mardi 23 décembre 2014

la vérité sur le vol MH17 ne sera jamais publiée

L'information qui suit date déjà d'un mois mais elle ne semble pas intéresser la presse des pays de l'OTAN, plus occupée à inventorier des prétextes de guerre qu'elle sait fallacieux qu'à rechercher ou diffuser la vérité.
 
La convention passée entre les gouvernements des Pays-Bas, de l'Australie, de la Belgique et le pouvoir de facto en ex-Ukraine, par laquelle les trois autres signataires ont confié aux Pays-Bas (pays d'origine de la majorité des victimes) l'enquête sur la destruction en vol du Boeing malaisien le 17 juillet, est et restera officiellement secrète.
 
Interrogé plusieurs fois à ce sujet par des élus parlementaires néerlandais, le ministère néerlandais de la Justice et de la Sécurité, signataire et dépositaire dudit protocole d'accord constituant la commission d'enquête et l'installant à la Haye, a chaque fois fermement refusé de communiquer cet accord ainsi que tout autre document relatif à cette affaire ; ces députés ont d'ailleurs été stupéfaits d'apprendre que l'existence même d'un accord écrit n'avait pas vocation à être divulguée. Le même refus a été opposé par le ministre au journal Elsevier (www.elsevier.nl/Politiek/achtergrond/2014/11/Ministerie-weigert-geheime-overeenkomst-MH17-openbaar-te-maken-1647600W) qui invoquait la loi sur la liberté d'information pour obtenir copie de l'accord, ainsi que de seize autres documents relatifs. Le motif avancé par le ministère n'est rien moins que la suprême raison d'état, le maintien de bonnes relations avec toutes les parties impliquées dans cette affaire compliquée et grave devant l'emporter sur le droit d'information du public ou des parents des victimes. Le ministère a même précisé qu'un durcissement des relations entre états et organisations internationales était prévisible au cas où cet accord serait divulgué.
 
Ce qui reste dans le flou est si cette décision de garder secrets l'accord et le mandat de la commission d'enquête est une décision ultérieure du gouvernement néerlandais, ou si l'accord lui-même inclut formellement une clause de confidentialité interdisant à ses signataires de le publier, ce qui expliquerait que le gouvernement néerlandais annonce des difficultés avec les autres signataires en cas de fuite ou diffusion.
 
Pour mémoire, l'un des signataires confiant la direction de l'enquête aux Pays-Bas n'est autre que le pouvoir de facto kiévien, qui avait la maîtrise aérienne absolue sur tout le territoire ex-ukrainien (régions réfractaires au coup d'état de février incluses), qui guidait l'avion malaisien ainsi que les avions militaires présents dans son couloir réservé, qui n'a jamais fourni les enregistrements entre les contrôleurs aériens de Dniepropetrovsk et l'avion que l'on examine toujours dans les cas similaires (et que la Russie a suggéré immédiatement à la commission d'enquête de réclamer), qui a tout de suite bombardé l'épave alors qu'il n'y avait aucune présence rebelle dans la zone, qui a tenté de retarder pendant plusieurs semaines l'arrivée des enquêteurs et n'a pas hésité à les pilonner au mortier, ainsi que les observateurs de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe qui les escortaient, chaque fois qu'ils s'approchaient des lieux, et qui a été pris en flagrant délit de mensonge pour avoir d'une part diffusé des images présentées comme des lance-missiles russes alors qu'elles avaient été prises dans un village ukrainien sous contrôle ukrainien, et d'autre part avoir prétendu mensongèrement, et continuer de prétendre à ce jour, qu'aucun avion militaire ukrainien n'avait volé le 17 juillet, ce qui a vite été démenti par les enregistrements satellites et radars états-uniens et russes. Peu soucieux de sa crédibilité, ledit pouvoir kiévien allait aussi, le 19 septembre, accuser mensongèrement (mais avec moultes détails) la Russie d'avoir tiré deux armes nucléaires sur l'aéroport de Lougansk.
 
