dimanche 15 décembre 2013

compte bancaire pour tous

L'intention, proclamée par le Parlement Européen jeudi 12 décembre, de doter d'un compte bancaire tout résident de l'Union Européenne, coïncide avec le projet israélien d'un pays sans monnaie, l'ouverture récente des bureaux de poste "sans cash" en Suisse, et la multiplication des Monéo et autres systèmes de paiement par téléphone portable etc. A terme on veut bannir la monnaie fiduciaire (papier), sous les prétextes de commodité et de lutte contre la fraude fiscale. La vérité est que l'on ne souhaite pas renouveler l'expérience (et la dépense) des Etats-Unis qui se sont trouvés à court de coton au début de l'accélération de leur programme d'impression monétaire, il y a une dizaine d'années.
 
L'impression monétaire à outrance, puis l'hyperinflation inévitable, seront électroniques.
 
Mais cela facilitera aussi tous les changements ultérieurs de dénomination de monnaie, qu'il s'agisse d'étendre le zeuro à de nouveaux pays de l'Union ou au contraire de recréer des monnaies nationales... voire de faire payer aux Européens un sauvetage du dollar par une prétendue fusion ("ameuro") qui sera en fait une admission des Etats-Unis dans le zeuro sans le respect d'aucun critère de convergence.

dimanche 8 décembre 2013

la France risée de l'Afrique

"Jeudi soir il y avait 600 militaires français, hier soir il y en avait 1000, et ce soir il y en aura 1600" dit François Hollande, avec la grandiloquence d'un Tigre maréchalissime interallié, samedi 7 décembre en sortant d'un sommet franco-africain, au surlendemain d'une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU autorisant, selon toute la presse internationale de jeudi 5 décembre, le déploiement d'une "force africaine de 3600 hommes appuyée par une force française de 1200 hommes" (en réalité la résolution 2127 ne mentionnait aucun effectif). Jeudi 5 décembre le gouvernement français, en commençant par son ambassadeur auprès de l'ONU Gérard Araud, annonçait un engagement de 1200 hommes en comptant les 400 déjà présents en Centrafrique, et samedi 7 le gouvernement français, en commençant par son président François Hollande, annonçait un engagement de 1600 hommes.
 
Après l'envoi largement médiatisé d'un officier général breveté, casqué dans un Véhicule de l'Avant Blindé, pour commander un bataillon (ou un Groupement Tactique Interarmes en langage contemporain) et peut-être à terme un régiment légèrement renforcé, jusqu'où doit-on aller pour ridiculiser l'armée française ? Un accroissement précipité d'un tiers des effectifs en cours de déploiement, deux jours après la décision d'engagement, et avant le moindre accrochage sérieux ? Peut-on imaginer une mission onusienne ou panafricaine pour 1600 hommes qu'un détachement de 1200 Français ne soit pas capable de remplir en Afrique ? Après avoir montré qu'on n'a pas gardé d'officiers supérieurs capables de commander un bataillon, veut-on aussi montrer qu'on n'a pas gardé d'officiers d'état-major capables d'effectuer une balance des potentiels ? Au rythme actuel des décisions de renforcement, et des actions de ridiculisation du corps officier, toute l'armée de terre française sera en Centrafrique dans un mois, et on enverra des officiers de réserve de la gendarmerie départementale pour commander les sections de combat.
 
On pourrait rêver qu'il se soit agi de faire ridiculiser le Conseil de Sécurité des grandes puissances par un sommet franco-africain sur la sécurité, mais ce n'est même pas le cas, le ridicule normal visant uniquement à faire de l'armée française, acclamée par les populations africaines et redoutée par les trancheurs de gorges, la risée de l'Afrique.

samedi 7 décembre 2013

scandaleuse opération Esbrouffe en Centrafrique

Un rappel de l'histoire récente permet de mieux deviner l'intention de la France en Centrafrique, un pays à 80% chrétien, 10% musulman et 10% animiste.

