jeudi 4 septembre 2014

le dernier bateau français à l'exportation

En quelques mots, en cassant le contrat signé et payé du Bâtiment de Projection et de Commandement classe Mistral, le président Hollande a envoyé par le fond la troisième industrie d'armement au monde. Evidemment on s'en réjouirait presque, si l'on ne voyait pas que le pays (l'Allemagne) dont un député a réussi en quelques mots à invalider la décision de l'OTAN d'honorer les contrats signés, passera automatiquement de la quatrième à la troisième place. Cependant la fin de l'industrie d'armement française profitera avant tout aux Etats-Unis d'Amérique, qui récupèreront l'essentiel des clients de la France. Concernant des produits qu'on n'achète pas sur étagère et d'un simple claquement de doigts, on ne voit pas quel client commanderait les outils vitaux de sa défense nationale à un fournisseur versatile et non fiable capable de rompre un contrat unilatéralement, quelques semaines avant une livraison définie depuis plusieurs années.
 
Dans certains pays on jugerait le dirigeant pour corruption, quelle que soit la somme qu'il a touchée pour détruire une industrie nationale. Dans d'autres pays on le jugerait pour trahison, voire haute trahison compte tenu de sa position. Mais en démocratie, avant même son procès on devrait immédiatement démettre de toute fonction élective un politicien qui revient sur sa signature et viole ses engagements.
 
Et puisque personne d'autre n'achètera le BPC Vladivostok non livré à son acheteur, on pourrait le rebaptiser François Hollande (on a bien un Charles de Gaulle, l'ancien Richelieu rebaptisé par M. Chirac), du moins temporairement puisque si on l'offre à la Galicie il sera rebaptisé Stepan Bandera.

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