samedi 30 août 2014

guerre inter-étatique en ex-Ukraine

On lit encore des commentaires sur la "guerre civile ukrainienne".
 
Or, si une guerre inter-étatique a bien lieu en ce moment sur le territoire de l'ex-Ukraine, la guerre civile en Petite Russie (Ukraine septentrionale et occidentale) n'a pas encore commencé.
 
Le coup d'état à Kiev a succédé aux manifestations sans longue période d'émeutes, d'ailleurs il y a eu plus de morts par assassinat, de la main des fameux tireurs d'élite payés par l'étranger pour abattre simultanément des manifestants et des policiers, que de morts par mouvements de foule ou affrontements. Après le coup d'état du 22 février (qui était par lui-même un rejet des accords d'association et partage du 21 février) ayant dissous la constitution et donc l'Ukraine en tant qu'état, la nouvelle entité politique du nord, au lieu de négocier l'installation de ses préfets à la tête des gouvernements de régions (ou de les imposer en les héliportant sous protection policière dans chaque préfecture), a fait sécession et a immédiatement attaqué le sud-est en le désignant comme étranger et ennemi, avec tous les moyens militaires de l'ex-Ukraine, auxquels elle a ajouté une "garde nationale" constituée officiellement à partir des milices paramilitaires privées et de partis, qu'il faut donc considérer également comme une force régulière et a d'ailleurs été dotée d'uniformes, et même d'armements sans rapport avec une mission de police ou de contre-terrorisme.
 
La population attaquée s'est d'abord organisée, sous la pression des évènements, en comités d'auto-défense, puis a constitué ses institutions, dont constitution, gouvernement, administrations et armée. L'entité politique au pouvoir dans le nord de l'ex-Ukraine depuis le coup d'état s'est ainsi rapidement retrouvée, dans son agression contre le sud, face à une armée régulière en uniforme obéissant à un gouvernement constitué. Le comportement des forces armées des deux entités n'est certes pas identique, puisque l'entité nordique a choisi une stratégie anti-cités, d'une part pour terroriser la population (et il n'y avait pas d'armée ennemie à combattre au début), d'autre part parce que ses modes d'action étaient dictés par des conseillers "militaires" (en réalité stratégiques) d'une grande puissance qui a toujours préféré détruire les populations adverses qu'affronter leurs armées, enfin et surtout parce que l'objectif véritable de ce modus operandi n'était ni l'imposition du régime issu du coup d'état (qui ne pouvait d'ailleurs survivre au-delà du 25 mai en cas d'élections nationales sur l'ensemble du territoire ex-ukrainien), ni la "punition" désespérée de la population légaliste, mais réellement l'imposition de souffrances tellement monstreuses que la Russie serait obligée d'intervenir, ce qui, assuraient les conseillers, permettrait le débarquement en force de l'Oncle Samuel ou de ses supplétifs européens. Ce que les pays de l'OTAN avaient omis de préciser, c'est que leur presse ferait le silence total sur le rasage de Slaviansk, le siège de trois millions de personnes sans eau à Lougansk et Donetsk et l'expulsion d'un million de réfugiés vers la Russie, ce secret total mettant cette dernière dans l'impossibilité d'aller faire cesser le carnage sans apparaître comme l'agresseur. De leur côté les forces, d'abord improvisées puis peu à peu organisées, des villes attaquées, se sont évidemment cantonnées à des opérations strictement militaires visant à desserrer l'étau, repousser les percées mécanisées et, autant que possible, détruire ou repousser les batteries qui pilonnent les villes (le pouvoir nordique n'est pas un modèle de gestion du personnel mais il a su déstocker le formidable rouleau compresseur de l'artillerie soviétique) ; combattant sur leur propre territoire et au sein de leur propre population les forces défensives seraient d'ailleurs dans l'impossibilité de menacer la population de l'état nordique, qui n'a aussi vraisemblablement que peu d'influence sur les décisions de la junte kiévienne.
 
Il est vrai que l'écroulement interne de l'état kiévien, par sa seule dynamique ou par l'improbable arrivée de l'armée novorusse, entraînera (ou laissera finalement apparaître) des troubles de l'ordre public, voire d'autres révolutions et coups d'état, et il est vrai aussi que la Galicie, au cas où aucun pouvoir organisateur n'émergerait à Kiev, pourrait elle-même connaître des difficultés inter-communautaires, comme il y en a eu depuis vingt ans dans tous les pays qui comportent (c'est un exemple et pas une accusation) une communauté magyare. Il est vrai aussi que la future délimitation de la frontière entre la Novorussie et la Petite Russie kiévienne se fera inévitablement dans une zone où les populations, ou du moins les perceptions identitaires, sont actuellement mêlées. Mais, à ce jour, il n'y a pas de guerre civile en ex-Ukraine.
 
