lundi 18 novembre 2013

auto-ridiculisation volontaire

A peine arrivé à Tel-Aviv (juste le temps que le corrector sèche afin de remplacer la signature de Nétanyahou par la sienne sur la liste qu'on lui a remise), Hollande a présenté les "exigences" de la France pour un accord sur l'industrie nucléaire iranienne :
- mise de toutes les installations nucléaires iraniennes sous contrôle international,
- suspension de l'enrichissement d'uranium à 20% (on ignore jusqu'à quand),
- réduction du stock existant d'uranium enrichi (on ignore de combien),
- arrêt de la construction de la centrale d'Arak.
 
La première exigence étant évidemment inacceptable par l'Iran, les Etats-Unis ne lui ont même pas laissé le temps de répondre et ont déclaré immédiatement que l'intransigeance de la France et d'Israël (ils ont bien vu où Hollande était allé chercher ses consignes) était contre-productive.
 
Les Etats-Unis feront tout pour que l'Iran accepte l'allègement de l'embargo financier à son encontre, et Israël estime désormais à 100 milliards de dollars la dot promise par les Etats-Unis sous diverses formes en échange du retour de l'Iran dans le système dollar, d'autant plus urgent que les informations diffusées par la presse internationale (et infusées évidemment par Israël) depuis deux jours sur la nouvelle alliance militaire entre Israël et l'Arabie Séoudite peuvent inquiéter les Etats-Unis : si elle peut se passer de la protection militaire états-unienne, l'Arabie pourrait fort bien arrêter de vendre son pétrole en dollars, le Conseil de Coopération du Golfe suivra et le pétrodollar cessera d'exister... sauf si tous ces pays sont remplacés par l'Iran, inopportunément interdit de commercer en dollar.
 
L'accord avec l'Iran sera donc signé cette semaine, comme prévu, la France le signera évidemment et Hollande n'aura plus qu'à trouver un prétexte au subit retrait de ses "exigences" et à la ridiculisation de la France.

Aucun commentaire:

rappel pour la sécurisation des églises

En abrogeant l'urgence plutôt que l'état, le gouvernement a signifié qu'il s'accommodait de la menace (il a d'ailleu...