lundi 19 février 2018

débordement de frontières

Samedi 10 février le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré inquiet de l'escalade de la guerre en Syrie et du débordement par-delà ses frontières.
 
Il est difficile de savoir s'il faisait référence à l'intrusion de l'armée de l'air israélienne en Syrie ou de la chute en Israël du bombardier israélien touché en Syrie par la défense antiaérienne, mais il s'agissait d'un événement du jour, et la référence au débordement des frontières n'était pas anodine. Car par contre il n'a pas manifesté son inquiétude deux jours plus tôt, le 8, lorsque l'armée de l'air étatsunienne a attaqué l'armée syrienne et s'est vantée d'avoir tué une centaine de "combattants pro-gouvernementaux qui allaient attaquer des combattants anti-gouvernementaux", c'est-à-dire des soldats syriens en mission contre des mercenaires de la coalition antisyrienne infiltrés en Syrie. Il n'a pas non plus protesté lorsque les Etats-Unis ont déclaré aussi qu'une attaque meurtrière de leur part était une opération de pures représailles, avouant là expressément un crime de guerre comme toute opération militaire sans nécessité tactique.
 
Par débordement des frontières il ne faisait pas référence au franchissement en nombre de la frontière syrienne par les forces étatsuniennes, pour la mise en place d'une occupation permanente du tiers oriental du pays et l'appui permanent des armées supplétives qui combattent la Syrie de l'intérieur, pour l'entraînement et la direction de guérilleros, voire pour des coups de main ou des bombardements directs de l'armée régulière de la Syrie. A l'intérieur même des frontières de la Syrie, il ne semble pas gêné par le déni d'aide humanitaire, pourtant constitutif d'un crime de guerre, envers par exemple le camp de réfugiés d'El Rukban, où s'entassent depuis 2014 plusieurs dizaines de milliers de déplacés civils, femmes et enfants pour la plupart, auxquels l'accès humanitaire est totalement et volontairement empêché par les Etats-Unis d'Amérique depuis qu'ils ont installé une base militaire d'occupation à Al Tanf (et deux centres d'entraînement d'islamistes).
 
Alors que les Etats-Unis venaient juste de prétendre justifier une attaque contre l'armée syrienne par le motif de "légitime défense" (sic), il a omis de les corriger et de rappeler qu'en l'occurrence c'est la Syrie, pays souverain, qui relève de la légitime défense lorsqu'elle réagit aux attaques étrangères, étatsuniennes par exemple, contre sa population et son territoire. En appelant tous les acteurs à "obéir au droit international" il a omis de préciser qu'en Syrie il n'y a que le gouvernement syrien, et accessoirement les forces russes invitées par un accord de défense, dont les actions soient conformes au droit international que toutes les autres parties violent du fait même de leur attaque contre le pays.
 
S'inquiétant du débordement par-delà les frontières syriennes, Antonio Guterres a magistralement oublié d'inviter les Etats-Unis à refranchir en sens inverse leurs propres frontières et à y rapatrier leurs forces. Pourtant s'il s'inquiétait d'une occupation partielle des Etats-Unis par l'armée syrienne, ou d'un soutien syrien à une opposition "modérée" armée et terroriste sur le territoire étatsunien, il aurait certainement été plus implicite.
 
Décidément, la nomination d'un secrétaire général issu d'un pays membre de l'OTAN n'a pas particulièrement amélioré la pertinence de l'ONU.

une carrure d'homme d'Etat

Mercredi dernier 14 février le Tribunal Suprême espagnol s'est enfin trouvé confronté à un véritable homme d'Etat catalan.
 
Contrairement aux politiciens qui ont été arrêtés par surprise lors d'une audition devant un tribunal, les autorités espagnoles n'ayant pas osé tenter d'arrêter des élus catalans dans la rue ou chez eux, ou à ceux qui se sont exilés pour préserver illégalement leur liberté, celui-ci s'est présenté, sur convocation, avec un petit nécessaire de toilette et la ferme conviction d'un transfert direct du bureau du juge à la prison sans passer par la case départ+20000.
 
Ne répondant qu'aux questions de son avocat et à quelque interrogation directe du juge, ce politicien a impassiblement ignoré toutes les questions du ministère public (procureur) et de la prétendue "accusation populaire", sorte de partie civile privée espagnole se déclarant lésée par le sécessionnisme catalan. Il a cependant répondu (à mots comptés mais pesés) en espagnol, tranchant ostensiblement avec son habitude de s'exprimer principalement en aranais (langue d'oc) au sein du parlement catalan où cette langue est co-officielle, et n'arborait d'ailleurs pas le fameux tricot rouge à la croix du Languedoc jaune soulignant parfois sa présence, sans qu'il lui soit besoin de bomber le torse, lors des actes officiels du gouvernement catalan.
 