On ne peut pas comparer l'évolution de la situation avec celle qu'on a vue en Bosnie et Herzégovine en 1992, où pendant bien six mois une famille pouvait massacrer la famille voisine parce qu'elle n'était pas de la même religion, jusqu'à ce que chacun fuie la région où il était en minorité pour se regrouper là où sa communauté était majoritaire, ce qui allait dans un deuxième temps permettre l'émergence de trois états distincts (la quatrième communauté n'ayant pas atteint le stade de l'état) avec leurs armées ; l'identité de l'une des communautés (celle qui a ouvert les hostilités) prédisposait certes à la guerre civile puisqu'en Islam il n'y a pas de distinction entre civil et militaire, tout musulman étant par devoir un combattant et le combat ne visant pas l'arrêt de l'adversaire mais sa dénaturation ou sa destruction.
 
En ce qui concerne l'ex-Ukraine, pour l'instant la guerre est limitée au territoire d'une seule des deux parties, qui a été envahie par l'autre, mais on est bien en présence de deux états (l'état unitaire est de deux mois plus âgé que l'état confédéral), chacun constitué, doté d'institutions et de forces armées en uniforme portant des signes distinctifs, y compris les milices paramilitaires privées ou étrangères de l'état du nord. Il s'agit donc bien, et sans aucun doute possible, d'un conflit inter-étatique, ou en d'autres termes d'une guerre internationale. Il est certes difficile au journaliste lambda de choisir un mot pour désigner le nouvel état basé à Kiev, qui revendique évidemment le nom d'Ukraine comme il revendique tout le territoire de l'ancienne division administrative soviétique, cependant l'observateur impartial doit s'attacher à dire "ex-Ukraine" pour l'ensemble du territoire compris entre Transnistrie, Roumanie, Pologne, Biélorussie et Russie, tout en guettant l'émergence du nom le plus caractéristique pour désigner l'état (le pays) qui a, en l'attaquant comme un pays étranger, précipité l'organisation et l'officialisation de la Novorussie.

vendredi 29 août 2014

les BMP capturés sur l'armée galicienne volent bas

A raison désormais de 40 km par jour en l'absence d'armée ex-ukrainienne toujours concentrée dans le Donbass à raser les villes, l'armée d'auto-défense novorusse peut atteindre le Dniepr la semaine prochaine (le premier pot de fleurs T34 turboïsé arrivé à Zaporojie recevra son bouquet de libérateur à Kherson). Les quelques régiments mobilisés galiciens de type soviétique ou hordes mercenaires néo-banderistes anglophones restés au sud de la rocade et du fleuve (s'il y en a) se rendront dès l'épuisement de leurs rations états-uniennes. Une fois qu'il aura compris qu'aucune division polonaise ou canadienne ne viendra assujettir Dniepropetrovsk à Bruxelles, le régime issu du coup d'état du 22 février tentera alors de négocier sa survie à Kiev contre une fédéralisation ou un partage d'Odessa et Kharkov. L'ex-capitale d'un pays de 45 millions d'habitants sera à la merci de la première escouade bicycloportée de gardes suisses venue nuitamment du Lichtenstein. Les journaleux français, si prompts à oublier l'avion malaisien dès que les enquêteurs internationaux ont commencé à parler, cesseront sans explication de publier aveuglément les cartes triomphalistes imaginées à Kiev et prétendant encore avant-hier que Donetsk avait été séparée et Lougansk totalement isolée. La Novorussie nous aura rappelé quelques vieux trucs tactiques (qu'on n'étalera pas pour l'instant), et la nomenklatura mafieuse de Kiev nous aura rappelé plusieurs principes stratégiques à ne mépriser que si l'on cherche vraiment une défaite rapide en croyant que ça fera venir Tonton Samuel.
 
N'achetez pas votre agenda 2015 cette semaine, attendez la rentrée scolaire ou votre carte d'Europe sera fausse.

lundi 18 août 2014

la Bérézina à retraverser n'est pas la mer à boire... croit-on

La junte au pouvoir à Kiev depuis le coup d'état du 22 février repeint le 25 mai demande l'aide militaire de l'Union Européenne et de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. En dépit des dénégations immédiates de pays membres mineurs, elle l'obtiendra. De leur côté les Etats-Unis d'Amérique sont sur le point de promouvoir le nouvel état constitué au nord-ouest de l'ex-Ukraine au rang de "allié majeur hors de l'OTAN" et demandent à l'OTAN d'en faire autant. De toute façon, le secrétaire général de l'OTAN Rasmussen a déjà assuré que "l'Ukraine" (en réalité la junte kiévienne) était invitée au sommet de l'OTAN les 4 et 5 septembre, et qu'il sera alors annoncé les détails de l'aide militaire, tout en précisant que les fournitures d'armements dépendent de chaque pays membre. Cependant lorsque le gouvernement allemand déclare qu'il ne compte pas envoyer de troupes en ex-Ukraine, et simultanément qu'il va renforcer le blocus contre la Russie, il reconnaît implicitement que l'ex-Ukraine n'est que le moyen et le terrain d'une attaque contre sa voisine.
 
