dimanche 30 novembre 2014

referenda suisses de souveraineté

L'allocratie l'a emporté à deux contre un sur les intérêts suisses même pour la question cruciale.

dimanche 23 novembre 2014

les Etats-Unis et le Canada (et bien sûr l'Ukraine) soutiennent le nazisme devant l'ONU

Les Etats-Unis et le Canada soutiennent le nazisme à l'ONU et presque toute l'Europe l'accepte.
En 2004 le Parti Social-Nationaliste d'Ukraine s'est renommé Svoboda ("Liberté") et a stylisé son logo (la rune ou "wolfangel") trop explicite.
Le 13 décembre 2012 le Parlement Européen a pris une résolution s'inquiétant de l'idéologie raciste, antisémite et xénophobe du parti Svoboda (ex Parti Social-Nationaliste) et appelant les partis démocratiques ukrainiens à ne pas s'allier avec lui.
Le 22 février 2014 ledit parti a pris le pouvoir à Kiev par un coup d'état armé, et a été reconnu le lendemain par l'Union Européenne et ses pays membres.
A peine arrivée au pouvoir cette junte s'est réclamée officiellement des collaborateurs pro-nazis des années 1940 (Stepan Bandera en premier lieu) et leur a érigé des statues, a réhabilité les insignes des organisations paramilitaires national-socialistes etc. Puis elle a entrepris l'expulsion des milliers de Juifs, l'éradication des millions de Russes et la traite de leurs organes prélevés à vif, a lancé une campagne extensive de crimes contre l'humanité, et déclenché le plus grand exode en Europe depuis la deuxième guerre mondiale, tout cela grâce aux généreux financements de l'Union Européenne.
Le 30 septembre 2014 l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté une résolution constatant et condamnant la résurgence du nazisme en Europe et appelant à la combattre.
Hier 21 novembre 2014 l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies a adopté (à l'initiative de la Russie), à une large majorité des deux-tiers, une résolution condamnant la glorification du nazisme.
Tous les pays d'Europe (le continent où a sévi le nazisme dans les années trente et quarante) se sont abstenus hormis la Russie, la Biélorussie et la Serbie.
Trois pays se font formellement opposés à la condamnation du nazisme et du néo-nazisme ; les Etats-Unis d'Amérique, le Canada et (bien sûr) l'Ukraine.
La feuille de vote peut être consultée sur www.un.org/en/ga/third/69/docs/voting_sheets/L56.Rev1.pdf.
 
Delenda Carthago.

samedi 22 novembre 2014

la Russie célèbre le tsar qui résista à la globalisation de la révolution et restaura la France

Jeudi 20 novembre le président Poutine a inauguré (avec le patriarche Cyrille), dans le parc Alexandre devant le portail du Kremlin, une statue du tsar Alexandre 1er. Dans son discours, il a évoqué bien sûr les réalisations de l'empereur pour la Russie, en particulier ses efforts en faveur de l'union des peuples russes, la création de nouvelles universités, la promotion de l'exploration scientifique, le relèvement de l'église face aux mouvements évangélistes protestants, et surtout l'affirmation de l'indépendance du pays. Mais il a aussi souligné son rôle dans la pacification de l'Europe et la construction d'un équilibre international basé sur les valeurs morales et le respect mutuel des intérêts de chaque pays (actualité criante). En effet après avoir arrêté (en battant les armées de Buonaparte en 1814) la révolution française qui voulait soumettre la Russie et le monde, ce vainqueur incontesté de la France a cependant insisté pour lui conserver sa souveraineté (au lieu d'une occupation par l'Autriche, la Prusse et l'Angleterre) et son intégrité (la Prusse voulait annexer l'Alsace et les Flandres, l'Autriche voulait Nice et la Savoie), et épargner la dignité des Français en refusant l'imposition d'indemnités de guerre (qui auraient pourtant aidé à rebâtir Moscou brûlée) ; pendant ses deux mois à Paris (après sa première victoire), dont ses officiers cosaques sont tombés amoureux, ce francophile et francophone a séduit les foules et conquis les élites. Il n'a quitté Paris qu'après la restauration des Lois Fondamentales de la France et l'assomption de Louis XVIII. Ensuite Alexandre 1er, considéré "libéral" mais cependant pragmatique, a fondé la Sainte Alliance pour maintenir la paix en interdisant l'infiltration de mouvements subversifs chez les voisins ; évidemment le Royaume-Uni, instigateur de la première "révolution de couleur", la bleue de 1789 (en représailles à la libération par la France des colonies de Nouvelle-Angleterre), n'entrera dans la Sainte Alliance que plus tard, pour la dénaturer perfidement de l'intérieur. Sur cette statue qui commémore manifestement les victoires de 1814 et 1815, le tsar foule nonchalamment un aigle napoléonien et un sabre français (républicain puisqu'auparavant les officiers portaient l'épée), magnifique symbole puisqu'exactement deux siècles plus tard la France vient de déclarer la guerre à la Russie et se prépare à l'attaquer. Tandis que la république russe actuelle honore ce bienfaiteur de la Russie (et coordinateur de la lutte contre la globalisation de la révolution), non seulement on n'imagine pas un gouvernement républicain français ériger une statue à Louis XIII, mais de plus on vient de le voir ôter Henri IV et Louis XIV des programmes scolaires d'histoire et donner à Marianne les traits d'une sataniste étrangère...