Le 10 décembre 2012 le Séléka, coalition islamiste hétéroclite arrivée essentiellement du Darfour (Soudan) mais comportant aussi des islamistes tchadiens, s'est lancée vers la capitale Bangui sans rencontrer de résistance de la part de l'armée centrafricaine. Le 31 décembre, alors que l'Union Africaine avait annoncé qu'elle suspendrait la République Centrafricaine en cas de victoire du Séléka, la France a annoncé qu'elle n'interviendrait pas "pour sauver un régime" et le président François Hollande a personnellement appelé le président François Bozizé pour lui annoncer le refus de l'aide que la RCA demandait avec insistance depuis le 27, et lui intimer de "négocier" avec les factieux (ce que le gouvernement centrafricain proposait lui-même depuis le 22 décembre). Après avoir renforcé les troupes françaises en cas de nécessité d'évacuation des ressortissants européens, il leur a ordonné de laisser passer la colonne du Séléka. On savait pourtant déjà, y compris de la bouche de Médecins Sans Frontières peu suspects d'anti-islamisme primaire, que les hordes du Séléka laissaient la désolation derrière elles dans les régions qu'elles traversaient au nord du pays (RFI 23 décembre).

Finalement la petite Force Multinationale d'Afrique Centrale (FOMAC), renforcée depuis le 18 décembre par l'armée tchadienne, réussit à faire ce que les unités françaises avaient reçu l'ordre de ne pas faire, à savoir arrêter la progression islamiste, et le Séléka accepta de signer un cessez-le-feu à Libreville le 11 janvier, sous l'égide de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), prévoyant un gouvernement d'union nationale dirigé par le président Bozizé (qui terminerait son mandat en 2016) et un premier ministre issu de l'opposition, Nicolas Tiangaye.

A peine a-t-il obtenu le premier ministère, le Séléka a violé la trève et repris les armes. Une colonne de quelques centaines de véhicules a repris la route vers le sud, saccageant ville après ville, s'est même trouvée mi-mars nez-à-nez avec les troupes françaises qui reçurent alors l'ordre de la laisser passer, imitées par les éléments tchadiens et la timide "force" africaine. Le Séléka a ainsi été autorisé à prendre Bangui le 23 mars, et a alors vu ses effectifs subitement quintuplés, 20000 opportunistes se joignant dans la capitale aux 5000 pillards venus du nord, ces trancheurs de gorges appelés pudiquement coupeurs de routes. Le 24 mars le chef du Séléka Michel Djotodia s'est proclamé président de la république et, pour un semblant de continuité institutionnelle, a gardé le premier ministre Séléka Nicolas Tiangaye nommé par le président François Bozizé. Comme annoncé l'Union Africaine a immédiatement suspendu la Centrafrique mais la France, soutenue par les Etats-Unis, a lancé une offensive diplomatique et médiatique pour la reconnaissance de ce qu'elle appelle "autorités de transition".

Cependant, au fur et à mesure des semaines et des atrocités, de plus en plus de voix et de médias africains se sont élevés pour dénoncer les exactions, amenant l'Union Africaine à créer le 19 juillet une Mission Internationale de Soutien à la République Centrafricaine sous Conduite Africaine (MISCA) en remplacement de sa symbolique MICOPAX, et obligeant la France à saisir le Conseil de Sécurité de l'ONU, pour essentiellement assurer le Tchad, la CEEAC (qui insiste sur le désarmement des éléments étrangers) et l'Union Africaine du ferme soutien moral onusien. Opportunément Michel Djotodia a annoncé le 13 septembre la "dissolution" du Séléka, ce qui permit au Conseil de Sécurité, par sa résolution 2121 du 10 octobre, de formellement condamner la prise de pouvoir par la force par le Séléka et d'exiger le respect de l'accord de Libreville... par les "autorités de transition", donc le même ex-Séléka ainsi internationalement reconnu et investi.