On n'annoncera pas aux opinions européennes, d'ailleurs lourdement désinformées, que les pays de l'OTAN ont accepté d'attaquer (pour le compte des Etats-Unis et la défense du dollar) la Russie. On ne proclamera pas de mobilisation (sauf en ex-Ukraine où la 4° mobilisation partielle est imminente) ou de plan de réarmement, la France ne décrètera pas la réactivation du service militaire (actuellement "suspendu") dû jusqu'à l'âge de 35 ans. On se contentera d'envoyer de l'armement lourd moderne, accompagné évidemment d'unités d'instructeurs, puis d'unités de protection des premières, puis d'une force aérienne de "préparation" du terrain d'emploi des matériels livrés, puis d'une force de réaction à une éventuelle tentative de neutralisation de ces matériels... Pour mémoire, aucune sanction n'a encore été prise contre le pouvoir responsable du plus gros exode en Europe depuis la deuxième guerre mondiale (supérieur à l'expulsion des orthodoxes de Croatie en 1995), aucun corridor humanitaire n'a été jugé nécessaire, et aucun embargo n'a été décidé sur les livraisons d'armes dont on voit qu'elles sont utilisées contre la population civile du sud-est, ainsi rien n'interdit aux suppôts du nouveau régime de continuer à lui livrer ouvertement n'importe quoi (sauf des armes prohibées comme missiles balistiques ou armes chimiques).
 
Durant tout ce processus d'escalade, on feindra la surprise si la Russie a l'audace de réagir, par exemple en fournissant le même type d'aide à la Novorussie (fédération des républiques de Donetsk et Lugansk), comme on l'a feinte lorsqu'après de nombreux avertissements elle a fini par riposter au blocus économique dont l'étau est resserré de mois en mois. Cette surprise ne peut être que feinte puisque tout stratège, politicien ou économiste connaît le projet des Etats-Unis et le motif de ce projet.
 
Delenda Carthago.

Dar el Kouti

Dar el Kouti, le nouvel état islamiste proclamé hier 17 août dans le nord de la Centrafrique, a pour président Michel Djotodia, un habitué expérimenté depuis le coup d'état soudanais (pardon "Séléka") opéré en Centrafrique le 24 mars 2013 avec l'autorisation puis la légitimation du gouvernement français, dont la quiétude aoûtienne ne devrait pas être troublée outre mesure.
 
La France n'ayant plus d'équipes militaires de réparation des imprudences diplomatiques disponibles en ce moment (alors que deux compagnies suffiraient), et surtout plus de volonté politique pacifique pour les utiliser lorsqu'il en est encore temps (avant que les mégots se transforment en incendies incontrôlables), c'est donc l'armée (musulmane pourtant) tchadienne qui viendra effacer cette tête de pont soudanaise avant qu'elle ne durcisse ses positions et corrompe suffisamment de voisins par le juteux trafic d'esclaves chrétiens.
 
Le gouvernement antimilitariste et antifrancophone de la république française trouvera avantageux qu'un autre intervenant vienne ainsi l'aider à dégrader encore plus la crédibilité, la légitimité et la sympathie de la France en Afrique et dans le monde sans avoir à dépenser le moindre zéuro.

lundi 11 août 2014

SS-21

El SS-21 o OTR Tochka, comparable (en mejor) con el Plutón francés, es un mísil balístico tierra-tierra de corto alcance (70 a 120 km según la versión) llevando una ojiva de 482 kg, que puede ser química, nuclear o convencional, y en este caso de fragmentación.

Hasta ahora los que junta kieviana utilizó contra la población civil de Donetsk (al menos tres los 28 y 29 de julio según Estados Unidos más posiblemente otros este fín de semana pasado según la resistencia) tuvieron un malfuncionamiento y sólo explotaron al percutar el suelo. La explosión normal, en baja altura, de la cabeza de racimo (prohibida por los paises civilizados) hubiera matado a cualquier ser humano en un diámetro de 400 m. El error circular probable de 150 m (en el caso del modelo en servicio en ex-Ucrania), y la ausencia de grandes concentraciones acorazadas extranjeras en los suburbios fieles a la constitución ucraniana anterior al golpe de estado de febrero, sugieren que el objetivo de la "operación anti-terrorista", como la llaman los medias de los paises de la OTAN, es por el contrario terrorizar (masacrándola ciegamente) a la población civil.

Si fuera la resistencia quien hubiera disparado apenas un obús de mortero sobre Kiev, ya estaría sometida a los bombardeos intensivos de la OTAN...

SS-21

Le SS-21 ou OTR Totchka, comparable (en mieux) au Pluton français, est un missile balistique sol-sol de courte portée (70 à 120 km selon les versions) portant une ogive de 482 kg, qui peut être chimique, nucléaire ou conventionnelle, et dans ce cas à fragmentation.
 
