lundi 12 septembre 2016

opération Ronces - méthode tactique

L'estimation basse des effectifs nécessaires à l'opération Ronces a suscité de nombreuses réactions. Sur la question non de l'opportunité mais des moyens, une réaction typique consiste à dire "il suffit de donner carte blanche à l'armée et elle se débrouillera", comme s'il suffisait d'ordonner au ministre de l'aménagement du territoire de coloniser la Lune pour que ça se fasse. Il faut se rendre à l'évidence, et on ne va pas paraphraser ici l'étude exposée dans le Septième Scénario, il n'existe plus d'armée française puisque le gouvernement n'a conservé que quelques brigades. D'ailleurs pour manier la matraque et les menottes ou apaiser un auto-explosif fanatisé, l'Education Nationale a des effectifs plus conséquents et des savoir-faire plus appropriés que l'informaticien pointeur ou le camionneur livreur d'obus d'un canon de 155 mm.
 
Il faut donc procéder avec méthode. Selon M. Zemmour l'objectif de cette opération serait de "reconquérir ces terres devenues étrangères". Le pourquoi, pour combien de temps et pour quoi y faire ensuite appartient à l'échelon politique. Pour sa part l'état-major, cité dans le "quinquennat pour rien", traduirait cela en un nouvel état de choses à l'issue de l'opération, en l'occurrence le rétablissement de la souveraineté de la France (matérialisée par l'autorité de l'Etat) sur l'ensemble de son territoire. L'analyse de cette mission ferait apparaître la nécessité d'obtenir un effet majeur, la neutralisation de l'adversaire intérieur, dont le centre de gravité se situe dans les enclaves de droit non français. Tous les modes d'action possibles comprendraient au moins le bouclage et la perquisition de cinq mille enclaves (le centre de gravité), dont aucune ne peut être l'affaire de moins d'une compagnie (cent hommes) et une dizaine nécessiteraient une division (dix mille hommes), ainsi que le contrôle de quinze millions de personnes (l'effet majeur), soit, pour reprendre la référence citée par M. Zemmour, trente fois la population d'Alger en 1957. Tout cela devrait être mené simultanément. Enfin l'échelon politique imposerait certainement un impératif, la localisation et la neutralisation sur l'ensemble du territoire de quelques milliers de binômes auto-explosifs. Il n'y a besoin ni d'être un expert en gendarmerie ou en défense territoriale, ni d'avoir fait l'Ecole de Guerre, pour comprendre qu'il y faudrait des effectifs d'un autre ordre de grandeur que la Gendarmerie Nationale actuelle.
 
Tout tacticien reconnaîtra que la vague estimation minimale annoncée pour la première phase n'est pas exagérée. L'opération Ronces pourrait rester "dans les cartons" pour encore un certain temps.

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