samedi 12 novembre 2016

on pourrait l'appeler arc-en-ciel

Ces quelques lignes de politique-fiction n'ont qu'un but récréatif. Comme dans d'antérieures anticipations de Stratediplo, les événements futurs sont en italique.
 
11 mai 1981
Tous les grands instituts de sondage français, ainsi qu'un certain nombre de journaux, déclarent qu'ils avaient vu juste en prévoyant l'élection de M. François Mitterrand, même s'ils avaient unanimement et mensongèrement prédit celle de M. Valéry Giscard dit d'Estaing par conformisme politique.
 
Octobre 2016
Toute la presse "occidentale" explique aux Etats-Uniens qu'ils doivent absolument élire la très prévisible criminelle contre la paix Mme Hillary Clinton plutôt que le déclaré imprévisible entrepreneur M. Donald Trump ; de nombreux pays dans le monde, par la voix de leur gouvernement, font part de leurs inquiétudes quant à l'élection possible de Donald Trump. De son côté la presse d'orientation "démocrate" (simple référence à un parti politique portant ce nom) aux Etats-Unis accuse avec insistance la Russie d'ingérences multiples dans la vie politique états-unienne.
 
7 novembre 2016
Tous les supports de presse alimentés par les agences des pays de l'OTAN, à savoir Associated Press, l'Agence Française de Presse et Reuters, annoncent que l'élection censitaire présidentielle états-unienne sera remportée par Hillary Clinton, certes de justesse, mais en conformité avec tous les sondages publiés par la presse.
 
8 novembre
Au fur et à mesure du dépouillement des résultats de l'élection, les media rapportent que le score est serré comme prévu, mais que Mme Clinton devrait l'emporter.
 
9 novembre 2016
Au petit matin la presse états-unienne, relayée dans le monde entier, annonce l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d'Amérique. De nombreux chefs d'Etat et politiciens européens font publiquement part de leur déception au sujet de l'électorat états-unien, et de leurs graves inquiétudes au sujet de la poursuite des opérations de démocratisation du monde entreprises par les Etats-Unis, ainsi que de la paix dans le monde.
 
10 novembre
Pusieurs meneurs d'opinion états-uniens, notamment du monde du spectacle et de la finance, appellent l'électorat minoritaire du parti soi-disant démocrate à protester dans la rue contre la victoire majoritaire dans les urnes du parti dit républicain. En réponse à ces appels, des manifestations non préalablement autorisées éclatent dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis, et passent en quelques heures de la manifestation violente nocturne à l'insurrection sans esprit de reddition. La presse internationale sous influence états-unienne rapporte que de nombreux mouvements ont pris "spontanément" (mais à l'invitation de quelques personnalités influentes) naissance aux Etats-Unis, les uns pour contester le résultat de l'élection, les autres pour exiger son invalidation, et d'autres encore pour intimer au candidat du parti majoritaire de proclamer la victoire de la candidate du parti minoritaire. Plusieurs chefs d'Etat alliés des Etats-Unis somment le futur président de préciser au plus tôt ses intentions réelles en matière de politique étrangère. La presse à sensation états-unienne rappelle qu'une voyante balkanique avait annoncé il y a vingt ans que le quarante-quatrième président des Etats-Unis d'Amérique serait le dernier et qu'il serait un homme de couleur, et qu'elle avait annoncé aussi l'effondrement des Etats-Unis en 2016 et une invasion musulmane en Europe la même année. La presse étrangère accréditée aux Etats-Unis évoque des appels publics à la sécession dans plusieurs provinces des Etats-Unis.
 
11 novembre
Un sondage estime que, bien que seulement 61% du corps électoral californien ait voté pour Hillary Clinton, 76% des sondés sont en faveur de la sécession de la Californie, et la presse indique les étapes juridiques d'une sécession constitutionnelle. La presse états-unienne rapporte que des millions de citoyens exigent sur internet la révision du résultat de l'élection. Elle rappelle que le parti républicain n'a remporté que le suffrage populaire direct, mais que les grands électeurs n'éliront formellement le président que le 19 décembre. Les media annoncent qu'une pétition, appelant les grands électeurs (en majorité élus et mandatés pour voter pour Donald Trump) à trahir leurs électeurs et leur parti en votant pour Hillary Clinton, a collecté des millions de signatures anonymes en quelques heures. Plusieurs autorités médiatiques appellent à assassiner le futur président Donald Trump. Le blogographe Diplostratus rappelle que la parité entre les monnaies n'a pas encore pris acte de la division par 55 du pouvoir d'achat (en or) du dollar entre le défaut de paiement des Etats-Unis le 15 août 1971 et le gel du cours de l'or par la capitulation de la Suisse le 6 septembre 2011, ni de l'augmentation de la dette états-unienne de plus d'un tiers depuis lors, et il assure que la grande finance du dollar blâmera nécessairement un événement sans rapport ou une personne innocente de l'inévitable révélation de la division de la valeur du dollar par au moins 73 (chiffre ignorant les autres facteurs comme l'augmentation de la masse monétaire), c'est-à-dire la perte de plus de 98% de sa valeur.
 