Jusqu'à présent ceux que la junte kiévienne a utilisés contre la population civile de Donetsk (au moins trois les 28 et 29 juillet selon les Etats-Unis plus peut-être d'autres ce week-end selon la résistance) ont connu un dysfonctionnement et n'ont explosé qu'en percutant le sol. L'explosion normale, à basse altitude, de l'ogive à fragmentation (bannie par les pays civilisés) aurait tué tout être humain dans un diamètre de 400 m. L'erreur circulaire probable de 150 m (pour le modèle en service en ex-Ukraine), et l'absence de grandes concentrations blindées étrangères dans les banlieues fidèles à la constitution ukrainienne d'avant le coup d'état de février, suggèrent que le but de "l'opération anti-terroriste", comme l'appellent les médias des pays de l'OTAN, est au contraire de terroriser (en la massacrant aveuglément) la population civile.
 
Si c'était la résistance qui avait tiré ne serait-ce qu'un obus de mortier sur Kiev, elle serait déjà soumise aux bombardements intensifs de l'OTAN...

NATO intervention against Novorussia - intervention de l'OTAN contre la Novorussie

NATO commitment close to the Russian frontier is intensifying. After the US allegedly outsourced special forces (ex-Blackwater Academi) without any national identification signs (against all conventions), some US troups are now openly visible in Kiev and some Canadian ones in Kiev and Kharkov, left there after the air delivery of the announced Canadian military equipment these 8 and 10 of august. On the mercenaries side, the destruction of the sinister english-speaking multinational battalion under private banner Azov last week and of an ad-hock mainly polish battalion under ukrainian flag this week-end lead to expect more recruitments on uniopean funds. What the NATO-countries press is calling an "anti-terrorist operation" is actually the theater of an international war.
 
L'engagement de l'OTAN près de la frontière russe s'intensifie. Après les forces spéciales états-uniennes soi-disant privatisées (Academi ex-Blackwater) et sans signes d'identification nationale (en violation des conventions), des troupes états-uniennes sont désormais ouvertement visibles à Kiev et des canadiennes à Kiev et Kharkov, restées après la livraison par avion ces 8 et 10 août du matériel militaire canadien annoncé. Côté mercenaires, la destruction du sinistre bataillon multinational anglophone sous bannière privée Azov la semaine dernière et d'un régiment de marche à dominante polonaise sous bannière ukrainienne ce week-end laisse présager de nouveaux recrutements sur financements uniopéens. Ce que la presse des pays de l'OTAN appelle une "opération anti-terroriste" est en réalité le théâtre d'une guerre internationale.

dimanche 10 août 2014

Estados Unidos imposibilitan la encuesta internacional sobre el MH17 y prohiben la ayuda humanitaria a los sitiados

Anteayer, viernes 8 de agosto, los Estados Unidos de América bloqueraon en el Consejo de Seguridad de la ONU el proyecto de resolución apuntando a recordar a Ucrania la resolución 2166 del 21 de julio que exigía un cese-el-fuego en la zona donde cayó el avión malayo el 17 de julio. Luego de haber violado este cese-el-fuego practicamente cada día desde su instauración, la junta en poder en Kiev lo levantó oficialmente el jueves 7 de agosto, en insolente violación de la resolución 2166, lo que por supuesto llevó a la partida inmediata de la comisión de encuesta de la Organización para la Seguridad y la Cooperación en Europa y de la Organización de Aviación Civil Internacional. Este mismo 8 de agosto, el secretario general de la ONU Ban-Ki-Moon supo no obstante llamar al restablecimiento de un cese-el-fuego en Gaza pero omitió llamar al restablecimiento y respecto por Ucrania del cese-el-fuego decidido por el Consejo de Seguridad alrededor de los restos del vuelo MH17. La prensa occidental, tan apurada en acusar a Rusia de haber abatido el avión y tan discreta sobre los descubrimientos de la encuesta internacional, hace el silencio total sobre la oposición de Estados Unidos, en una instancia tan alta como la ONU, a la continuación de esta encuesta.
 
Es durante la misma sesión extraordinaria del Consejo de Seguridad, el viernes 8, que Estados Unidos formalmente prohibieron a Rusia llevar hacia las ciudades sitiadas (Donetsk y Lugansk notablemente) la ayuda humanitaria que el Comité Internacional de la Cruz-Roja había pedido a cualquier país voluntario y aceptado de acompañar desde Rusia ya que era el único país listo a ayudar a los sitiados (y el único país a recibir y cuidar a los refugiados, los paises occidentales prefiriendo sostener la junta kieviana). Con las mismas palabras virulentes del ministro estadounidense John Kerry hacia su homólogo ruso Sergueï Lavrov, la embajadora Samantha Power avirtió a su homólogo Vitali Churkin que los Estados Unidos considerarían cualquier entrada de la ayuda humanitaria rusa, aún encaminada por la Cruz-Roja, como une invasión de Ucrania por Rusia.
 