dimanche 16 novembre 2014

confiscation des biens des russophones d'ex-Ukraine

En décrétant et ordonnant hier aux banques ukrainiennes la confiscation sans jugement préalable de tous les comptes appartenant aux millions de personnes physiques et morales domiciliées dans la région réfractaire au coup d'état de février, non seulement le président Porochenko confirme les décisions précédentes considérant cette région et ses habitants comme étrangers (interdiction de leur langue pourtant la plus parlée en Ukraine, envoi de l'armée, début de déportation puis tentative d'extermination), révoque la présomption d'innocence et la protection de la propriété privée en vigueur dans les états de droit (et garanties par le Conseil de l'Europe) et interdit toute perspective de réintégration de cette population après conquête de son territoire, mais il montre ainsi solennellement l'adoption (à plus grande échelle) par le régime de fait des nouvelles pratiques instituées par l'Union Européenne dans ses pays membres en imitation des normes extra-judiciaires des Etats-Unis d'Amérique et en contravention à la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
 
Delenda Carthago... atque Roma.

vendredi 7 novembre 2014

révolution edelweiss

La révolution des edelweiss sera une révolution des coquelicots.
 
On n'a finalement jamais su quelle menace accompagnait l'ultimatum d'une semaine délivré par les Etats-Unis d'Amérique à la Confédération Helvétique le 31 août 2011. Elle a en tout cas suffi à faire capituler un pays qui avait résisté aux menaces hitlériennes et n'a jamais confondu neutralité et finlandisation.
 
Le 6 septembre 2011, juste avant l'expiration de l'ultimatum et après une semaine de discussions intenses, la Suisse a mis fin au secret bancaire qui était le fondement de sa prospérité, et accepté de payer deux milliards de dollars (deux billions en échelle courte) de rançon pour préserver au moins sa réputation de sécurité des dépôts, alors que les Etats-Unis exigeaient la saisie et la livraison d'un tiers du contenu des comptes ouverts légalement par des citoyens états-uniens présumés innocents et d'ailleurs pas poursuivis pour fraude fiscale dans leur pays, qui a présenté cette exigence par voie politique et non pas judiciaire mais sous le motif, irrecevable dans un pays de droit, de "présomption de fraude" sans preuve ni procès (depuis lors les banques du monde entier refusent d'ouvrir des comptes pour les citoyens états-uniens). A défaut de fondement juridique ou simplement moral, cette exigence a dû être accompagnée d'une menace forte. Mais ce n'étaient pas deux milliards que voulaient les Etats-Unis, de même qu'ils ne voulaient ni du pétrole irakien ni du sable libyen, et qu'ils n'attaquent pas la Russie pour son caviar.
 