Sans chercher à construire une défense basée sur le mensonge concernant ses actes ou ses intentions et donc un aveu, feint ou réel, de trahison du mandat confié par ses électeurs, cet élu a choisi d'assumer jusqu'au bout la mission qui lui a été confiée, même au-delà de son mandat parlementaire terminé de facto par la dissolution (anticonstitutionnelle) du parlement catalan le 28 octobre puis de jure par l'élection d'un nouveau parlement le 21 décembre, et même aux dépens de sa vie privée et de sa liberté. Il s'agit là d'ailleurs d'un tournant parmi l'ensemble des procès des divers impliqués dans la déclaration d'indépendance du 10 octobre, puisque tous les accusés, à commencer par la présidente du parlement, le président et le vice-président du gouvernement, ont assuré que cette déclaration, puis sa proclamation du 27 octobre, n'était que "cosmétique" et ne poursuivait qu'un but symbolique sans véritable intention de sécession.
 
Ce 14 février, l'ancien chef du groupe parlementaire d'extrême-gauche anticapitaliste la Candidature d'Unité Populaire, sans sourciller ni accuser quelqu'autre élu des autres partis, n'a personnellement confessé aucune faute, prétexté aucun malentendu et exprimé aucun regret. Il n'y a aucun doute en son esprit et il ne peut y en avoir pour la justice espagnole. La déclaration unilatérale d'indépendance était bien soupesée, elle visait l'instauration d'une république de Catalogne totalement indépendante du royaume d'Espagne, et le parlement catalan a bien voté et approuvé cette déclaration dans l'intention incontestable de la rendre effective. Si le gouvernement catalan ne s'était pas débandé après le coup d'Etat (mot de ce député pour désigner la violation de la constitution et du statut par l'exécutif espagnol) déguisé en application de l'article 155, et s'il avait au contraire poursuivi son mandat récemment confirmé dans les urnes, la Catalogne serait irrévocablement souveraine. Et c'est bien dans cet esprit de sécession concrète et réelle que les députés de la CUP, dont le chef du groupe parlementaire, ont voté en faveur de la déclaration d'indépendance, comme cela leur avait été demandé par leurs électeurs et confirmé par consultation interne, ce qui laisse d'ailleurs entendre qu'ils auraient voté ainsi, au nom de leur base, même si le referendum n'avait pas pu se tenir ou s'était soldé par une victoire de l'unionisme. L'ancien député de la CUP a ajouté que celle-ci n'a pas changé une virgule à son programme indépendantiste explicite matérialisé dans la déclaration d'indépendance.
 
En passant, l'ancien chef de groupe parlementaire a loué le calme exemplaire de la population catalane durant tout le processus, y compris face aux violences policières, et a assuré que les détériorations de véhicules de gendarmerie intervenues les 20 et 21 septembre à Barcelone avaient été provoquées par des journalistes. Pour mémoire, il s'agit du seul acte de violence (sans blessés) que la justice espagnole ait trouvé pour inculper certains politiciens et chefs d'associations de rébellion, alors que sans recours à la violence la tentative de sécession ne pourrait être qualifiée que de sédition, les deux délits de sédition et rébellion étant bien distincts dans le code pénal espagnol.
 
Beaucoup plus important, l'accusé caractérisé par sa cohérence, sa franchise et son courage face à l'éventualité de l'emprisonnement, a déclaré tout ignorer d'une part du fameux document EnfoCATs, et d'autre part du prétendu "comité stratégique" mentionné dans ce document, et n'en avoir jamais entendu parler avant que la presse n'en fasse ses gros titres. Or ce document à l'authenticité incertaine est la base sur laquelle la justice espagnole accuse les indépendantistes d'avoir sinon fomenté du moins souhaité une explosion de violence dans la rue, ce qu'elle déduit (abusivement) de l'expression "conflit démocratique", et donc d'être coupables d'intention de rébellion (violente) en plus du délit consommé de sédition (non violente). Le seul exemplaire connu de ce document, type présentation Powerpoint rédigée en catalan, est celui présenté par la justice à la presse après sa prétendue découverte lors d'une perquisition en septembre chez un adjoint du vice-président catalan. Ce document, s'il est authentique, aurait été rédigé au tout début 2016, au moment de la constitution du gouvernement issu des élections de septembre 2015 considérées comme un mandat de conduite à l'indépendance, et ne prévoyant pas de referendum (qui fut incorporé à la feuille de route plus tard). Bien que le mot violence n'y figure que dans l'expression, parmi les hypothèses, de "réaction violente de l'Etat" (espagnol), et qu'il ne consiste qu'en généralités reprenant le langage démocratique et non-violent du Livre Blanc sur la Transition Nationale, son opportune apparition a le mérite (c'est d'ailleurs son seul apport) de lier entre elles toutes les figures de l'indépendantisme, puisqu'il prévoit parallèlement à l'officiel gouvernement de transition un "comité stratégique" de direction, composé des membres les plus importants du gouvernement, des chefs de groupes parlementaires indépendantistes, des chefs de partis indépendantistes et des chefs d'associations souverainistes, en singulier contraste avec le discours démocratique du parlement et du gouvernement. Si le juge Pablo Llarena tient tant à ce document, en prétendant qu'il démontre la recherche de violence alors qu'une simple lecture suffit pour voir que c'est faux, c'est peut-être en vue d'une accusation de constitution d'une instance gouvernementale clandestine.
 