Delenda Carthago.

les USA empêchent l'enquête internationale sur le MH17 et interdisent l'aide humanitaire aux assiégés

Avant-hier vendredi 8 août les Etats-Unis d'Amérique ont bloqué au Conseil de Sécurité de l'ONU le projet de résolution visant à rappeler à l'Ukraine la résolution 2166 du 21 juillet qui exigeait un cessez-le-feu dans la zone où s'est écrasé l'avion malaisien le 17 juillet. Après avoir violé ce cessez-le feu pratiquement chaque jour depuis son instauration, la junte au pouvoir à Kiev l'a officiellement levé jeudi 7 août, en insolente violation de la résolution 2166, ce qui a évidemment entraîné le départ immédiat de la commission d'enquête de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe et de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale. Ce même 8 août, le Secrétaire Général de l'ONU Ban-Ki-Moon a cependant su appeler au rétablissement d'un cessez-le-feu à Gaza mais a omis de demander le rétablissement et le respect par l'Ukraine du cessez-le-feu décidé par le Conseil de Sécurité autour de l'épave du vol MH17. La presse occidentale, si empressée d'accuser la Russie d'avoir abattu l'avion et si discrète sur les découvertes de l'enquête internationale, fait le silence total sur l'opposition des Etats-Unis, en aussi haut lieu que l'ONU, à la continuation de cette enquête.
 
C'est au cours de la même séance extraordinaire du Conseil de Sécurité, vendredi 8, que les Etats-Unis ont formellement interdit à la Russie d'apporter l'aide humanitaire vers les villes assiégées (Donetsk et Lougansk notamment) que le Comité International de la Croix-Rouge avait demandé à tous pays volontaires et accepté de convoyer de Russie puisque c'était le seul pays prêt à aider les assiégés (et le seul pays à recevoir et soigner les réfugiés, les pays occidentaux préférant soutenir la junte kiévienne). Avec les mêmes termes virulents que le ministre états-unien John Kerry envers son homologue russe Sergueï Lavrov, l'ambassadrice Samantha Power a averti son homologue Vitali Tchourkine que les Etats-Unis considèreraient toute entrée de l'aide humanitaire russe, même convoyée par la Croix-Rouge, comme une invasion de l'Ukraine par la Russie.

jeudi 7 août 2014

mensonges anti-russes sur l'avion malaisien abattu par l'aviation ukrainienne

La presse occidentale, qui avait été si rapide à reprendre les mensonges immédiats des Etats-Unis accusant la Russie d'avoir abattu l'avion malaisien MH-17, n'a manifestement pas l'intention de rétablir la vérité.
 
La Russie, après avoir rappelé que la junte kiévienne s'était elle-même vantée d'avoir déployé mercredi 16 juillet des batteries anti-aériennes Buk-M1 près de Donetsk (les photos satellites montraient au moins 27 lanceurs alors que la résistance au coup d'état n'a pas d'aviation) et que leur activité de poursuite radar avait été particulièrement intensive depuis lors, a été la première à révéler qu'au moins un avion de combat ukrainien, vraisemblablement un Sukhoï 25, était entré dans le couloir aérien du Boeing 777 malaisien et s'en était approché, par-dessous, entre trois et cinq kilomètres soit largement à distance de tir (un contrôleur aérien espagnol en service à Kiev déclarera que deux avions de combat ukrainiens suivaient le Boeing). Puis elle a diffusé sa première liste de dix questions à poser l'Ukraine, par exemple sur la raison d'être de ce dispositif anti-aérien mais aussi sur le déroutement et l'ordre de réduction d'altitude de l'avion ainsi que sur le refus ukrainien de remettre les enregistrements de contrôle à terre à une commission d'enquête internationale, tout en conservant un langage diplomatique particulièrement réservé en contraste avec les accusations directes (et on sait désormais mensongères) du pouvoir kiévien, des Etats-Unis (par les voix de Barack Obama, John Kerry et Samantha Power) et de l'OTAN, qui ont d'abord accusé immédiatement, en déclarant n'avoir pas besoin de preuves, la résistance, puis (l'armée kiévienne ayant déclaré que la résistance n'avait pas saisi de systèmes anti-aériens Buk ou S-300) ont ensuite franchement accusé la Russie d'avoir amené une batterie et des artilleurs russes en ex-Ukraine et de les avoir ramenés en Russie dès l'avion abattu, diffusant ensuite des images dont on verra rapidement qu'elles montrent un convoi d'artillerie ukrainien en déplacement dans un village (Krasnoarmeïsk) tenu par le pouvoir kiévien. Puis la Russie a annoncé avoir enregistré le fonctionnement ce 17 juillet d'un radar de poursuite Koupol ukrainien stationné près de Styla. Puis le 21 juillet la Russie a révélé le passage du satellite de surveillance tactique états-unien Key Hole au-dessus du sud-est de l'ex-Ukraine, précisément entre 13h06 et 13h21 le 17 juillet (ce que les Etats-Unis avaient caché pendant quatre jours), et a demandé la communication de ses clichés à la communauté internationale, sans que sa demande soit appuyée par aucun autre pays accusateur ou non de la Russie. Pourtant dès le 22 juillet le journaliste états-unien Robert Parry déclara que les services de renseignement états-uniens disposaient de photographies démontrant que c'était l'armée dite ukrainienne qui avait abattu l'avion, ce qui n'empêcha pas les Etats-Unis de fournir à la junte kiévienne des photos satellites censées démontrer l'absence de batteries Buk dans la zone, mais prises après le retrait desdites batteries et évidemment pas par l'Ukraine puisqu'aucun satellite ukrainien n'a survolé la zone pendant une semaine.
 