Pour mémoire aussi, le 8 août les Etats-Unis d'Amérique ont opposé leur veto, au Conseil de Sécurité de l'ONU, à un projet de résolution introduit par la Russie (accusée publiquement et mensongèrement par le gouvernement des Etats-Unis d'avoir abattu l'avion) pour rappeler à l'Ukraine la résolution 2166 du 21 juillet qui exigeait un cessez-le-feu dans la zone de l'épave, cessez-le-feu que le "gouvernement" ukrainien avait insolemment annulé le 7 août après l'avoir violé tous les jours. Un tel veto n'a pu que faciliter la naissance ultérieure de rumeurs avançant que l'effort des Etats-Unis pour restituer l'or des Pays-Bas, en contraste avec le refus opposé à l'Allemagne qui est pourtant une puissance plus importante, pourrait s'expliquer par la détention par les Pays-Bas d'informations compromettantes concernant la destruction de l'avion malaisien.
 
Quel que soit le rôle marginal de blanc-seing joué par l'Organisation Internationale de l'Aviation Civile, la "Joint Investigation Team" n'est qu'une équipe conjointe ou multinationale mais absolument pas internationale comme elle se prétend. La Malaisie a demandé depuis le départ à faire partie de cette commission et, de vagues promesses en rendez-vous ministériels repoussés, elle en est toujours exclue, cinq mois après la destruction de son avion. Or non seulement l'avion appartenait, et l'épave appartient, à une entreprise malaisienne, mais l'avion était même, comme tout vaisseau, une portion mobile du territoire national malaisien, selon le droit international. Pendant quatre mois les autorités de Donetsk, qui ont tout fait pour faciliter l'accès (contrôlé) à l'épave en dépit de son pilonnage par l'armée ex-ukrainienne, ont demandé à cette fameuse commission conjointe (qu'on leur avait désigné comme l'autorité en charge de l'enquête) de venir enlever les débris, et ce n'est que lorsqu'en désespoir de cause elles se sont adressées à la Malaisie, qui a immédiatement répondu positivement, que les Néerlandais sont rapidement venus confisquer (voler) les restes apparemment inutiles à leur "enquête" à distance, et qui en droit appartiennent à la Malaisie. D'ailleurs régulièrement, par exemple encore le 12 décembre, la presse malaisienne se fait l'écho des démarches ou du mécontentement du gouvernement et de l'opinion malaisiens.
 
Pour mémoire encore, vingt ans après l'assassinat en vol de deux chefs d'état en exercice (un troisième averti n'ayant pas pris l'avion) le 6 avril 1994, la grande presse des mêmes pays occidentaux cache toujours la vérité, les témoins appelés au procès initié par les parents des victimes sont assassinés les uns après les autres, et l'instigateur jouit de l'immunité d'un chef d'état craint sinon respecté, après avoir fait massacrer dans le pays voisin autant de civils qu'Hitler ou quatre fois plus que Pol Pot dans leurs pays respectifs.
 
On ne saurait imaginer que c'est l'avion présidentiel russe, revenant du Brésil, qui a donné lieu à un large et soudain déploiement de moyens antiaériens contre une population russophone dépourvue d'aviation, et qu'un pilote de Sukhoï tirant à vue un missile air-air de derrière et en-dessous du Boeing ait pu confondre les bandes bleue et rouge avec des bandes rouge et bleue, et ne pas voir le nom du pays inscrit au-dessus et en avant des ailes, même s'il l'a forcément vu ensuite en achevant son forfait au canon de 30 millimètres. Il est interdit de soupçonner que les gouvernements qui mènent une intense guerre, pour l'instant seulement médiatique, diplomatique, économique, commerciale, financière, technologique et morale, envers la Russie, savent pertinemment que c'est l'Ukraine qui a abattu, par erreur mais peut-être sur instructions étrangères, l'avion malaisien. Les résultats de la prétendue enquête, comme le mandat de la commission, resteront secrets.
 
Et même si la vérité était révélée une ou deux générations après les faits, le mensonge et le secret auront déjà produit des conséquences irréparables.

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