Le 6 septembre 2011, la Suisse a abandonné l'étalon-or (après la défaite de la Libye elle était le dernier pays dont la monnaie était garantie par de l'or). Elle a aussi lié officiellement le franc à l'euro, et elle a même décidé, pour éliminer toute ambiguïté, de vendre ses réserves d'or. Un peu moins d'une minute avant l'annonce officielle de la fin de la garantie or, une énorme manipulation électronique sur le cours de l'or a eu lieu sur les marchés de métaux (COMEX notamment), dont le volume et la synchronisation ne peuvent avoir été que le fait d'une grosse banque centrale, initiant une chute inouïe des cours alors que cette annonce officielle aurait dû avoir un effet inverse... et que depuis lors la demande n'a fait qu'augmenter tandis que l'offre est de plus en plus insuffisante.
 
Mais la Suisse est une démocratie, où il suffit de 100000 signatures pour exiger un referendum dont le résultat amende automatiquement la constitution. Le 30 novembre 2014, l'électorat suisse s'interrogera par referendum sur un sujet mineur (les privilèges fiscaux réservés aux riches étrangers), un sujet explosif (la prévention de la surpopulation par la restriction de l'immigration) et un sujet de souveraineté économique, en l'occurrence l'obligation de reconstituer des réserves d'or, l'interdiction au gouvernement de vendre ces futures réserves, et l'obligation de rapatrier les réserves entreposées à l'étranger (mouvement déjà tenté par l'Allemagne avec l'insuccès que l'on sait). La Suisse est un petit pays mais ses réserves sont équivalentes à la moitié des réserves des pays de la zone euro, dont trois membres font partie des pays les plus riches et puissants du monde et du G8. La Suisse est un petit pays mais ses réserves sont les quatrièmes les plus importantes au monde (après celles de la Chine, du Japon et de la Russie), et représentent en tout cas plus du double des réserves des Etats-Unis (voire dix fois plus si Fort Knox est vide), première économie mondiale jusqu'à l'année dernière.
 
La classe politique suisse, comme l'élite politico-économique du reste du monde, fait tout pour dissuader les Suisses (discrètement pour que leur initiative ne fasse pas école) de voter pour le rétablissement de la souveraineté économique de leur pays. La semaine dernière Paypal a fermé sans explication ni préavis le compte légalement ouvert pour la campagne d'information en faveur du oui, et n'a évidemment pas remis son contenu aux animateurs de cette campagne ; selon la rumeur le gouvernement états-unien aurait, sans procès, qualifié cette campagne d'information des citoyens suisses comme une "organisation terroriste" et, sans ouvrir d'enquête criminelle ni même informer le gouvernement suisse, intimé à Paypal, par la voix de la CIA (service de renseignement états-unien), de clôturer ledit compte.
 
L'heure est grave. Certes, ce vote pourrait obliger le gouvernement suisse à acheter (sur trois ans) de l'ordre de 1500 à 2000 tonnes d'or, alors qu'il n'en reste presque plus même en raclant ce qui a été confié aux Etats-Unis par d'autres pays, et que l'on sait ce qu'il adviendra des Etats-Unis le lendemain même du jour où la Chine ne pourra plus obtenir d'or en échange de ses montagnes de dollars. Mais surtout, et au-delà d'une rébellion ouverte contre les termes de la capitulation du 6 septembre 2011 (et donc contre l'autorité des Etats-Unis), un tel mouvement pourrait donner des idées et des douilles à d'autres pays, ce qui accélèrerait l'épuisement des réserves d'or occidentales en cours de transfert vers l'Asie, le défaut des marchés et le constat de la faillite complète de la zone dollar.
 
On ignore quelle était la menace liée à l'ultimatum du 31 août 2011 mais on peut chercher les vulnérabilités de la Suisse, voire les recouper avec les quatre scénarios isolés par Stratediplo "pour une poignée de billiards", selon la méthode de raisonnement tactique consistant à imaginer les modes d'action auxquels pourrait recourir l'ennemi d'après ses ressources et en réponse au dernier mouvement adverse (simulations mentales du joueur d'échecs). L'offensive doit viser trois effets majeurs : a minima disqualifier le referendum et intimider le vote en faveur du non, si possible empêcher la tenue du referendum par une situation exceptionnelle créée par son organisation même, et a posteriori en cas d'échec punir le peuple suisse suffisamment lourdement pour qu'aucun autre pays ne prenne le même risque (et accessoirement pour que le résultat ne soit pas inscrit dans la constitution ou pour que le gouvernement n'ait plus les moyens de l'appliquer).
 
