dimanche 14 juin 2009

Pandémie grippale - que nous cache-t-on ?

Depuis un mois et demi les media nous ressassent la grippe des pourceaux.
Si cette maladie est si grave, pourquoi le gouvernement français l'a-t-il laissée introduire en France, en refusant systématiquement d'appliquer les mesures judicieusement inscrites dans le plan national de prévention et de lutte contre la pandémie grippale, mis à jour il y a quelques mois ?
Est-il vraiment préférable de soumettre la population française à une maladie mortelle plutôt que de risquer d'entraver l'économie et le commerce avec l'Amérique du nord ?
Si cette maladie n'est pas grave, pourquoi le gouvernement a-t-il interrompu la livraison des traitements anti-grippaux aux pharmacies et aux grossistes, en réquisitionnant toute la production pour les hôpitaux, sous protection militaire, et en préparant la vaccination obligatoire de toute la population cet automne ?
Peut-on imaginer que les intérêts privés de quelques groupes pharmaceutiques aient pu obtenir la complicité des gouvernements les plus puissants pour alléger leur crise ?
Est-il possible qu'en cette année de nationalisations de banques on ait mis en oeuvre un niveau d'alerte prévoyant la réquisition de biens et personnes, le contrôle des prix, la mobilisation de la défense territoriale, la limitation des mouvements internes, et qu'on n'ait pas nationalisé ou réquisitionné les brevets d'exploitation commerciale des médicaments susceptibles de sauver des millions de vies ?
Doit-ont envisager qu'un gouvernement puisse être assez corrompu pour vacciner de force toute une population contre une maladie inoffensive ?
Que penser d'un gouvernement qui prétend demander à la Commission Européenne la fermeture des frontières, puis quand celle-ci répond que c'est encore du ressort de chaque gouvernement, se garde bien de les fermer ?
Que penser quand un régime, qui avait menti sur le trajet du nuage de Tchernobyl puis sur le nombre de milliers de morts d'une canicule, déclare qu'en dépit du maintien des vols et du refus du contrôle sanitaire aux frontières il n'y a eu en un mois et demi que 80 cas dans un pays entouré de voisins qui en ont eu plusieurs centaines ?
Serait-il possible que certains gouvernements se soient d'abord compromis, puis aient ensuite réalisé la catastrophe économique et sociale qu'entraînerait une paralysie injustifiée de la vie d'un pays ?
Comment expliquer les contradictions de l'Organisation Mondiale de la Santé, qui constate statistiquement une véritable pandémie et dans le même temps signale que ce virus qui "peut encore évoluer vers une forme plus nocive" est relativement anodin ? Ou qui fournit aux gouvernements le cadre juridique leur permettant de proclamer l'état d'exception, leur rappelle leur liberté de le faire, mais n'émet aucune recommandation musclée pourtant en son pouvoir ?
Est-il rassurant ou inquiétant que si l'Organisation Mondiale de la Santé incite bien les grands laboratoires à démarrer la production d'un vaccin dès qu'ils auront fini la production annuelle du vaccin contre la grippe saisonnière dans l'hémisphère nord, elle ne leur demande pas d'interrompre cette production du vaccin habituel pour travailler plus tôt sur le vaccin exceptionnel ?

Dernières nouvelles :
- Novartis est prête, grâce à sa propriété intellectuelle de l'adjuvant exclusif MF59 (www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/12/novartis-nous-sommes-prets_1206137_3244.html#ens_id=1185166).
- .des résistances au Tamiflu apparaîtront si des traitements contrefaits font leur apparition sur le marché (http://actualite.portail.free.fr/monde/12-06-2009/les-pays-pauvres-1e-front-de-la-lutte-contre-la-grippe-ah1n1/).

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