d'en répondre en cas de mauvaise décision), jusqu'à la majorité de ceux-ci. Et c'est un franc abus d'autorité si on impose ces visites par la menace, ou l'application, de punitions disciplinaires à l'encontre des enfants récalcitrants ou des enfants de parents protestataires.
 
On objectera que le gouvernement a reçu du parlement le mandat d'imposer des obligations aux mineurs même à l'encontre de la volonté des titulaires de l'autorité parentale et de la responsabilité nourricière et éducative, par exemple des vaccinations individuelles à finalité collective pour l'éradication définitive des anciennes épidémies européennes ou la tentative de circonscription des nouvelles épidémies exotiques importées par ledit gouvernement. Ou encore, on objectera que, se voyant confier les enfants plusieurs heures par jour, le gouvernement doit aussi leur fournir des moyens d'éducation et de développement personnel au-delà de la stricte instruction, par exemple en matière physique et sportive, que les populations contribuables ne contestent d'ailleurs pas (il n'en est certes pas de même des populations redistribuables mais la corrélation n'est peut-être que coïncidente).
 
Cependant, dans la plupart des pays uniopéens l'Etat n'a aucun mandat d'instruction religieuse. Non seulement les peuples administrés ne lui ont pas confié la mission d'enseigner le christianisme, ou le judaïsme, ou même l'athéisme, mais dans la majorité des cas ils ne lui ont pas demandé non plus d'éveiller les enfants au sentiment religieux ou de leur présenter l'éventail des diverses religions. Les programmes d'humanités (quand il en reste) destinés aux adolescents sont censés présenter les philosophes grecs antiques, les français du siècle des lumières et les allemands de la révolution industrielle et capitaliste, mais ni les incitations à la méditation de Bouddha, ni les incitations à l'amour de Jésus ni les incitations au crime de Mahomet, ces dernières étant d'ailleurs prohibées (pas pour leur auteur mais pour leur nature) par la plupart des codes pénaux du monde civilisé, France incluse puisqu'en dépit de son autorisation de prôner le djihad, radiodiffusée le 5 août 2014, le gouvernement n'a pas encore demandé au parlement d'abroger les articles 211-2, 412-8, 431-6, 433-10 et R625-7 et similaires du code pénal.
 
Mais il y a bien plus grave. Aujourd'hui pour que les enfants s'assimilent (se sentent similaires) à ce qu'on leur présente, on le leur fait tester en personne et pas seulement observer. Les hussards de la république font marcher les petits garçons en talons hauts, fût-ce sur quelques mètres, pour qu'ils se rendent compte "dans leur peau" comme il est difficile d'être une femme, et ils font sauter ou s'accroupir les petites filles en pantalons serrés, fût-ce sur quelques obstacles, pour qu'elles se rendent compte "dans leur peau" comme il est difficile d'être un homme. Ils font peut-être aussi déambuler les enfants visages-pâles maquillés au cirage noir ou à la marmelade de citron, fût-ce dans la rue en face de l'école, pour leur faire expérimenter le regard des racistes blancs sur les passants noirs et jaunes. On ne leur fait pas visiter une entreprise de travaux publics sans les asseoir aux commandes d'une pelle mécanique, un régiment de cavalerie sans les faire pointer à l'écran d'une caméra infrarouge de visée, ou une ferme apicole sans goûter un peu de miel. Et, évidemment, on les fait se déchausser en entrant dans la mosquée, d'ailleurs pas par mimétisme mais parce qu'ils n'y seraient pas admis autrement, et ils racontent ensuite aux parents qu'on leur a même fait répéter quelques mots d'arabe, à titre d'illustration de la diversité culturelle et linguistique bien sûr.
 
Il est certes normal de se déchausser pour entrer dans une mosquée où c'est une règle, par respect un peu plus impératif que pour entrer dans la maison d'un proche-oriental ou d'un slave où c'est une simple coutume de savoir-vivre, comme il est normal (pour un homme) de se découvrir pour entrer dans une église où c'est la règle, par respect un peu plus impératif que pour entrer dans la maison d'un européen où c'est une simple coutume de savoir-vivre. Cependant on peut visiter une synagogue sans être circoncis, et on peut visiter une église sans être baptisé. Toutefois, hormis quelques rares cas à vocation prosélyte (permanente ou exceptionnelle type "journée portes ouvertes") et qui n'existent que dans quelques pays, la règle générale est qu'on ne peut pas entrer dans une mosquée, et en particulier la salle de prière, si on n'est pas musulman. Certes il suffit de prononcer une phrase pour être fait musulman.
 
