samedi 22 novembre 2014

la Russie célèbre le tsar qui résista à la globalisation de la révolution et restaura la France

Jeudi 20 novembre le président Poutine a inauguré (avec le patriarche Cyrille), dans le parc Alexandre devant le portail du Kremlin, une statue du tsar Alexandre 1er. Dans son discours, il a évoqué bien sûr les réalisations de l'empereur pour la Russie, en particulier ses efforts en faveur de l'union des peuples russes, la création de nouvelles universités, la promotion de l'exploration scientifique, le relèvement de l'église face aux mouvements évangélistes protestants, et surtout l'affirmation de l'indépendance du pays. Mais il a aussi souligné son rôle dans la pacification de l'Europe et la construction d'un équilibre international basé sur les valeurs morales et le respect mutuel des intérêts de chaque pays (actualité criante). En effet après avoir arrêté (en battant les armées de Buonaparte en 1814) la révolution française qui voulait soumettre la Russie et le monde, ce vainqueur incontesté de la France a cependant insisté pour lui conserver sa souveraineté (au lieu d'une occupation par l'Autriche, la Prusse et l'Angleterre) et son intégrité (la Prusse voulait annexer l'Alsace et les Flandres, l'Autriche voulait Nice et la Savoie), et épargner la dignité des Français en refusant l'imposition d'indemnités de guerre (qui auraient pourtant aidé à rebâtir Moscou brûlée) ; pendant ses deux mois à Paris (après sa première victoire), dont ses officiers cosaques sont tombés amoureux, ce francophile et francophone a séduit les foules et conquis les élites. Il n'a quitté Paris qu'après la restauration des Lois Fondamentales de la France et l'assomption de Louis XVIII. Ensuite Alexandre 1er, considéré "libéral" mais cependant pragmatique, a fondé la Sainte Alliance pour maintenir la paix en interdisant l'infiltration de mouvements subversifs chez les voisins ; évidemment le Royaume-Uni, instigateur de la première "révolution de couleur", la bleue de 1789 (en représailles à la libération par la France des colonies de Nouvelle-Angleterre), n'entrera dans la Sainte Alliance que plus tard, pour la dénaturer perfidement de l'intérieur. Sur cette statue qui commémore manifestement les victoires de 1814 et 1815, le tsar foule nonchalamment un aigle napoléonien et un sabre français (républicain puisqu'auparavant les officiers portaient l'épée), magnifique symbole puisqu'exactement deux siècles plus tard la France vient de déclarer la guerre à la Russie et se prépare à l'attaquer. Tandis que la république russe actuelle honore ce bienfaiteur de la Russie (et coordinateur de la lutte contre la globalisation de la révolution), non seulement on n'imagine pas un gouvernement républicain français ériger une statue à Louis XIII, mais de plus on vient de le voir ôter Henri IV et Louis XIV des programmes scolaires d'histoire et donner à Marianne les traits d'une sataniste étrangère...

Aucun commentaire:

rappel pour la sécurisation des églises

En abrogeant l'urgence plutôt que l'état, le gouvernement a signifié qu'il s'accommodait de la menace (il a d'ailleu...