La junte ukrainienne a non seulement saisi les enregistrements de trafic aérien du 17 juillet, dont aucun autre pays que la Russie n'exige la communication à la commission d'enquête internationale, mais de plus elle tente d'interdire ou restreindre l'accès du site du sinistre aux enquêteurs en y procédant suivant les jours à des tirs d'artillerie ou de mortier ; chaque fois que la commission d'enquête croit pouvoir s'approcher elle doit vite faire demi-tour, comme le constate plusieurs fois l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Bizarrement alors que de nombreuses photographies des restes de l'avion ont été faites, tant par des journalistes que par la commission d'enquête lorsqu'elle a pu brièvement s'approcher, la presse occidentale s'obstine à ne publier qu'une seule photo, celle d'un segment de fuselage, et toutes les photos présentant le cockpit ou les ailes (criblés d'impacts) sont retirées d'internet aussitôt qu'un indépendant les publie.
 
Le 23 juillet la BBC publie un vidéo-reportage, contenant notamment l'interview de plusieurs villageois, qui déclarent tous avoir vu un avion militaire ukrainien près du Boeing malaisien juste avant l'explosion de ce dernier ; puis rapidement la BBC retire son propre reportage d'internet (www.globalresearch.ca/deleted-bbc-report-ukrainian-fighter-jet-shot-down-mhi7-donetsk-eyewitnesses/5393631).
 
Le 30 juillet l'expert aéronautique allemand Peter Haisenko publie la synthèse de son étude révélant et démontrant que l'avion a été intensément mitraillé au canon de 30 millimètres, l'arme d'appui feu du Sukhoï 25, c'est-à-dire de plus qu'il a été mitraillé "manuellement" et à vue, et non pas détruit par un missile automatiquement guidé par un radar à distance ; il joint même à son article les indiscutables photos des impacts, et remarque que puisque les projectiles sont entrés des deux côtés de l'avion il devait y avoir deux avions agresseurs [on sait aujourd'hui qu'il tombait et tournoyait peut-être pendant le mitraillage]. Il précise que la confusion visuelle avec les couleurs de l'avion présidentiel russe revenant du Brésil (dont la route connue pourrait expliquer le massif déploiement des batteries anti-aériennes ukrainiennes et leur intense activité radar) n'est qu'une théorie, mais que le dense criblage du Boeing malaisien est un fait (www.anderweltonline.com/wissenschaft-und-technik/luftfahrt-2014/shocking-analysis-of-the-shooting-down-of-malaysian-mh17/).
 
Le 31 juillet, le chef de la commission d'enquête de l'OSCE Michael Bociurkiw déclare au Wall Street Journal que les débris de l'avion comportent de nombreux impacts de munitions (http://online.wsj.com/articles/mh17-pieces-with-shrapnel-like-holes-osce-says-1406230555). Ses révélations (il les répètera jusqu'à aujourd'hui) sont ignorées par la presse, et les photos et commentaires que d'autres membres de la commission d'enquête publient sur internet sont rapidement retirées.
 
En dépit de toutes ces révélations qui se font jour l'une après l'autre, la presse occidentale continue de les occulter et de relayer les accusations mensongères directes des Etats-Unis, de l'OTAN et de l'Union Européenne envers la Russie.
 
Les Etats-Unis, qui disaient initialement fonder leurs accusations sur les "réseaux sociaux" internet et l'interception de conversations téléphoniques, prétendent désormais avoir des preuves satellitaires du tir d'un missile russe par une batterie sol-air russe servie par des artilleurs russes dans un territoire contrôlé par la "rébellion pro-russe". Evidemment comme les "preuves satellitaires" concernant la concentration de centaines de milliers de soldats irakiens le long de la frontière séoudite en 1990, celles concernant l'enterrement de cent mille turcs de Bosnie sur un terrain de football en 1995 ou celles concernant le déploiement d'armements chimiques en Irak en 2003, celles-ci sont suffisantes pour justifier une invasion "sur confiance" sans qu'elles aient besoin d'être montrées aux gouvernements candidats envahisseurs ni au conseil de sécurité de l'ONU dont on demanderait éventuellement la bénédiction (ce qu'on ne fera pas dans ce cas, la Russie étant membre permanent avec droit de veto).
 
La Russie continue de demander, seule, qu'on exige de l'Ukraine la présentation des enregistrements du contrôle aérien de Kiev à la commission d'enquête internationale.
 
