vendredi 7 mars 2014

vive la Navarre française !

Janvier 2015 : à l'occasion de la dislocation de l'Union Européenne et de la constitution de la VI° République, les Pyrénées-Atlantiques se séparent de la France et proclament la République de Navarre.
 
Septembre 2034 : les élections libres en Navarre donnent mandat au nouveau gouvernement de ralentir le rapprochement avec l'Ibérie.
Octobre 2034 : l'Ibérie invite des opposants navarrais à des stages de subversion au Pays-Basque et en Catalogne, puis les renvoie occuper les rues et prendre d'assaut la mairie et le parlement de St-Jean Pied de Port. Afin de provoquer l'irréparable on fournit des fusils à lunette à des terroristes à gages pour assassiner simultanément des manifestants et des policiers.
Janvier 2035 : les grandes puissances européennes (France, Allemagne...) parrainent et garantissent un accord de sortie de crise prévoyant notamment la constitution d'un gouvernement d'unité nationale navarraise jusqu'à la tenue d'une élection présidentielle anticipée.
Le lendemain même de sa signature, un groupe néo-nazi connu pour ses attaques antisémites s'impose à la tête du parlement assiégé et viole l'accord de sortie de crise en nommant un "président de la république par intérim" et de nouveaux ministres. Ce coup d'Etat est immédiatement accepté par les grandes puissances européennes, Ibérie en tête, mais dénoncé par la France.
Février 2035 : le gouvernement de fait au pouvoir à St-Jean révoque le statut du français comme langue co-officielle, expulse les francophones de la police, et envoie une mission d'étude à Vilnius, Tallin et Riga. [Pour mémoire, au début des années 90 les trois pays baltes avaient retiré tous les droits civiques à la fraction de leur population née de parents non-baltes, faisant des millions d'apatrides mais réussissant cependant à les faire prendre en compte par l'Union Européenne au nombre de leur population afin d'obtenir plus de parlementaires à Strasbourg... le système des députés élus par les citoyens de première catégorie pour représenter la population "sans statut" convenant parfaitement aux autorités éthiques de l'Union Européenne.]
La population francophone de Navarre s'inquiète.
Mars 2035 : sur la moitié du territoire de la Navarre, des conseils municipaux demandent le rattachement à la France et des mairies hissent le drapeau français. Certains Navarrais ressortent les vieux treillis de leur service militaire dans l'armée française, et le Bataillon Parachutiste d'Infanterie de Marine (BPIMa) navarrais annonce ne plus obéir à la junte pro-ibérique de St-Jean Pied de Port mais au conseil municipal pro-français de Bayonne, qui vient d'annoncer la tenue d'un referendum d'autodétermination.
Menacé de sanctions internationales d'ordre diplomatique, économique et militaire, le gouvernement français hésite à intervenir pour protéger ses ressortissants, tandis que la population française se sent solidaire de la population francophone et ex-française de Navarre et s'insurge des prétentions ibériques.
 
Le vieux Diplostratus, après avoir rappellé que le Labourd n'avait jamais été navarrais avant son inclusion dans les Basses-Pyrénées par la Constituante française, s'écrie "rappellez-vous l'Ukraine en 2014 !"
 
L'analogie ne commence pas en 2014. Plusieurs siècles avant qu'Henri III de Navarre ne devînt Henri IV de France, les Princes de Kiev étaient devenus Grands-Ducs de Moscou, puis Tsars de toutes les Russies.

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