lundi 27 novembre 2017

ces moudjahidines du nikah françaises rappelées du Levant

La propagande pour tenter de faire passer pour français des enfants nés de parents inconnus dans les rangs de la guérilla islamiste en Syrie semble une priorité gouvernementale déjà présente dans tous les médias. On cite notamment Patrick Calvar, directeur de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure, qui aurait déclaré devant le parlement qu'il y avait au moins 400 mineurs français, dont un tiers nés sur place, dans la zone de ce que le gouvernement appelle "Daech". D'autres citent des chiffres plus élevés mais concordent à qualifier de "français", donc ayant vocation à venir en France, des enfants nés à l'étranger et revendiqués par une Française incapable de présenter un acte de naissance ou de filiation même local, ni d'ailleurs le moindre justificatif valide de sa prétendue présence clandestine en Syrie ou en Irak. Or les articles 21-14-1 et suivants du code civil traitant de l'acquisition de la nationalité française par décision de l'autorité publique ne permettent pas n'importe quoi.
 
Evidemment le chiffre de 400 mineurs, plafonné depuis deux ans comme par une politique de numerus clausus des vocations ou de contrôle des naissances, ne tient pas plus que celui de 700 adultes si l'on compare avec les chiffres plus sérieusement établis par le gouvernement tunisien, qui a constaté sur une population du même ordre de grandeur que la population musulmane française un nombre de vocations féminines au djihad al-nikah guère inférieur à celui des vocations masculines au djihad tout court. Déjà en ce qui concerne le mercenariat masculin, en comparaison avec la Tunisie où la pratique religieuse est encore plus mal vue depuis le printemps vert qu'auparavant (alors qu'en France elle est encouragée et subventionnée) et où le départ pour le Levant est interdit et réprimé (alors qu'en France le gouvernement a officiellement autorisé l'appel au djihad), les chiffres annoncés par le gouvernement français semblent largement sous-estimés. Or de plus, en ce qui concerne les femmes, la Tunisie ne connaît pas le gros problème d'insertion communautaire, ou déséquilibre du marché matrimonial, bien connu des sociologues de France et de Navarre, à savoir que les jeunes françaises d'origine maghrébine ont des difficultés à trouver un mari dans leur communauté, où au-delà du flirt sans engagement on préfère retourner au bled épouser une cousine pas pervertie par l'école et les moeurs françaises et ravie d'être emmenée en France, ce qui ne peut d'ailleurs qu'encourager les jeunes musulmanes françaises dédaignées à affirmer et démontrer leur conviction mahométane et leur soumission à l'homme musulman.
 
Qu'on ait décidé de rappeler coûte que coûte (et il en coûtera) les mercenaires français partis au Levant s'engager dans une organisation vouée aux crimes de guerre (massacres, tortures et armes prohibées) et aux crimes contre l'humanité (génocide et réduction en esclavage), comme expliqué dans l'article précédent (www.stratediplo.blogspot.com/2017/11/ces-mercenaires-francais-rappeles-du.html), n'est pas tout. On a aussi décidé de rappeler les prostituées, ou moudjahidines du sexe (djihad al-nikah) engagées pour fournir leurs services à quatre combattants par jour, en plus de l'éventuel mari, selon les normes de l'Etat Islamique pour celles qui ne sont pas esclaves. Il y a peut-être aussi parmi ces femmes, membres d'une organisation coupable de crimes de guerre et contre l'humanité, de braves mères de famille monogames, mais aucun document légalement recevable en France ne permet de les différencier. Qu'ils soient de père connu ou pas, les enfants qu'elles amèneront en France auront bu l'islamisme depuis le sein d'une mère extrémiste et seront voués à jamais à cette idéologie puisque l'apostasie leur coûterait la vie. Les plus grands ont dû froidement assassiner des innocents et les plus jeunes ne sont pas français. Mais si l'impossibilité d'obtenir la nationalité française pour un enfant né clandestinement à l'étranger, de père inconnu et de mère déclarative, attristait suffisamment celle-ci pour qu'elle décidât de rester avec lui dans le pays (aujourd'hui en voie de pacification) où elle est allée risquer sa vie et celle de ses enfants, cet aveu de maternité ne saurait autoriser l'Etat à déroger, au profit de criminels, aux règles administratives et au droit de la nationalité imposés aux citoyens honnêtes, soumis pour leur part à de lourds parcours du combattant bureaucratiques.
 
Le gouvernement français a fermé son ambassade à Damas, service consulaire compris, début mars 2012 puisque la nouvelle pratique (du moins des pays de l'Alliance Atlantique) en matière de politique internationale, qu'on ne peut plus appeler diplomatie ou relations internationales, est de couper toutes les relations avec les pays qu'on attaque, d'ailleurs sans déclaration de guerre depuis quelques décennies. La communauté française légalement résidente en Syrie a été divisée par cinq ou six, passant de 3000 inscrits au consulat en 2010 à moins de 600 en 2016 et probablement 500 fin 2017. Il faut entendre par là bien sûr les personnes entrées légalement, avec un passeport français muni d'un visa syrien et une résidence légale dans le pays, c'est-à-dire les Français envers lesquels le gouvernement français applique une discrimination négative. Il leur est certes permis de solliciter les services consulaires de l'ambassade de France à Beyrouth ou de l'ambassade de France à Amman, s'ils peuvent y aller puisque la frontière avec la Jordanie est encore aux mains des forces supplétives de la coalition atlantico-islamiste et celle avec le Liban l'a été pendant plusieurs années.
 
