vendredi 8 août 2014

mensonges anti-russes sur l'avion malaisien abattu par l'aviation ukrainienne

La presse occidentale, qui avait été si rapide à reprendre les mensonges immédiats des Etats-Unis accusant la Russie d'avoir abattu l'avion malaisien MH-17, n'a manifestement pas l'intention de rétablir la vérité.
 
La Russie, après avoir rappelé que la junte kiévienne s'était elle-même vantée d'avoir déployé mercredi 16 juillet des batteries anti-aériennes Buk-M1 près de Donetsk (les photos satellites montraient au moins 27 lanceurs alors que la résistance au coup d'état n'a pas d'aviation) et que leur activité de poursuite radar avait été particulièrement intensive depuis lors, a été la première à révéler qu'au moins un avion de combat ukrainien, vraisemblablement un Sukhoï 25, était entré dans le couloir aérien du Boeing 777 malaisien et s'en était approché, par-dessous, entre trois et cinq kilomètres soit largement à distance de tir (un contrôleur aérien espagnol en service à Kiev déclarera que deux avions de combat ukrainiens suivaient le Boeing). Puis elle a diffusé sa première liste de dix questions à poser l'Ukraine, par exemple sur la raison d'être de ce dispositif anti-aérien mais aussi sur le déroutement et l'ordre de réduction d'altitude de l'avion ainsi que sur le refus ukrainien de remettre les enregistrements de contrôle à terre à une commission d'enquête internationale, tout en conservant un langage diplomatique particulièrement réservé en contraste avec les accusations directes (et on sait désormais mensongères) du pouvoir kiévien, des Etats-Unis (par les voix de Barack Obama, John Kerry et Samantha Power) et de l'OTAN, qui ont d'abord accusé immédiatement, en déclarant n'avoir pas besoin de preuves, la résistance, puis (l'armée kiévienne ayant déclaré que la résistance n'avait pas saisi de systèmes anti-aériens Buk ou S-300) ont ensuite franchement accusé la Russie d'avoir amené une batterie et des artilleurs russes en ex-Ukraine et de les avoir ramenés en Russie dès l'avion abattu, diffusant ensuite des images dont on verra rapidement qu'elles montrent un convoi d'artillerie ukrainien en déplacement dans un village (Krasnoarmeïsk) tenu par le pouvoir kiévien. Puis la Russie a annoncé avoir enregistré le fonctionnement ce 17 juillet d'un radar de poursuite Koupol ukrainien stationné près de Styla. Puis le 21 juillet la Russie a révélé le passage du satellite de surveillance tactique états-unien Key Hole au-dessus du sud-est de l'ex-Ukraine, précisément entre 13h06 et 13h21 le 17 juillet (ce que les Etats-Unis avaient caché pendant quatre jours), et a demandé la communication de ses clichés à la communauté internationale, sans que sa demande soit appuyée par aucun autre pays accusateur ou non de la Russie. Pourtant dès le 22 juillet le journaliste états-unien Robert Parry déclara que les services de renseignement états-uniens disposaient de photographies démontrant que c'était l'armée dite ukrainienne qui avait abattu l'avion, ce qui n'empêcha pas les Etats-Unis de fournir à la junte kiévienne des photos satellites censées démontrer l'absence de batteries Buk dans la zone, mais prises après le retrait desdites batteries et évidemment pas par l'Ukraine puisqu'aucun satellite ukrainien n'a survolé la zone pendant une semaine.
 
La junte ukrainienne a non seulement saisi les enregistrements de trafic aérien du 17 juillet, dont aucun autre pays que la Russie n'exige la communication à la commission d'enquête internationale, mais de plus elle tente d'interdire ou restreindre l'accès du site du sinistre aux enquêteurs en y procédant suivant les jours à des tirs d'artillerie ou de mortier ; chaque fois que la commission d'enquête croit pouvoir s'approcher elle doit vite faire demi-tour, comme le constate plusieurs fois l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Bizarrement alors que de nombreuses photographies des restes de l'avion ont été faites, tant par des journalistes que par la commission d'enquête lorsqu'elle a pu brièvement s'approcher, la presse occidentale s'obstine à ne publier qu'une seule photo, celle d'un segment de fuselage, et toutes les photos présentant le cockpit ou les ailes (criblés d'impacts) sont retirées d'internet aussitôt qu'un indépendant les publie.
 
Le 23 juillet la BBC publie un vidéo-reportage, contenant notamment l'interview de plusieurs villageois, qui déclarent tous avoir vu un avion militaire ukrainien près du Boeing malaisien juste avant l'explosion de ce dernier ; puis rapidement la BBC retire son propre reportage d'internet (www.globalresearch.ca/deleted-bbc-report-ukrainian-fighter-jet-shot-down-mhi7-donetsk-eyewitnesses/5393631).
 