12 novembre
La presse du monde entier retransmet les images des insurrections hors de contrôle aux Etats-Unis.
 
13 novembre
Georges Soros, l'homme qui a détruit le système monétaire européen en 1992 mais se vante seulement d'avoir "fait sauter la banque d'Angleterre", annonce (semble ordonner) une fuite massive des capitaux hors des Etats-Unis pour le 10 janvier en cas d'investiture du président Trump. Wikileaks publie des milliers de courriels qu'Hillary Clinton avait signés en tant que directrice exécutive d'Otpor. Munie d'un drapeau multicolore des défilés de raccolage transhomométasexuels la chanteuse sataniste Madonna déclare aller au Congrès pour régler toutes ses dettes, sans distinction de sexe, devant la télévision.
 
14 novembre
La presse financière mondiale publie les sondages "sortie des urnes" du 8 novembre montrant qu'une nette majorité d'Etats-Uniens avaient alors déclaré qu'ils venaient de voter pour la candidate du parti démocrate. Sur la place Tahrir de New-York, plusieurs journalistes canadiennes, mexicaines et européennes sont violées par des clintoniens portant des masques à l'effigie de Donald Trump barbouillés de rouge sang. Sur la place Maïdan de Washington, des tireurs d'élite embusqués sur les toits abattent simultanément des manifestants clintoniens et des policiers. Le président d'ex-Ukraine Petro Porochenko propose d'envoyer aux Etats-Unis des tontons bercoutes en éléments précurseurs du bataillon Azov.
 
15 novembre : le maire (parti démocrate) de Washington obtient le déploiement dans la ville et autour du Capitole d'un effectif de l'armée territoriale (dite garde nationale) double de celui déployé à Baltimore en 2015, et annonce que c'est sous cette protection que le congrès élira le prochain président le 19 décembre. Sans attendre, vers minuit la foule de la place Maïdan à Washington commence à marcher sur la Maison Blanche locale (ne pas confondre avec la Douma de Moscou).
 
16 novembre
La presse états-unienne annonce que le président Barack Hussein Obama s'est enfui pendant la nuit à bord d'un hélicoptère. Le Mexique et le Canada annoncent la fermeture temporaire des frontières en raison de l'afflux de réfugiés états-uniens.
 
17 novembre
Des rumeurs font état d'un lynchage de rue du populiste milliardaire Donald Trump, d'autres rumeurs évoquent une arrestation ou un enlèvement par une unité apparemment professionnelle, armée et masquée. Le service de presse du gouvernement fédéral des Etats-Unis annonce une intervention télévisée du président par interim Joe Biden et de la future présidente Hillary Clinton à 20h00, sur le grave sujet de la tentative russe de déstabilisation du processus démocratique en Amérique.
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mardi 1 novembre 2016

ce conflit inévitable n'a rien d'ethnique

Un esprit lucide exerce aujourd'hui son devoir d'expression pour attirer l'attention sur l'importance des ébats préliminaires partisans dont pourrait sortir le prochain président de la république destiné à savoir ou ne pas savoir éviter la guerre civile ethnique.
 
Il met le point sur une question primordiale, le caractère inéluctable du conflit, qui adviendra que l'on décide ou non de déclarer l'incompatibilité de l'islam et de la démocratie, n'en déplaise à certains candidats à l'exécution suprême ("magistrature" est inadapté à quelqu'un qui ne vise pas le judiciaire) qui disent être prêts à n'importe quelle concession envers l'islam pour éviter la guerre civile.
 
Car effectivement le conflit aura lieu, il est désormais inévitable compte tenu du rapport de forces. Ce qui n'est pas encore certain est la forme que prendra ce conflit.
 
Le gouvernement peut reconnaître a minima l'incompatibilité de l'islam avec la démocratie (dont beaucoup de peuples se passent avec bonheur), voire avec les droits de l'homme (femme notamment), référence de la constitution actuelle, sans même avoir à se prononcer sur la compatibilité de l'islam avec la loi naturelle, avec les droits et devoirs des hommes entre eux et envers Dieu, ou avec les fins ultimes de l'homme, référentiels et sources de droit rejetés par la république. Mais même en se contentant de reconnaître l'incompatibilité de l'islam avec la constitution française, le gouvernement se mettrait dans l'obligation de neutraliser cette contravention et d'éradiquer l'idéologie qui la prône. Dans l'hypothèse plus que vraisemblable où les porteurs de cette idéologie ne se laissent pas convaincre, le gouvernement devra recourir à la force pour rétablir le respect de la loi sur l'ensemble du territoire français, et il est alors plus que plausible que les tenants du droit étranger résistent non seulement par les armes, et on sait qu'ils en ont, mais également par toutes les modalités d'assertion, d'intimidation et de coercition qu'on leur connaît. Cette population-là entrera en insurrection contre le gouvernement. Les opérations que celui-ci mènera, selon sa détermination et l'évolution de la situation, pourront être qualifiées de rétablissement de l'ordre, voire de contre-guérilla selon le niveau d'organisation et de combativité de l'insurrection. La population insurgée minoritaire s'en prendra bien sûr plus aisément à la population loyaliste majoritaire qu'aux forces gouvernementales, qui de leur côté devront éviter les dommages collatéraux et déployer suffisamment de puissance pour protéger la population loyaliste attaquée et éviter qu'elle riposte par elle-même. Il ne s'agira donc pas dans ce cas d'une guerre civile.
 