Le régime n'en est pas à son coup d'essai. Pour mémoire, le 24 novembre 1979 au moins un officier et deux sous-officiers de l'armée de terre française ont été convertis à l'islam par obligation de service, c'est-à-dire sur ordre gouvernemental. Il s'agissait en l'occurrence du capitaine Paul Barril et d'au moins deux sous-officiers du Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale, envoyés par le gouvernement français pour concevoir, préparer et superviser la libération de la Grande Mosquée de La Mecque où quelques centaines de terroristes tenaient en otage plusieurs milliers de pèlerins depuis le 20 novembre. Arrivé par avion spécial pour cette mission secrète la veille après une entente intergouvernementale au plus haut niveau l'avant-veille, ce n'est qu'au moment d'entrer dans les lieux saints le 24 que l'officier, engagé pour servir son pays sous un régime prétendument séculier, reçut l'ordre de se convertir et de faire convertir ses subordonnés.
 
Il ne s'agissait pas d'une feinte ou d'un rite sans signification. Le sacré ne se feint pas, d'ailleurs la tentative de feinte est une profanation. On peut feindre un acte (sauf peut-être en pornographie), on peut tirer une cartouche chargée à blanc, mais on ne feint pas une parole, elle est prononcée ou elle ne l'est pas. Il n'y a pas de doublure comme pour une cascade. Dans d'autres religions il y a un examen de connaissances ou de motivation, ou un élément matériel indispensable, mais pour la conversion à l'islam il n'y a qu'une phrase à prononcer, d'ailleurs valide même si elle est prononcée sous la contrainte. Et on ne saurait duper les oulémas, convoqués par le roi Khaled pour suspendre exceptionnellement l'interdiction pluri-séculaire d'utiliser et même de porter des armes à La Mecque, mais qui n'ont pas autorisé l'entrée de non-musulmans donc ils n'ont eu aucun doute sur la validité de cette profession de foi des meilleurs anti-terroristes du monde. La question n'est pas de croire en ceci ou de ne pas croire en cela, comme on pourrait le penser en référence à d'autres philosophies ou religions. Elle n'est pas non plus d'entrer dans une communauté avec laquelle on pourrait aussi facilement ne plus être en communion ultérieurement.
 
Faire par mimétisme une génuflexion en entrant dans une église catholique n'engage à rien, et même se signer ne sera pas considéré par la communauté ou le clergé chrétien comme un engagement irréversible (ou même révocable) envers soi, envers les autres et envers Dieu. Poursuivre dans une secte ses questionnements essentiels et existentiels d'adolescence n'est pas s'engager à vie sans possibilité de revirement. Mais la profession de foi mahométane n'est pas rétractile. Au contraire du baptême chrétien, qui par l'effacement des conséquences du "péché originel" inhérent à l'espèce humaine entend rendre à l'homme le libre arbitre de ses choix (et les conséquences de ses seuls choix), la chahada musulmane ôte définitivement sa liberté à l'homme puisqu'elle le met en soumission (signification du mot "islam" en arabe) irrévocable.
 
Car, bien plus sérieusement que toutes les questions de croyance personnelle, l'entrée en islam change, aux yeux de tout l'Islam, la nature même de l'homme. Celui qui a prononcé cette formule change de nature, et passe de l'état ou plutôt de la nature de "infidèle" à celle de "croyant", une différence aussi importante qu'entre homme et femme et plus qu'entre homme libre et esclave. Toute personne qui a prononcé la chahada est désormais considérée comme musulmane, à vie, par les autorités et la communauté musulmane. Cette personne a des devoirs, certes, à acquitter selon ses capacités et dont seul Allah est juge. Mais elle a aussi l'interdiction formelle de prétendre quitter l'islam, c'est-à-dire d'apostasier, sous peine de condamnation à mort prononcée et appliquée par les hommes. Cela sera opportunément rappelé un jour à ces islamisés scolaires.
 
Au-delà de la violation de la liberté de conscience et de religion, donc de la violation de la Charte des Droits de l'Homme, de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales, et aussi de la constitution française, faire réciter à un enfant, dans une langue qu'il comprend ou pas, sous prétexte d'exodulie, la profession de foi mahométane, est un crime suprême contre sa personne. Obliger un enfant à changer l'eau des fleurs sur l'autel de Shiva ou à s'agenouiller sur un tapis de prière, sans l'autorisation de ses parents, est certainement un délit. Lui faire répéter la chahada est un crime pire qu'une tentative d'assassinat ou qu'un viol consommé.
 
Que celui qui a des doutes sur ce qui peut réellement se passer lors de ces opérations scolaires illégitimes et illicites dans les mosquées se rappelle qu'elles sont conduites par le même régime qui a sciemment et volontairement imposé aux populations, entre autres forfaitures, les transfusions empoisonnées au rétrovirus du syndrome immuno-déficitaire acquis et les pluies radioactives venues de Tchernobyl. Si on fait répéter quelques mots d'arabe aux écoliers qu'on amène dans les mosquées, c'est très certainement de cela qu'il s'agit.
 
Il est impératif et urgent de restaurer un régime laïque appliquant le principe chrétien de séparation des autorités temporelles et religieuses.

l'offensive de déstabilisation de l'Algérie semble victorieuse

La déstabilisation de l'Algérie, qu'on annonçait il y a six mois ( http://stratediplo.blogspot.com/2018/10/tant-qua-destabiliser.h...