vendredi 30 septembre 2016

Deutsche Bank

On entend des appels au gouvernement allemand pour sauver la Deutsche Bank.
 
Mais sachant que le dernier effondrement de son cours a été provoqué par l'exigence d'un "arrangement pré-judiciaire" (sous la menace d'une amende judiciaire supérieure) de quatorze milliards de dollars par les Etats-Unis d'Amérique alors que la banque valait déjà moins de dix-sept milliards (la dépréciation de ces deux derniers jours a ramené sa valeur au-dessous de quatorze milliards), et afin d'éviter les frais d'intermédiaires bancaires et administratifs, les contribuables allemands préfèreraient peut-être envoyer la rançon directement à l'oncle Samuel. Certes cela représenterait peu par rapport aux pertes qu'entraîneraient des sanctions séoudites contre les Etats-Unis, à savoir la mise brutale sur le marché de toutes les obligations états-uniennes détenues par l'Arabie afin de faire s'écrouler le dollar. Et quel que soit le sacrifice que cela représenterait pour les Allemands, quatorze milliards de dollars ne représenteraient jamais que quatre jours d'impression monétaire (et d'émission de dette) pour les Etats-Unis. Si donc ces derniers n'étaient pas vraiment intéressés par cette somme dérisoire pour eux (1% de leur émission monétaire annuelle) mais par la nécessité de détourner l'attention de la menace séoudite, et surtout de saper tout refuge alternatif au dollar pour le grand capital apatride, l'agression viserait en réalité, au-delà de la Deutsche Bank, la monnaie commune européenne, et la saignée des Allemands ne serait que le prélude à une curée plus large des Européens.
 
Dans ce cas le gouvernement allemand et ses partenaires auraient mieux à faire que de régler des rançons, à commencer par un petit déballage médiatique coordonné de vérités économiques, monétaires et arithmétiques.
 
On peut souhaiter une bonne fête de l'Unité aux Allemands, en leur recommandant de retirer un peu de liquide aujourd'hui en prévision de la gueule de bois de mardi matin. Et garder une pensée compatissante pour les Suisses dont le gouvernement a capitulé juste après le Jeûne Genevois, avant l'échéance de l'ultimatum d'une semaine reçu le 31 août 2011.

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