Le 30 juillet l'expert aéronautique allemand Peter Haisenko publie la synthèse de son étude révélant et démontrant que l'avion a été intensément mitraillé au canon de 30 millimètres, l'arme d'appui feu du Sukhoï 25, c'est-à-dire de plus qu'il a été mitraillé "manuellement" et à vue, et non pas détruit par un missile automatiquement guidé par un radar à distance ; il joint même à son article les indiscutables photos des impacts, et remarque que puisque les projectiles sont entrés des deux côtés de l'avion il devait y avoir deux avions agresseurs [on sait aujourd'hui qu'il tombait et tournoyait peut-être pendant le mitraillage]. Il précise que la confusion visuelle avec les couleurs de l'avion présidentiel russe revenant du Brésil (dont la route connue pourrait expliquer le massif déploiement des batteries anti-aériennes ukrainiennes et leur intense activité radar) n'est qu'une théorie, mais que le dense criblage du Boeing malaisien est un fait (www.anderweltonline.com/wissenschaft-und-technik/luftfahrt-2014/shocking-analysis-of-the-shooting-down-of-malaysian-mh17/).
 
Le 31 juillet, le chef de la commission d'enquête de l'OSCE Michael Bociurkiw déclare au Wall Street Journal que les débris de l'avion comportent de nombreux impacts de munitions (http://online.wsj.com/articles/mh17-pieces-with-shrapnel-like-holes-osce-says-1406230555). Ses révélations (il les répètera jusqu'à aujourd'hui) sont ignorées par la presse, et les photos et commentaires que d'autres membres de la commission d'enquête publient sur internet sont rapidement retirées.
 
En dépit de toutes ces révélations qui se font jour l'une après l'autre, la presse occidentale continue de les occulter et de relayer les accusations mensongères directes des Etats-Unis, de l'OTAN et de l'Union Européenne envers la Russie.
 
Les Etats-Unis, qui disaient initialement fonder leurs accusations sur les "réseaux sociaux" internet et l'interception de conversations téléphoniques, prétendent désormais avoir des preuves satellitaires du tir d'un missile russe par une batterie sol-air russe servie par des artilleurs russes dans un territoire contrôlé par la "rébellion pro-russe". Evidemment comme les "preuves satellitaires" concernant la concentration de centaines de milliers de soldats irakiens le long de la frontière séoudite en 1990, celles concernant l'enterrement de cent mille turcs de Bosnie sur un terrain de football en 1995 ou celles concernant le déploiement d'armements chimiques en Irak en 2003, celles-ci sont suffisantes pour justifier une invasion "sur confiance" sans qu'elles aient besoin d'être montrées aux gouvernements candidats envahisseurs ni au conseil de sécurité de l'ONU dont on demanderait éventuellement la bénédiction (ce qu'on ne fera pas dans ce cas, la Russie étant membre permanent avec droit de veto).
 
La Russie continue de demander, seule, qu'on exige de l'Ukraine la présentation des enregistrements du contrôle aérien de Kiev à la commission d'enquête internationale.
 
La presse occidentale continue son travail de désinformation des peuples occidentaux, et de création d'un sentiment d'hostilité envers la Russie.
 
La presse malaisienne, elle, vient de diffuser les premiers résultats de l'enquête internationale qui a déterminé que l'avion malaisien a d'abord été abattu d'un missile air-air tiré par un Sukhoï 25 ukrainien, puis ensuite achevé (ça n'était certainement pas nécessaire) par un tir acharné et nourri de canons de 30 mm (toujours d'un Sukhoï 25 ukrainien) pendant sa chute (www.nst.com.my/node/20961). On comprend mieux l'entêtement de l'armée dite ukrainienne à entraver l'accès à l'épave tant qu'elle n'aurait pas pris la zone aux "insurgés" afin de la nettoyer des débris, et l'obstination de la presse occidentale à cacher les photos de ceux-ci.
 
Il sera intéressant de noter combien de temps la presse des pays dits libres continuera de mentir effrontément. Pour mémoire, elle a diffusé pendant presque deux ans toutes les accusations contre le gouvernement syrien au sujet de l'utilisation d'armes chimiques et a subitement cessé d'en parler (sans explication ni excuses) dès que l'enquête de l'ONU a indubitablement établi que toutes les attaques chimiques avaient été l'oeuvre des islamistes et pas du gouvernement.
 
De toute évidence, la presse occidentale mensongère attise sciemment la haine envers la Russie et prépare son agression par l'OTAN.
 
Delenda Carthago. Nunc.

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