lundi 12 janvier 2015

la mobilisation en sécurité intérieure à son maximum légal

Ce 12 janvier 2015 le gouvernement français déploie au titre de la sécurité intérieure le maximum de forces armées terrestres que prévoient le Livre Blanc de 2013 et la Loi de Programmation Militaire pour 2014-2019. Ces textes ne définissent ni la durée possible d'une "crise majeure" ni les décisions qui seraient prises au cas où la durée de déploiement excèderait la capacité de relève. Pour mémoire, une force terrestre de 10000 hommes est capable de sécuriser un bassin d'un million d'habitants.

Livre Blanc Défense et Sécurité Nationale 2013 (p. 91) :
(www.livreblancdefenseetsecurite.gouv.fr/pdf/le_livre_blanc_de_la_defense_2013.pdf)
"L'engagement des armées en renfort des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile en cas de crise majeure pourra impliquer jusqu'à 10000 hommes des forces terrestres, ainsi que les moyens adaptés des forces navales et aériennes."

Loi de programmation militaire 2014-2019 :
(www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028338825&dateTexte&categorieLien=id)
"Les postures permanentes de sûreté de nos armées seront maintenues. Les forces armées continueront également à apporter une contribution à l'action de l'Etat en mer. En cas de crise majeure, elles doivent pouvoir renforcer les forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, avec un concours qui pourra impliquer jusqu'à 10000 hommes des forces terrestres, ainsi que les moyens adaptés des forces navales et aériennes."

mercredi 7 janvier 2015

campagne contre l'euro

Les économistes disent que l'euro chute. Puisque les monnaies ne sont plus évaluées en termes d'or mais en comparaison avec d'autres monnaies, ils veulent dire que l'euro se déprécie face au dollar.
 
Cela ne peut pas s'expliquer par la Grèce, dont le produit intérieur brut représente 1,9% du PIB de la zone euro (242 milliards de dollars contre 12750 milliards en 2013) : même une fermeture totale de l'économie grecque n'amputerait pas l'économie de la zone euro de plus de 2%.
Cela ne peut pas s'expliquer par des rumeurs de projets envisagés de "quantitative easing" (impression monétaire), en comparaison avec le dollar qui a, lui, vu une réelle et active politique de quintuplement de sa base monétaire (+400%) depuis 2008, représentant un doublement de la base monétaire tous les trois ans : il est pratiquement impossible d'imprimer assez d'euros pour rattraper le montant de dollars imprimés ces six dernières années, sans même parler d'augmenter la base monétaire de l'euro plus vite que celle du dollar. En d'autres termes, chaque année il y a bien plus de dollars en circulation pour un euro que l'année précédente.
Cela ne peut pas s'expliquer par le spectre d'une déflation future, qui ne toucherait pas moins les Etats-Unis d'Amérique que la zone euro.
Aucune de ces explications avancées par les économistes ne peut justifier une sérieuse perte de valeur de l'euro par rapport au dollar, au contraire leur étude plus approfondie militerait plutôt pour une dévaluation du dollar par rapport à l'euro. Toutes les données arithmétiques sont en faveur de l'euro face au dollar.
 
La seule explication est la forte nouvelle attaque de propagande contre l'euro de la part des Etats-Unis, qui va s'amplifier dans les deux prochains mois, dans le but de détourner l'attention de la déclaration, par les Etats-Unis, de leur insolvabilité, de la totale perte du contrôle de leur dette et de leur abandon de toute retenue, qui interviendra (discrètement) en mars, par l'élimination définitive de leur fameux plafond d'endettement ("debt ceiling").
 
Si l'euro baisse encore par rapport au dollar, cela ne sera pas pour des raisons économiques mais politiques : l'incapacité (ou l'absence de volonté) des autorités européennes à expliquer les chiffres réels et à riposter à la guerre de communication. Car il s'agit bien d'une guerre, comme celle contre la Russie, qui détruit plus de biens que les bombardements français en Libye en 2011. Et cette guerre va s'intensifier.