lundi 5 mai 2014

odieux massacre des Russes d'Ukraine

Vendredi 2 mai, Odessa : une cinquantaine de morts dont une quarantaine brûlés vifs (le reste abattus en tentant d'échapper à la fournaise ou défenestrés par panique), c'est plus qu'il n'en avait fallu à Markale II (faux prétexte dont on a pourtant vite su que c'était un double attentat islamiste) pour que l'OTAN attaque la Republika Srpska, plus qu'il n'en avait fallu à Račak (faux prétexte dont on a pourtant vite su que la plupart étaient morts au combat et le reste exécutés ensuite par les islamistes) pour que l'OTAN attaque la Serbie et lui retire sa plus ancienne province. On a même envahi l'Afghanistan sous le faux prétexte du refus d'extrader un suspect pourtant jamais officiellement inculpé, contrairement à Iaroch pour lequel Interpol a bien délivré à l'Ukraine un mandat d'arrêt international.
 
S'il s'était agi d'un ennemi de l'OTAN, cette monstruosité aurait suffi pour que dès samedi 3 les défenses aériennes de l'Ukraine aient été anéanties et que dès aujourd'hui ait commencé un bombardement intensif de la population civile de Kiev et de toute l'Ukraine occidentale jusqu'à ce que cette population meurtrie prenne le pouvoir et capitule face à l'OTAN sans que celle-ci ait eu à risquer la vie du moindre soldat sur un champ de bataille. Mais comme il s'agit d'un ami de l'OTAN (Bild vient de révéler que la junte issue du coup d'état du 22 février est aidée par des dizaines de spécialistes de la CIA et du FBI présents à Kiev), OTAN qui a d'ailleurs déclaré la guerre à la Russie jeudi 1er mai (par la voix du secrétaire général adjoint Vershbow), personne ne bombardera la population ukrainienne pour ce crime contre l'humanité commis par les milices néonazies du nouveau régime. Au contraire, vendredi 2 au soir, tandis que se déroulait le massacre d'Odessa dont la police ukrainienne (récemment épurée de ses membres "russophones") arrêterait ensuite les survivants (mais pas les coupables) que le dictateur Tourtchinov veut "juger sévèrement", Barack Obama et Angela Merkel ont annoncé que l'Union Européenne adoptait un troisième volet du blocus (acte de guerre selon le droit international) contre... la Russie, récompensant ainsi cyniquement le cynisme ukrainien.
 
Si l'OTAN se permet de bombarder puis d'envahir tout pays où 35 musulmans pas même citoyens d'un pays de l'OTAN ont été tués (y compris par leurs coréligionnaires), la Russie, elle, ne bombardera pas un pays où vivent une dizaine de millions de Russes, de même qu'en 2008 elle n'a pas bombardé Tbilissi quand la Géorgie a bombardé Tskhinvali puis entrepris d'éradiquer la population russe d'Ossétie du sud : la Russie a su alors envoyer une armée sur le terrain pour défendre l'Ossétie du sud, repousser puis vaincre l'armée géorgienne offensive, mais faire demi-tour à Gori sans exploiter sa victoire jusqu'à Tbilissi pour opérer un "changement de régime" à l'états-unienne.
 
Certes, comme l'ont noté plusieurs polémologues, les Etats-Unis montrent tous les jours qu'il ont décidé de provoquer une guerre en Europe, et pour commencer entre l'Ukraine et la Russie. Mais les membres européens de l'OTAN, et en particulier les grandes puissances qui dirigent l'Union Européenne, sont à l'origine de la crise ukrainienne puis du coup d'état et auraient pu, tant après le 21 février qu'après le 17 avril ou encore aujourd'hui, interdire à leur gouvernement-fantoche sous transfusion financière le déclenchement d'une guerre contre les populations de l'est et du sud du pays. Entre parenthèses, quels que soient les résultats du recrutement de mercenaires géorgiens, polonais et baltes et de l'engagement d'unités états-uniennes soi-disant privées, il est clair que ce n'est pas l'armée de conscrits et de réservistes (qui avait fraternisé avec la population civile russe lors du premier assaut sur Slaviansk) qui a pu froidement écraser la chaîne humaine désarmée de Kramatorsk le 2 mai, et ce ne sont pas non plus les miliciens extrémistes de Pravy Sektor qui pilotaient des hélicoptères MI24 le surlendemain de leur incorporation en sept bataillons.
 
La guerre a commencé sous une forme odieuse, le massacre de populations civiles, et elle ne cessera que lorsque les massacreurs seront séparés des victimes par une armée déterminée, et que les fomenteurs uniopéens et états-uniens ne pourront plus agir sans apporter une aide militaire directe aux massacreurs... ce dont il faut espérer qu'ils n'ont plus les moyens.

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