Depuis la mi-octobre la Fance, appuyée par les Etats-Unis, annonce qu'il y a un risque de "génocide inter-religieux", sans préciser que sa crainte spécifique est que la population à 90% non musulmane massacre indistinctement les 10% de musulmans en se rebellant contre le joug islamiste sanguinaire du (ex-) Séléka, qui avait commencé dès décembre 2012 par la destruction des églises catholiques et temples protestants et s'est amplifié depuis mars en massacre et viol généralisé des chrétiens. Car comme l'écrivait le grand africanologue Bernard Lugan le 22 novembre ("la France a trop attendu") mais aussi dès le 26 décembre 2012, c'est il y a un an qu'il fallait intervenir. Après la surprise de l'autorisation française à la prise de pouvoir par le Séléka en mars, et quelques mois d'atrocités, la population centrafricaine a commencé à constituer des groupes d'auto-défense (dont l'appellation française de "milices" occulte le pauvre armement en armes blanches) ou anti-balaka, auxquels se sont joints des reliquats des anciennes Forces Armées Centrafricaines (FACA) débandées en mars. La France, sous couvert de vouloir éviter un "génocide" et restaurer "l'ordre" (du Séléka renommé "autorités de transition"), s'est activée à l'ONU pour obtenir le mandat international qui lui permettrait de renforcer d'une compagnie ou d'un bataillon son bataillon déjà présent depuis avant le dernier coup d'état, oubliant que pour lancer toute son armée contre la Yougoslavie afin de livrer le Kossovo et la Métochie aux islamistes immigrés albanais elle n'avait pas sollicité la permission de l'ONU. Par ailleurs depuis la modification de l'article 35 de la constitution française en 2008, le gouvernement n'a même plus besoin de demander l'autorisation au parlement avant d'entrer en guerre contre (ou d'intervenir dans) un pays tiers, et il peut n'annoncer ses buts de guerre qu'après l'ouverture des hostilités. De toute façon il annoncera le même but que d'habitude, "sauver la population civile".

Le discours français, que l'on peut apprécier dans les canaux comme Le Monde, est que le bienveillant président de transition est débordé par d'ex-rebelles (on lit même une opposition entre "ex-rebelles" et "nouveaux rebelles"), et que des éléments incontrôlés sèment la zizanie, comme si le Séléka, officiellement "dissous" bien que jamais officiellement fondé, n'avait pas été depuis le début une coalition hétéroclite d'éléments incontrôlés et indisciplinés tristement célèbres au Darfour soudanais, venus pour la razzia ou le rezzou traditionnel en Islam et donc non désireux de s'assagir même après avoir installé leur chef Djotodia sur le fauteuil présidentiel.

Par son hypocrite résolution 2127, que la France préparait depuis septembre et dont elle a obtenu le vote jeudi 5 décembre, le Conseil de Sécurité de l'ONU fait la part belle aux "autorités de transition" et se réfère à l'Accord de Libreville du 11 janvier, prétendant ignorer que le "gouvernement" actuel est issu de la violation de cet accord et du coup d'état du 23 mars, entend faire "rétablir l'ordre constitutionnel" et "rétablir l'ordre public", sans préciser s'il s'agit de l'ordre d'avant ou d'après le 23 mars, et se déclare "particulièrement préoccupé par l'apparition d'une nouvelle logique de violences et de représailles et par le risque qu'elle dégénère en fracture religieuse et ethnique à l'échelle nationale". L'ONU reprend aussi à son compte la MISCA.

Jeudi 5 décembre, dès l'annonce du vote de la résolution 2127 et donc du déploiement des forces françaises déjà arrivées, la population chrétienne de Bangui se soulève contre le joug islamiste, et les anti-balaka aidés par les éléments résiduels de l'armée centrafricaine (FACA) arrivent à chasser le Séléka ou l'ex-Séléka de la capitale, tandis que la presse française s'alarme de 140 morts et les présente comme un "bain de sang" plus grave que toutes les atrocités commises par le Séléka depuis un an, nécessitant l'accélération du renforcement français initialement prévu pour après le sommet franco-africain des 6 et 7 décembre. De son côté Nicolas Tiangaye, le premier ministre "de transition" Séléka, de Paris où il est en visite officielle, loue et salue l'intervention française et demande d'ores et déjà qu'elle dure plus longtemps que ce que le président Hollande annonce à l'opinion française.

