lundi 8 mars 2010

les Islandais refusent de rembourser aux Anglo-hollandais la dette états-unienne

Chers amis Islandais,

Quand les banques états-uniennes, après avoir vendu au monde entier de faux produits financiers aux comptes falsifiés et certifiés par les officiers publics des cabinets d'expertise comptable et de la commission de contrôle boursier des Etats-Unis, ont déclaré la faillite frauduleuse qui leur a permis de sortir de leurs comptes et détourner définitivement l'argent véritable reçu du monde entier en échange de leurs papiers carambouillés, leurs agences gouvernementales d'assurance, dont la caution étatique avait été l'argument de vente principal desdites banques, ont refusé d'honorer leur signature. Le président français Sarkozy a alors été le premier à exclure les recours privés, judiciaires ou étatiques contre les Etats-Unis pour faire jouer cette garantie, et a déclaré que les détenteurs particuliers ou institutionnels de ces titres les passeraient en pertes définitives (permettant à leurs émetteurs et vendeurs de les passer en profits réalisés), les brûlant comme créances irrécouvrables avant même qu'elles aient fait l'objet de provisions pour créances incertaines et de procès en recouvrement. Sa décision, imitée par l'ensemble de la communauté politico-financière des grandes économies, a été suivie peu après d'une décision de sauvetage des banques mises en difficulté par cet effacement de la dette états-unienne, autrement dit quelques mois à peine après nous avoir dit que nos économies ne reviendraient pas de là où elles avaient été envoyées, on nous a demandé de remettre la main au portefeuille afin de sauver nos infortunées banques insuffisamment couvertes.

Comme d'autres, votre banque a fait faillite en raison de l'interdiction qui lui a été faite de poursuivre le remboursement des faux titres états-uniens. Comme d'autres, la faillite de votre banque a effacé une partie de vos économies, et votre monnaie s'est même durement dévaluée par la constatation de l'irréversibilité du transfert transatlantique de votre épargne. Comme d'autres vous devrez, en plus, payer la reconstruction de votre banque.

De leur côté les gouvernements britannique et néerlandais ont décidé de rembourser à leurs électeurs les pertes qu'ils avaient subies dans votre banque (sans pour autant penser à leur rembourser les pertes qu'ils avaient essuyé... outre-Atlantique), puis ils se sont tournés vers l'intimidable gouvernement de votre micro-Etat pour obtenir le remboursement de leur décision démagogue et sélective (sans pour autant se tourner vers le plus gros débiteur de leurs administrés et du reste du monde... outre-Atlantique).

Votre gouvernement, qui a renoncé comme les autres à tenter de récupérer auprès des Etats-Unis vos propres économies, a accepté de vous faire mettre la main au portefeuille une troisième fois en vous endettant sur une quinzaine d'années pour rembourser aux épargnants anglais et hollandais les pertes induites par l'effacement de la dette états-unienne, mais il a décidé de se couvrir par un referendum de cette décision impopulaire et aux conséquences durables.

Vous avez, à la quasi-unanimité, dit NON.

Nous vous félicitons.

Nous espérons pour vous qu'un referendum a plus de valeur dans votre pays que dans ceux annexés à l'Union Européenne.

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