La presse occidentale continue son travail de désinformation des peuples occidentaux, et de création d'un sentiment d'hostilité envers la Russie.
 
La presse malaisienne, elle, vient de diffuser les premiers résultats de l'enquête internationale qui a déterminé que l'avion malaisien a d'abord été abattu d'un missile air-air tiré par un Sukhoï 25 ukrainien, puis ensuite achevé (ça n'était certainement pas nécessaire) par un tir acharné et nourri de canons de 30 mm (toujours d'un Sukhoï 25 ukrainien) pendant sa chute (www.nst.com.my/node/20961). On comprend mieux l'entêtement de l'armée dite ukrainienne à entraver l'accès à l'épave tant qu'elle n'aurait pas pris la zone aux "insurgés" afin de la nettoyer des débris, et l'obstination de la presse occidentale à cacher les photos de ceux-ci.
 
Il sera intéressant de noter combien de temps la presse des pays dits libres continuera de mentir effrontément. Pour mémoire, elle a diffusé pendant presque deux ans toutes les accusations contre le gouvernement syrien au sujet de l'utilisation d'armes chimiques et a subitement cessé d'en parler (sans explication ni excuses) dès que l'enquête de l'ONU a indubitablement établi que toutes les attaques chimiques avaient été l'oeuvre des islamistes et pas du gouvernement.
 
De toute évidence, la presse occidentale mensongère attise sciemment la haine envers la Russie et prépare son agression par l'OTAN.
 
Delenda Carthago. Nunc.

drôle de guerre... au début

Le 1er septembre 1939 le gouvernement français posa un ultimatum à l'Allemagne. Le 3 septembre, avant même l'échéance de cet ultimatum, le gouvernement français demanda sa réponse au gouvernement allemand et lui déclara (anticonstitutionnellement d'ailleurs) la guerre, tout en évitant soigneusement ce mot dans la communication diplomatique mais en l'utilisant dans la déclaration publique envers la population française. Puis, après la disparition du casus belli (la Pologne ayant capitulé et n'ayant plus besoin du "soutien" platonique français), et après plusieurs semaines d'étude du rapport de forces, le gouvernement français déterminé à en découdre rejeta le 10 octobre d'étudier la proposition de négociations de paix avancée par l'Allemagne le 6 octobre. Ensuite le gouvernement français entreprit (avec l'Angleterre) le blocus de l'Allemagne, censé affaiblir celle-ci avant l'offensive militaire, et mena parallèlement une grande campagne nationale de propagande belliqueuse. Ainsi antagonisée par plus de huit mois de propagande hostile (certes réciproque) et de blocus logistique et économique de la part de la France, l'Allemagne, qui n'avait pas initialement de visées sur la France et qui confiait en sa ligne Siegfried comme la France en sa ligne Maginot, continua sur sa lancée après sa conquête rapide de la Belgique début mai 1940.
 
Les historiens appellent "drôle de guerre" la période du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940.
 
Le 6 mars 2014 le gouvernement français, par la voix de l'Union Européenne, a posé un ultimatum de 72 heures à la Russie. Puis il a entrepris, avec ses alliés, un blocus d'abord financier de la Russie, tout en s'associant à toutes les déclarations de guerre proférées en son nom (et une trentaine d'autres) par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. Le 27 juin 2014 le gouvernement français, toujours par la voix de l'Union Européenne, a posé un deuxième ultimatum de trois jours à la Russie. Puis fin juillet il a mis en place, avec ses alliés, un blocus économique complet de la Russie (durci de semaine en semaine), tout en continuant à s'associer à toutes les déclarations d'état de guerre proférées par l'OTAN.
 
Depuis 1991 le gouvernement français a déjà attaqué (anticonstitutionnellement) sans déclaration de guerre l'Irak, la Srpska, la Serbie et l'Afghanistan (sauf oubli). Depuis qu'il a le pouvoir de déclarer la guerre, il a encore attaqué (constitutionnellement) sans déclaration préalable la Côte d'Ivoire, la Libye et la Syrie (discrètement). Et depuis cinq mois il multiplie les franches déclarations de guerre envers la Russie.
 
Le gouvernement français a mis la France exactement dans la même situation que fin 1939. En ce milieu d'année 2014, la France est officiellement en guerre, même si c'est dans les faits une "drôle de guerre". Pour l'instant.

samedi 2 août 2014

catastrophe ou génocide ?

"Catastrophe humanitaire", annonce la Croix-Rouge comme s'il s'agissait d'un accident naturel ou industriel et pas d'un massacre de population civile, d'un crime contre l'humanité planifié, annoncé et mené méthodiquement.
 