Une méga panne d'électricité le 30 novembre ne serait ni suffisamment liée au referendum, ni suffisamment douloureuse, pour dissuader d'autres pays. C'est là qu'apparaît l'hypothèse de la révolution des edelweiss, dont le ferment a été introduit par une des propositions du triple referendum. La limitation du solde migratoire, présentée sous l'aspect écologiste et environnemental, vise autant les ressortissants de l'espace Schengen que les constructeurs de minarets, deux catégories également visées par la rhétorique anti-immigratoire suisse bien que la presse droitdelhommiste s'intéresse plus à l'une qu'à l'autre. Le tiers des habitants de la Suisse sont immigrés ou enfants d'immigrés, près d'un quart sont immigrés eux-mêmes, et de l'ordre d'un tiers de million sont d'origine albanaise, constituant une fraction de la population musulmane particulièrement réceptive à d'éventuelles directives de déstabilisation, et débitrices envers les Etats-Unis. Sachant que la communauté albanaise suisse s'agrandit de quatre ou cinq mille nouveaux immigrés chaque année, il devrait être facile de lui faire percevoir le referendum comme une menace.
 
S'il y a une révolution des edelweiss, ce sera une révolution des coquelicots. Et ce sera le début du printemps vert européen.
 
Delenda Carthago.

lundi 3 novembre 2014

Donetsk, Lugansk and Novorussia

Whatever one may think about the referendum on sovereignty held on May 11 in the provinces of Donetsk and Lugansk in reaction to their exclusion by the new regime born from the coup d'état of February 22 in Kiev, its declaration of war and the sending of Ukrainian armed forces on April 12 to expell their populations, its result was widely confirmed by the turnout rate at the elections of November 2.
 
By the way this rates sharply contrasts with the electoral desinterest shown by the population of the areas controled by the new Kievian regime, in the Western regions (Transcarpathia and Galicia) that proclaimed their independence as well as in the Eastern regions (Kharkov, Dniepropetrovsk and Zaporozhie) and the Southern ones (Odessa and Kherson) that consider themselves as occupied, and even in the Central-North (Kiev) where nevertheless an important part of the population supports the pro-germanic and anti-slavic policy, even though it doesn't really sympathise with the new regime that conducts it. In short, the abstention rate on October 26 in the regions of ex-Ukraine controlled by the BandeReich looks like the desinterest rate of Uniopean parlementary elections.
 
On the contrary, the turnout at the parlementary and presidential elections in Donetsk and Lugansk on November 2, certified by foreign observers, confirmed the pertinence of the new republics and the interest of their citizens to confer them an optimal legitimacy. As for the results, which from a politologic point of view are less important than the participation rate, they demonstrated the gratefulness and confidence of two thirds of the voting people towards the current authorities, not only institutions but also persons.
 
These elections were not necessary, first because of the situation of exception under which these regions live (institutional construction on the way, external military aggression and heavy humanitarian crisis) as we wrote on September 10, and second because of their total geographic inclusion in a military operations zone as Strelkov said on October 4. In some circumstances democracy is a luxury even for European educated peoples. Furthermore the elections were a risk because Kievian armed forces, which systematically destroyed life-supporting infrastructure (water potabilisation, electricity production and distribution, hospitals...) and then industrial installations (chimical plants) and managed to aim precisely at schools on the first day of school year, could have launched, since they did not apply the Minsk memorandum demanding the withdrawal of artillery and missiles away from their practical range, a general or punctual bombing in order to totally forbid, or at least partially invalidate, the voting; the reason why they didn't do so is unknown but may be the consequence of firm Russian threats.
 
In any case these elections are not all. Although they confirm the popular legitimacy and affirm the democratic legality of Donetsk and Lugansk, now doted with elected parliaments and executive powers, they let Novorussia, until now only embodied in an acclaimed governor and an union of parliaments, in a political and institutional undefined zone.
 
Since they decided, with success despite the circumstances, an institutional construction, the governments of Donetsk and Lugansk republics must now define the respective status of said republics and Novorussia (obviously a confederation), decide the nomination mode of its representatives (elected mandatary, commission extracted from the parliaments or secretary office appointed by the governments for example), and most importantly declare where sits the sovereignty and who is the subject of international law (republics or confederation).
 