Le fait que le chef du groupe parlementaire le plus irréductiblement indépendantiste, et qui fait parallèlement preuve d'une honnêteté totale tant vis-à-vis de ses électeurs catalans que de la justice espagnole, déclare n'avoir jamais entendu parler de ce comité prétendument existant depuis deux ans et dont il devrait être membre de droit, ne porte pas seulement un sérieux coup à l'accusation d'intention de rébellion violente portée par le ministère public sur la base de ce document, mais surtout à toute future accusation de dictature occulte par un comité non élu. Semblant accorder sa confiance à l'accusé, et au contraire d'autres imputés, le Tribunal Suprême espagnol l'a laissé en liberté.
 
Cet homme politique catalan (ou plutôt aranais) qui montre la carrure d'un véritable homme d'Etat est une femme, Mireia Boya.

mardi 13 février 2018

institutionnalisation de l'islam

L'étude des relations internationales impose parfois de se pencher, fût-ce avec réticence, sur la politique intérieure des grandes puissances qui influencent le monde.
 
Le président Emmanuel Macron, dont le prénom d'origine hébraïque qui signifie "avec nous Dieu" pourrait aisément être actualisé en Emmanuallah sans perdre sa signification fondamentale, annonce l'institutionnalisation de l'islam en France.
 
Certes ce n'était pas précisément dans son programme électoral, d'ailleurs vide et essentiellement remplacé par un discours de haine envers la France prononcé à l'étranger (dans un pays qui se dit ennemi) en conclusion de sa campagne électorale. Il n'y avait donc pas de projet précis mais l'intention générale était claire. Ainsi les électeurs français ne peuvent pas se plaindre (et ne se plaignent d'ailleurs pas), puisqu'après avoir présélectionné la seule candidate qui disait vouloir commencer son mandat par des referenda sur tous les sujets importants et le seul candidat qui disait vouloir gouverner par ordonnances sans consultation du parlement, ils ont finalement choisi ce dernier pour diriger le régime et administrer le pays pendant cinq ans. Comme on l'écrivait le 21 avril 2017 "un détachement notable de Macron ou Fillon signifierait une abdication du souverain électorat" (www.stratediplo.blogspot.com/2017/04/reconduction-ad-nutum-et-ad-nauseam.html), et comme on le confirmait le 10 mai "tandis que le peuple voit le qualificatif de populiste dévoyé en injure disqualifiante [...] l'électorat français en a tiré les conséquences et se retire de la politique" (www.stratediplo.blogspot.com/2017/05/le-dernier-president.html). On ajoutait alors que "le peuple souverain a signifié son abdication".
 
Et cette institutionnalisation n'était pas non plus nécessaire, puisque non seulement la majorité du pays y est opposée, mais que, de plus, la minorité mahométane ne la demande pas et ne l'attend pas. La France n'est ni le Maroc ni la Jordanie, dont les chefs d'Etat peuvent de manière plus ou moins crédible se revendiquer descendants du prophète sans prophéties et donc incarner le caliphat au moins au niveau national, même si certains des décrets qu'ils prennent peuvent être considérés comme des infractions locales et temporaires à la charia, la loi de l'islam définie dans le Coran. A contrario, quelles concessions que le régime jacobin français veuille bien faire envers l'islam, il sera toujours considéré par les musulmans comme illégitime à les gouverner. Si l'institutionnalisation de l'islam voulue par les maîtres du président Macron est évidemment une reconnaissance de l'islam par le régime, elle n'a aucune chance d'obtenir une reconnaissance du régime par l'islam. Cela, les instigateurs de ce projet ne peuvent pas l'ignorer, puisqu'ils n'ont aucun principe mais certainement pas aucune instruction. Cette initiative ne vise donc pas à séduire la société mahométane.
 