D'après l'article 18 du code civil, est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français. Si un Français résident en Syrie souhaite faire inscrire un nouveau-né à l'état-civil français, il lui faut présenter au consulat de France au Liban ou en Jordanie, pour transcription, un acte de naissance exécuté et délivré par l'officier d'état-civil d'une municipalité syrienne, ainsi que sa traduction en français effectuée par un traducteur syrien assermenté, certifiée par un notaire syrien, légalisée par le ministère syrien de la Justice et validée par le ministère syrien des Affaires Etrangères. Sauf erreur, avant la fermeture du consulat à Damas on pouvait se dispenser de l'acte de naissance de l'état-civil du pays, au moyen de l'inscription directe par le consulat de France dans les trente jours de la naissance, sur présentation d'un certificat hospitalier de naissance signé du médecin accoucheur, accompagné également de la traduction certifiée, légalisée et validée. Dans les deux cas, transcription postérieure ou inscription directe, on doit présenter aussi son livret de famille français et une copie intégrale d'acte de mariage ou, à défaut, son propre acte de naissance, sans oublier son passeport français (et une preuve de nationalité française) avec visa et tampon d'entrée en Syrie, mais aussi dans le pays du consulat (Liban ou Jordanie selon le cas) puisque la demande doit être présentée en personne par les deux parents (même si l'un est étranger) s'ils sont connus et veulent figurer sur l'acte.
 
Vu que, pour la France depuis 2007 et pour le reste de l'Union Européenne depuis 2012, les mineurs ne peuvent plus être inscrits sur le passeport d'un parent et doivent avoir leur propre passeport, pour amener en France un enfant né à l'étranger il faut lui faire établir préalablement un passeport, ce que peuvent faire les consulats au Liban et en Jordanie sur double présentation obligatoire du bébé puisque mis à part la photographie il y a désormais la prise des empreintes digitales, et leur vérification au moment du retrait dudit passeport quelques semaines plus tard. En plus de l'acte de naissance français obtenu dans les conditions ci-dessus, il faut présenter des justificatifs de domicile légal en Syrie, évidemment traduits, certifiés, légalisés etc. Entre parenthèses et à titre anecdotique tout cela n'est rien comparé à une demande de certificat de nationalité française par filiation, pour laquelle il faut préciser les noms, prénoms, dates et lieux de naissance et de mariage des parents, grands-parents et arrière-grands-parents. Enfin, comme partout dans le monde les consulats français exigent illégalement la présentation d'une carte d'inscription consulaire pour prêter leurs services, et les expatriés doivent bien connaître le droit pour exiger du consul d'être servis sans être inscrits dans la circonscription correspondante. Mais c'est parfois tout simplement impossible, comme dans le cas des Français tentant de présenter un acte d'état-civil aux services consulaires de l'ambassade de France en Bosnie et Herzégovine à la fin des années quatre-vingt-dix, époque où les employées locales islamistes du consulat de France à Sarajevo refusaient illégalement tout document émanant des municipalités de Republika Srpska, partie légale et constitutive du pays (depuis les accords de Paris du 14 décembre 1995 et la constitution reconnue par la France), et où en conséquence le consul de France, plutôt que de faire obéir les employées de l'ambassade, préférait déclarer à ses administrés français être dans l'incapacité de leur fournir les services que seul ce consulat pouvait fournir, ses attributions n'ayant pas été déléguées à un consul honoraire local ni transférées à un consulat voisin comme dans le cas de la Syrie actuellement. En violation des droits élémentaires garantis par la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales, l'administration française ignorait tout simplement les actes d'état-civil (mariages et naissances) concernant les Français, qui à l'époque étaient plus nombreux dans la région, en mission officielle, hors régiments disposant d'un officier d'état-civil, que les mercenaires et prostituées français aujourd'hui illégalement infiltrés dans l'est de la Syrie, si le principe d'égalité des Français devant la loi autorise la comparaison.
 
Le cas très médiatisé de Pacôme Dubois, né le 14 août 2015 à Tarragone, est exceptionnel de par la faveur illégale dont il a bénéficié. Le flou administratif généré par la fusion interétatique partielle au niveau uniopéen avait d'une part fait croire au personnel de l'hôpital de Tarragone que la naissance de l'enfant pourrait être déclarée directement en France, sur la foi du certificat de naissance délivré par l'hôpital (qui manifestement n'a pas de compétence d'état-civil contrairement à un vaisseau), et d'autre part fait croire à la mère que l'absence de contrôle aux frontières autorisait à les franchir (ou les faire franchir à un mineur) sans papiers d'identité, et aussi de déclarer la naissance d'un enfant n'importe où. Le problème n'était cependant qu'administratif et la filiation ne faisait pas de doute, puisque l'hôpital ayant procédé à l'accouchement avait certifié celle-ci, mais même dans ce cas il faut généralement aux Français administrativement diligents et habiles plusieurs années pour obtenir de la justice l'inscription de leur enfant à l'état-civil français. Si ce cas a été réglé en cinq mois c'est par l'intervention personnelle du ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius qui a fait déroger aux formalités administratives auxquelles la mère n'avait pas procédé, par un trafic d'influence qu'il avait annoncé à la mère en déclarant qu'il avait "le bras assez long".
 
Mais rien, pas même l'empressement du gouvernement français à convaincre des criminelles contre l'humanité de revenir en France, ne justifierait des centaines de naturalisations illicites et illégitimes. Même une reconnaissance tardive des diverses factions islamistes sans registre d'état-civil ne changerait rien à l'affaire. Dans l'impossibilité d'établir la date et le lieu de naissance, et surtout la filiation à commencer par la mère, d'un enfant né à l'étranger sans acte de naissance authentique ni même certificat de naissance recevable, il est légalement impossible de le déclarer français.
 
Le régime prépare manifestement plusieurs centaines de forfaitures contre l'Etat de droit et les peuples de France.

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