Novorussia, one or united, exists and demonstrated its legitimacy. It now needs to define itself and get recognised.

Donetsk, Lougansk et Novorussie

Quoi que l'on veuille penser du referendum sur la souveraineté tenu le 11 mai dans les provinces de Donetsk et Lougansk en réaction à leur exclusion par le nouveau régime issu du coup d'état du 22 février à Kiev, à sa déclaration de guerre et à l'envoi de l'armée ukrainienne le 12 avril pour expulser leurs populations, son résultat a été largement confirmé par le taux de participation aux élections du 2 novembre.
 
Ce taux contraste d'ailleurs singulièrement avec le désintérêt électoral manifesté par la population des zones contrôlées par le nouveau régime kiévien, tant dans les régions de l'ouest (Transcarpathie et Galicie) ayant proclamé leur indépendance que dans les régions de l'est (Kharkov, Dniepropetrovsk et Zaporogie) et du sud (Odessa et Kherson) qui se considèrent occupées et même dans le centre-nord (Kiev) où une fraction importante de la population soutient pourtant la politique pro-germanique et anti-slave, à défaut de vraiment sympathiser avec le nouveau régime qui la mène. Pour caricaturer, le taux d'abstention le 26 octobre dans les régions d'ex-Ukraine contrôlées par le BandeReich ressemble au taux de désintérêt des scrutins parlementaires uniopéens.
 
A contrario le taux de participation aux élections parlementaires et présidentielles de Donetsk et Lougansk le 2 novembre, attesté par les observateurs étrangers, a confirmé la pertinence des nouvelles républiques et l'intérêt des citoyens à leur conférer une légitimité optimale. Quant aux résultats, qui du point de vue politologique sont moins importants que la participation, ils ont manifesté la reconnaissance et la confiance des deux tiers des votants envers les autorités actuelles, non seulement les institutions mais également les personnes.
 
Ces élections n'étaient pas nécessaires, d'une part en raison de la situation d'exception que vivent les régions concernées (constitution institutionnelle en cours, agression militaire extérieure et grave crise humanitaire) comme l'écrivait Stratediplo le 10 septembre, et d'autre part en raison de leur totale inclusion géographique dans une zone d'opérations militaires comme le disait Strelkov le 4 octobre. Dans certaines circonstances la démocratie est un luxe même pour des peuples européens éduqués. De plus les élections étaient risquées car les forces armées kiéviennes, qui ont systématiquement détruit les infrastructures vitales (potabilisation d'eau, production et distribution d'électricité, hôpitaux...) puis industrielles (usines chimiques) et ont su viser précisément les écoles le jour de la rentrée scolaire, auraient pu, puisqu'elles n'ont pas appliqué le memorandum de Minsk exigeant le retrait de l'artillerie et des missiles au-delà de leur portée pratique, lancer un pilonnage généralisé ou ponctuel de nature à empêcher totalement ou du moins décrédibiliser partiellement le scrutin ; la raison pour laquelle elles ne l'ont pas fait est inconnue mais peut être la conséquence de fermes menaces russes.
 
En tout cas ces élections ne sont pas tout. Si elles confirment la légitimité populaire et affirment la légalité démocratique des républiques de Donetsk et Lougansk, désormais dotées de parlements et d'exécutifs élus, elles laissent la Novorussie, pour l'instant seulement incarnée en un gouverneur acclamé et une union de parlements, dans le flou politique et institutionnel.
 
Puisqu'ils ont décidé, et réussi malgré les circonstances, une construction institutionnelle, les gouvernements des républiques de Donetsk et de Lougansk doivent désormais définir les statuts respectifs desdites républiques et de la Novorussie (de toute évidence une confédération), accessoirement décider le mode de désignation de ses représentants (mandataire élu, commission issue des parlements ou secrétariat nommé par les exécutifs par exemple), et surtout déclarer où se situe le siège de la souveraineté et quel est le sujet de droit international (républiques ou confédération).
 
La Novorussie, une ou unie, existe et a démontré sa légitimité. Il lui reste à se définir et se faire reconnaître.

ces mercenaires français rappelés du Levant

La presse française diffuse depuis quelques semaines une campagne de communication criminelle. La profusion et la simultanéité de la paru...