mardi 19 août 2014

la Bérézina à retraverser n'est pas la mer à boire... croit-on

La junte au pouvoir à Kiev depuis le coup d'état du 22 février repeint le 25 mai demande l'aide militaire de l'Union Européenne et de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. En dépit des dénégations immédiates de pays membres mineurs, elle l'obtiendra. De leur côté les Etats-Unis d'Amérique sont sur le point de promouvoir le nouvel état constitué au nord-ouest de l'ex-Ukraine au rang de "allié majeur hors de l'OTAN" et demandent à l'OTAN d'en faire autant. De toute façon, le secrétaire général de l'OTAN Rasmussen a déjà assuré que "l'Ukraine" (en réalité la junte kiévienne) était invitée au sommet de l'OTAN les 4 et 5 septembre, et qu'il sera alors annoncé les détails de l'aide militaire, tout en précisant que les fournitures d'armements dépendent de chaque pays membre. Cependant lorsque le gouvernement allemand déclare qu'il ne compte pas envoyer de troupes en ex-Ukraine, et simultanément qu'il va renforcer le blocus contre la Russie, il reconnaît implicitement que l'ex-Ukraine n'est que le moyen et le terrain d'une attaque contre sa voisine.
 
On n'annoncera pas aux opinions européennes, d'ailleurs lourdement désinformées, que les pays de l'OTAN ont accepté d'attaquer (pour le compte des Etats-Unis et la défense du dollar) la Russie. On ne proclamera pas de mobilisation (sauf en ex-Ukraine où la 4° mobilisation partielle est imminente) ou de plan de réarmement, la France ne décrètera pas la réactivation du service militaire (actuellement "suspendu") dû jusqu'à l'âge de 35 ans. On se contentera d'envoyer de l'armement lourd moderne, accompagné évidemment d'unités d'instructeurs, puis d'unités de protection des premières, puis d'une force aérienne de "préparation" du terrain d'emploi des matériels livrés, puis d'une force de réaction à une éventuelle tentative de neutralisation de ces matériels... Pour mémoire, aucune sanction n'a encore été prise contre le pouvoir responsable du plus gros exode en Europe depuis la deuxième guerre mondiale (supérieur à l'expulsion des orthodoxes de Croatie en 1995), aucun corridor humanitaire n'a été jugé nécessaire, et aucun embargo n'a été décidé sur les livraisons d'armes dont on voit qu'elles sont utilisées contre la population civile du sud-est, ainsi rien n'interdit aux suppôts du nouveau régime de continuer à lui livrer ouvertement n'importe quoi (sauf des armes prohibées comme missiles balistiques ou armes chimiques).
 
Durant tout ce processus d'escalade, on feindra la surprise si la Russie a l'audace de réagir, par exemple en fournissant le même type d'aide à la Novorussie (fédération des républiques de Donetsk et Lugansk), comme on l'a feinte lorsqu'après de nombreux avertissements elle a fini par riposter au blocus économique dont l'étau est resserré de mois en mois. Cette surprise ne peut être que feinte puisque tout stratège, politicien ou économiste connaît le projet des Etats-Unis et le motif de ce projet.
 
Delenda Carthago.

Aucun commentaire:

ces mercenaires français rappelés du Levant

La presse française diffuse depuis quelques semaines une campagne de communication criminelle. La profusion et la simultanéité de la paru...