Les premières images diffusées par les journaux africains, puis par les télévisions françaises, montrent une armée française méconnaissable, en casque lourd. Normalement l'armée française ne porte pas de casque en Afrique, d'une part parce qu'il n'y a pas de "ferraille du champ de bataille" en l'absence de champ de bataille (c'est la débandade rapide dès que la France est annoncée) et de débris d'artillerie (les coupeurs de route rafalent derrière eux en courant), et d'autre part pour montrer le courage et le visage humain de soldats qui n'ont pas peur et vont au contact de la population (contrairement par exemple aux tortues ninjas états-uniennes). Le couvre-chef du soldat français a même une signification que reconnaissent les Africains : le béret rouge signale une opération surprise rapide et ponctuelle, le béret vert signale une opération publicitaire mais qui risque de saigner, le béret bleu avec l'ancre signale qu'il est là pour rester, et la casquette signale une opération multinationale. Alors, si la première compagnie envoyée en renfort du bataillon qui s'est écarté sur le passage des islamistes en mars est affublée d'un inconfortable casque lourd, c'est évidemment qu'elle ne vient pas combattre, mais aussi que la France, avec la bénédiction onusienne, prétend s'engager lourdement, comme pour intimider la population centrafricaine.

Il est à souhaiter que l'opération Esbrouffe n'a pas pour but de restaurer l'ordre des "autorités de transition", c'est-à-dire du Séléka islamiste, aux dépens d'une population chrétienne et francophile qui irait grossir les rangs des peuples africains trahis par le gouvernement français depuis bientôt vingt ans.

jeudi 5 décembre 2013

el "cordobajo" de los 3 y 4 de diciembre del 2013

Primeras reflexiones sobre el "cordobajo" de los 3 y 4 de diciembre del 2013.

El 3 de diciembre la policía de la provincia de Córdoba se puso de huelga, o paro reivindicatorio, para obtener algunas mejoras salariales y estatutarias, y miles o decenas de miles de delincuentes "de un día" aprovecharon para saquear más de mil comercios, lo que ocasionó doscientos heridos, un muerto (oficialmente), y movimientos de auto-defensa colectiva espontánea, como barricadas armadas por los comerciantes en algunas calles. El gobierno de la provincia llamó por todos los medios al gobierno federal para que despache dos mil efectivos de la fuerza militar de gendarmería, y por diferencias partidarias el gobierno federal no lo hizo, así que el gobierno provincial tuvo que acordar todas las reivindicaciones policiales para poner fín al paro después de 35 horas de cáos.

Del punto de vista legal, una vez más, como tantas en los últimos cien años, se plantean las cuestiones del servicio "mínimo" debido, del servicio público en general y del "derecho" de huelga pagada, que sea por un emprendedor privado o por el contribuyente. En los países comunistas la huelga era ilegal porque lógicamente ningún interés privado, corporatista o categorial podía levantarse contra la democracia popular.