Le gouvernement peut refuser de déclarer l'illégalité de l'islam, laissant cet autre système juridique s'installer totalement dans plus d'enclaves qu'il n'en a déjà, et progresser subrepticement, partiellement, au niveau national grâce à des tolérances, transformées en privilèges puis institutionnalisées par la jurisprudence ou l'amendement progressif du corpus juridique. C'est la voie dans laquelle s'est résolument engagé le régime : il se refuse à faire appliquer le droit encore officiellement en vigueur et à protéger la population légaliste, et cette retraite sera de plus en plus perçue comme un encouragement envers la population adepte du droit non français à appliquer ce droit étranger, qui n'est pas seulement distinct mais également inégalitaire en supposant et imposant la subordination de la population de droit français. Dès lors, et au fur et à mesure de l'avancement de l'entreprise de soumission de la population loyaliste, celle-ci sera amenée au minimum à se replier dans des emprises qu'elle devra sécuriser elle-même face aux incursions de l'islam, et au pire à s'insurger contre le régime qui a décidé son assujettissement si celui-ci engage ses moyens de maintien de l'ordre dans les opérations de changement d'ordre, comme en 1961. Dans le cas d'un affrontement direct entre les tenants du droit français et les adeptes du système juridique de l'islam, sans intervention du gouvernement, il s'agira d'une guerre civile, qui plus est interne si l'on ne veut pas considérer qu'en adoptant un droit non français, un parti a fait allégeance à l'étranger. Dans ce cas le refus gouvernemental de constater l'incompatibilité de l'islam avec le droit français aura effectivement provoqué la guerre civile.
 
Le gouvernement peut aussi décider de reconnaître le caractère international de l'agression contre le droit français, non pas en lançant après chaque sacrifice rituel en France des opérations Brochet de représailles gesticulatoires contre les bâtiments occupés (et rapidement évacués sur ordre) par des assassins ou des guérilleros qui ignorent qu'à des milliers de kilomètres de là quelqu'un a revendiqué ses crimes en leur nom, mais en expulsant les prédicateurs tous étrangers de cette idéologie, en coupant ses flux de financement étrangers, en prohibant toute apologie orale ou écrite de l'application d'un droit non français en France, en interdisant l'allégeance des citoyens et résidents français à ce droit étranger... comme on l'a montré dans le Septième Scénario, une telle et soudaine revendication et utilisation du monopole d'emploi de la force par le gouvernement entraînerait rapidement le dévoilement et l'intervention militaire en France d'un pays ou d'une coalition, ce qui avèrerait le caractère international de la guerre.
 
Mais ce conflit, qu'il soit une opération de rétablissement de l'ordre, une guerre civile ou une guerre internationale, n'aura pas de caractère "ethnique", pour reprendre le concept allemand fallacieusement utilisé depuis les années quatre-vingt-dix sur un continent européen qui a dépassé le stade tribal il y a des milliers d'années. Les tenants de l'idéologie révolutionnaire nationaliste qui croient aux nations française, italienne, allemande et espagnole ne peuvent accepter ce qualificatif de guerre ethnique pour un conflit au sein d'un Etat-nation. Les contrerévolutionnaires qui croient aux peuples breton, basque, catalan, provençal et ligure savent qu'on peut être catalan chrétien, juif, athée ou musulman et que c'est ce choix personnel qui dictera la place de chacun de part et d'autre de la ligne de confrontation. Si le conflit entre le droit français et le droit d'islam est porté par les musulmans, quels que soient leur nationalité officielle, leur peuple d'origine ou leur province d'adoption, ce n'est peut-être pas une guerre de religions au pluriel, mais c'est bien une guerre de religion au singulier.
 
Le conflit est inévitable puisqu'il a commencé, la confrontation entre les deux systèmes juridiques faisant régulièrement des morts. Ce que le régime peut encore définir est le type de conflit, en choisissant la répression étatique (le rétablissement de l'ordre), quitte à accepter l'internationalisation, pour éviter la guerre civile. Mais dans tous les cas il n'y a aucune dimension ethnique, ce qui a commencé est une guerre de religion.

rappel pour la sécurisation des églises

En abrogeant l'urgence plutôt que l'état, le gouvernement a signifié qu'il s'accommodait de la menace (il a d'ailleu...