On a par le passé galvaudé et sur-utilisé le mot de "génocide" pour 800 combattants exécutés après les combats de Srebrenica au moment où se préparait le massacre de six millions de civils au Congo ex-belge, toujours pas rapporté ni labellé comme tel par la presse occidentale, ce mot émotionnellement chargé étant diplomatiquement correct pour les centaines de milliers de Tutsis tués en 1994 et politiquement nié pour les millions de Congolais et Hutus tués par les Tutsis de 1996 à 1998. Génocide, c'est un mot qui évoque l'Allemagne national-socialiste ou le Cambodge communiste.
 
Massacre à grande échelle, c'est aussi ce que Stratediplo pensait impossible quand la junte kiévienne a lancé les restes de l'armée ukrainienne débandée, renforcés des milices néo-nazies de Pravy Sektor et éclairés par les forces spéciales états-uniennes prétendûment privatisées de Greystone, à l'assaut d'une région peuplée de huit millions d'habitants et adossée à la Russie. Même en annonçant le 28 avril que la junte kiévienne avait déployé autour de Slaviansk l'équivalent d'une division soviétique, soit de quoi détruire et raser cette ville de 130000 habitants, Stratediplo n'imaginait pas vraiment que cette ville n'existerait plus deux mois et demi plus tard, qu'il ne resterait dans ses ruines que 7000 résidents au moment de la retraite des derniers défenseurs. Deux mois après avoir brûlé impunément 116 civils dans un immeuble on a rasé une ville mille fois plus peuplée, et maintenant un mois plus tard on entreprend de multiplier par vingt-cinq ce dernier score.
 
En ce début août la première page des journaux français parle de Gaza, d'un glissement de terrain ayant tué quelques dizaines de personnes en Inde, encore de Gaza, d'une explosion de gaz ayant tué quelques dizaines de personnes à Formose, et toujours de Gaza ; et s'il n'y avait pas eu l'intermède israélien à Gaza les journalistes approfondiraient l'épidémie Ebola en Afrique occidentale.
 
Aujourd'hui trois-quarts de million de civils sont assiégés dans Lougansk (700000 habitants avant l'arrivée des déplacés), deux millions de civils sont assiégés dans Donetsk (1850000 habitants avant l'arrivée des déplacés). Il n'y a plus d'eau potable à Lougansk, presque plus de nourriture, plus d'électricité, plus de carburant pour les services d'urgence, et évidemment plus de téléphone ou d'internet pour appeler au secours ou envoyer quelques images aux "opinions publiques" tenues dans l'ignorance par leurs media complices. Il reste un peu d'eau dans le réseau public de Donetsk (plus potabilisée depuis une semaine), et vraisemblablement encore quelques jours de nourriture dans les placards. Et après la destruction systématique des infrastructures (par exemple 156 stations d'électricité rien qu'autour de Donetsk pour éteindre les hôpitaux et la potabilisation de l'eau) par les obus au phosphore blanc, missiles y compris balistiques et toutes les bombes à sous-munitions que peuvent lancer les lance-roquettes multiples Grad type "orgues de Staline", ces deux grandes villes sont soumises à un intense bombardement interdit par nature (armes à sous-munitions et armes incendiaires) en plus de l'être par destination (sur une population civile).
 
Comme toutes les autres promesses de la junte kiévienne depuis le coup d'état du 22 février, celle des corridors humanitaires était un mensonge. Le dernier autobus qui a réussi à sortir a été, comme d'habitude, mitraillé par les forces occidentales, ajoutant encore des victimes innocentes. Comme les voies ferrées, les routes sont coupées même en direction de la frontière russe. Après des semaines de blocus le siège est hermétique, tant à Donetsk qu'à Lougansk.
 
Tous les gouvernements qui ont accepté, tous les journaux qui ont caché le pogrom expérimental d'Odessa il y a exactement trois mois sont complices du passage à l'échelle industrielle selon la même méthode : enfermer, incendier puis achever les survivants. Lougansk est bien plus peuplée que Sarajevo au début du siège (qui n'a jamais été hermétique) et trois fois plus peuplée que Grozny, au cas où les Parisiens du Comité Sarajevo puis du Comité Grozny se poseraient la question lorsqu'ils reviendront de la plage. La seule agglomération de Donetsk est plus peuplée que toute la bande de Gaza, aussi peuplée que la Slovénie ou la Macédoine, plus peuplée que le Kossovo et la Métochie au moment de l'offensive OTANo-albanaise. La Novorussie historique, ou Donbass administratif, même après l'expulsion d'un demi-million de paysans (plus chanceux que les citadins assiégés) vers la Russie, est encore plus peuplée que l'Autriche ou la Suisse. Laissera-t-on vraiment la junte kiévienne appliquer la solution de Bogdan Boutkevitch ?
 
Dans les ex-démocraties occidentales la presse a substitué au devoir d'informer le droit de distraire, autorisée par un lectorat qui continue de payer pour voir les images du dernier bac naufragé au bout du monde et ignorer en toute bonne conscience le plus gros siège en Europe depuis Leningrad. Il ne reste que quelques jours pour qu'une puissance humanitaire, voire simplement humaine, empêche l'hécatombe.
 
Delenda Carthago. Hodie.