Del punto de vista securitario, se plantea la necesidad de fuerzas de segunda categoría de mantenimiento del órden público. Los tres países más poblados del mundo, China, India y Estados Unidos no las tienen. China es una dictadura totalitaria, con importantes efectivos policiales, pero ante una contestación amplia, en 1989, tuvo que utilizar el ejército. Estados Unidos es una mezcla de federalismo y de sistema securitario fallido, con poblaciones policiales y carcerales récord en el mundo, y ante una situación un poco complicada (búsquedad de dos sospechos del atentado contra el maratón de Bostón) los estados mobilizan el ejército de reserva de defensa territorial (National Guard) perteneciendo al nivel del estado (provincia) pero con verdaderas misiones de defensa nacional y participación en los despliegues exteriores. Cuando Rusia, salida del totalitarismo soviético y habiendo recién visto algunas grandes contestaciones populares (cadena humana Vilnius-Tallín de 1989), decidió constituir una fuerza policial digna de un gran país moderno, más allá de la modernización de la "milicia" urbana, estudió los sistemas de mantenimiento del órden de las democracias más seguras y pidió a Francia que le construyera unas fuerzas de segunda categoría como las Compagnies Républicaines de Sécurité y la Gendarmerie Mobile (misión Badinter). Córdoba tiene fuerzas (de policía) especiales para operaciones antiterroristas o de liberación de rehenes, pretende tener équipos anti-disturbios, pero no tiene ninguna fuerza de estatuto diferente de la policía convencional, con gremios. Si bien el disidente puede tener objeciones a la constitución de una policía política de uso discrecional y secreto, el ciudadano común merece ser protegido de movimientos conflictuales de gran amplitud.

Del punto de vista ético, el llamado a una intervención de gendarmería, es decir militar, conlleva cuestiones de dos niveles. Al nivel argentino, no se puede ocultar el tremendo complejo psicológico de la sociedad argentina ante cualquier desempeño de las fuerzas armadas en las misiones de mantenimiento del órden público interior. Este complejo es muy percibible dentro de las mismas fuerzas armadas, y por supuesto acentuado por las políticas de opresión antimilitarista del gobierno pingüino-montonero. Cada vez que los oficiales argentinos se reúnen con sus pares extranjeros, y especialmente cuando estos últimos intentan promover los nuevos conceptos de "seguridad integral" interior y exterior facilitados por la promoción del terrorismo (asunto de seguridad) al nivel de amenaza nacional (asunto de defensa) que permite a algunos gobiernos atlánticos desarmar y desanimar su defensa, dichos oficiales argentinos insisten en que en este país democrático y estado de derecho las fuerzas armadas son no solamente subordinadas sino sometidas al poder civil, y no se meten en asuntos de seguridad interior. No se podría imaginar, en la Argentina de hoy, un estado de sitio militar permanente como por ejemplo en Francia donde las fuerzas armadas hacen patrullas en los lugares públicos, notablemente aeropuertos y estaciones ferroviarias, desde más de veinte años. En este tema las fuerzas armadas no se dieron cuenta todavía que la ascensión del general Milani por Cristina Kirchner es una confirmación y acentuación de la reorientación de los (pobres) servicios de inteligencia militar hacia fines y misiones interiores, civiles, políticas y partidarias. Al nivel general, y a pesar de esta nueva tendencia de algunos países (seguidores de la "guerra al terrorismo") a mezclar los géneros y las misiones para justificar el desmantelamiento progresivo de sus fuerzas militares, hay algunas diferencias fundamentales entre las finalidades, las tácticas, el adiestramiento y las motivaciones de las fuerzas militares y de las policiales, como explicitado en los manuales de mantenimiento del órden para militares en fuerza de tercera categoría o último recurso, ya que no es ni la práctica ni la vocación del militar: su vocación es la defensa del país (no su órden), su enemigo es extranjero (no nacional) y su modo de acción, aún cuando estéticamente llamado hoy "coerción", es la neutralización o destrucción, lo que significa tradicionalmente matar.

Del punto de vista constitucional, se plantea una vez más la cuestión de las relaciones entre las provincias unidas y el estado federal (o entre las Provincias Unidas y Buenos Aires), y del conflicto entre los Federales y los Unitarios que hizo tantos muertos cuando la ideología nacionalista era de moda, en el siglo 19. Uno se acuerda que, hace menos de diez años, cuando el ejecutivo federal intentó aprovechar de la mala fama (justificada) de la "Bonaerense" (más una mafia que una policía) para imponer en todo el país una policía "nacional", todas las provincias, empezando por las mayores, se refirieron a la Constitución y a las responsabilidades transferidas por ellas al nivel confederal, dejando en claro que, aunque el mismo gobierno bonaerense fuera incapaz de asumir sus responsabilidades y pidiera ayuda (o necesitaría intervención) federal, cualquier intento de intromisión de fuerza, y por fuerza, en las demás provincias, resuscitaría las veleidades de secesión aparecidas por motivos económicos en 2001-2002. Hoy el gobierno de la segunda provincia del país, fallando en su misión de policia, y dando la oportunidad al ejecutivo federal de hacer percibir (por motivos partidarios) esta fallencia, empeorando la crisis al no enviar los refuerzos pedidos en emergencia, facilita el avance de las ideas unitaristas nacionalistas en contra de las autonomías provinciales constituyentes de la confederación argentina.

Del punto de vista sociológico, y teniendo en mente, comparativamente, que en Suiza ningún paro policial podría acabar con el civismo de la gente, se puede notar que la Argentina pasó de un estado obviamente civilizado a un estado meramente polizado. El Europeo de América se bajó al nivel de un vulgar Estadounidense sin fe ni ley, la punta avanzada occidental de la civilización terminó en el Far-West, las botas del gaucho siendo más prácticas para llevar el cuchillo que para bailar el tango. Lo que occurrió es una regresión de civilización que apenas se había observado a comienzos del 2002 cuando la gente había perdido su dinero y a veces padecía hambre. Hay que reflexionar a las consecuencias a medio y largo plazo, sobre la educación individual y social, de un modo de gobernar que, durante un lustro y medio, se burló de la representación popular en el parlamento y consideró a todos los ciudadanos como a priori delincuentes, suponiendo la evasión fiscal generalizada, sistematizando la mentira (a propósito de la inflación por ejemplo) y el robo (por actualización de las jubilaciones sobre bases mentirosas por ejemplo) estatales, y publicando varias normas legales (aunque inconstitucionales) estableciendo la presunción de culpabilidad en donde la prueba de inocencia recae en el ciudadano, instituyendo un contexto en que "él que no miente -o roba- pierde".

Del punto de vista politológico, se plantea la cuestión de los deberes del Estado. ¿Es gobernar un derecho adquirido por victoria electoral o un deber conferido por una autoridad superior? En los países sin otra tradición que republicana, el único soberano conocido es el pueblo, y en América la principal fuente de legitimidad aceptada sale de las urnas (cuando en África la más aceptada sale de la demostración de fuerza, o en Asia de la filiación genética). Viniendo de algún orígen trascendente, el poder era un medio para ejercer un deber; pero cuando es adquirido y no conferido, el poder es un objeto de lucha y se convierte en un fín de por sí. Cuando el gobierno es de orígen contractual se puede negociar con él, y él mismo negocia sus servicios, el colmo siendo el nuevo sistema francés de "contrato operacional" impuesto a las fuerzas armadas por el ejecutivo, que se protege ante el pueblo haciéndolo firmar por el parlamento: convirtiendo su obligación de resultados, la defensa del país, en obligación de medios, el presupuesto votado, afín de sobrevivir a la derrota militar (y preparando simultáneamente la contratación de servicios militares privatizados), el Estado capital-socialista que controla la mitad de la economía del país se deshace de las funciones regalianas que fueron la razón de ser del Estado mismo. Hoy el estado de Córdoba, uno de los fundadores de las Provincias Unidas y de la Confederación Argentina, está tomando el mismo camino. Pero cuando un Estado niega sus deberes y obliga a los ciudadanos a auto-organizar un servicio de sustitución, prepara su destitución y su reemplazo.

En los próximos días y meses saldrán otros comentarios y estudios de estos dos días del "cordobajo" de diciembre de 2013, éstas son meramente unas primeras reflexiones en caliente.

ces mercenaires français rappelés du Levant

La presse française diffuse depuis quelques semaines une campagne de communication criminelle. La profusion et la simultanéité de la paru...