Elle ne vise pas non plus à l'encadrer ou à l'encaserner, même si c'est un des alibis avancés depuis la présidence de Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa pour la fourniture de moyens organisationnels à l'islam. En effet, comme on le rappelait le 25 décembre dernier (www.stratediplo.blogspot.com/2017/12/la-fin-de-la-laicite.html) au sujet de l'abandon de la prétendue séparation de l'Etat et de l'Eglise (sans séparation de biens) un siècle après la nationalisation de cette dernière, "rien n'est plus étranger à l'islam que la notion de clercs et surtout de laïcs". Les mouftis ont essentiellement un rôle d'instruction, ils ne sont pas une hiérarchie de commandement des mahométans. Non seulement une institution de l'islam en France n'aura jamais le moindre pouvoir de contrôle ou d'orientation des mahométans, mais elle ne relaiera jamais non plus le moindre message qui diffère de celui gravé dans le Coran et diffusé par Al Azhar même si le gouvernement français lui demandait, par exemple, d'enseigner l'égalité de l'homme et de la femme.
 
L'institutionnalisation de l'islam ne vise pas non plus l'Etat, dont les grands serviteurs n'ont aucune intention d'abjurer l'idéologie franc-maçonne affirmée sur tous les frontons de bâtiments publics. Toutes les innovations légales et technobiologiques visant à dépersonnaliser l'homme, en matière par exemple de patronymie, de moeurs, de reproduction, de nature du corps, de santé, de début et de fin de la vie, sont pour l'essentiel (car même la contradiction islamique apparente entre autorisation de sodomiser et condamnation d'être sodomisé n'est pas illogique si elle est lue selon le rapport maître-soumis) aussi contraires à l'islam qu'au christianisme. Ces innovations, dont la fréquence d'introduction puis d'imposition va croissant, dénotent par leur cohérence et leur constance l'existence d'un projet social ("sociétal" diraient les néologistes) déterminé, soutenu par une politique volontariste et vigoureuse. D'autres innovations légales et morales en préparation, dont la révélation et la généralisation de par le monde occidental sera aussi soudaine et coordonnée que pour l'appariement (dit "mariage") homosexuel, heurteront aussi résolument les Mahométans que les Chrétiens ou les Juifs, même si les premiers s'en accommoderont plus facilement que les autres, au motif que de toute façon l'Etat non islamique est illégitime et provisoire. Les pouvoirs supranationaux qui dictent l'agenda de la construction de la société matérialiste absolue (où la vie de l'homme n'aura pas de valeur plus sacrée que celle du chien ou d'autres conglomérats de cellules) n'ont aucune intention de se convertir eux-mêmes à l'islam qu'ils entendent imposer comme idéologie de la soumission.
 
Si l'institutionnalisation de l'islam en France ne s'adresse ni aux musulmans ni aux serviteurs de l'Etat, elle vise donc le reste de la société. C'est d'abord un message, indiquant aux peuples de France que l'islam passe du statut d'option personnelle à celui de choix étatique. Après que le même président Macron ait ostensiblement refusé de toucher l'eau bénite disposée au chevet de la dépouille de Jean-Philippe Smet (dit Johnny Halliday) invitant les visiteurs à la bénir, il faut s'attendre au contraire à sa fréquentation assidue de la fête de l'égorgement, à l'exemple des édiles parisiens grands promoteurs du ramadan. Tandis que la justice aux ordres punit sévèrement toute offense envers l'islam dans une inéquité flagrante avec sa bienveillance pour les blasphémateurs du christianisme, les réfractaires à l'islamisation sont déportés dans les enclaves de droit musulman de l'archipel carcéral extraterritorialisé (www.stratediplo.blogspot.com/2017/07/deportation-hors-etat-de-droit-pour.html). Petit à petit, c'est toute une panoplie de répression qui est mise en place pour soumettre les peuples de France à l'islam. Les grandes campagnes médiatiques d'incitation à l'affichage des signes extérieurs de la soumission se doublent de travaux législatifs visant l'islamisation des relations de travail et de la vie en entreprise, et d'un chantier de construction jurisprudentielle visant la généralisation de l'alimentation mahométane dans la restauration collective et dans la distribution commerciale.
 
Il n'est pas impossible non plus qu'une recherche de reconnaissance internationale joue un rôle dans l'annonce d'Emmanuel Macron. L'expérience du Royaume-Uni en matière d'expérimentation puis de multiplication de tribunaux islamiques le destine à devenir un modèle à copier, l'expérience de l'Italie en matière de coordination multinationale et multistatutaire de flottes d'importation massive d'illégaux à l'anonymat garanti la destine à diffuser ce savoir-faire, et l'expérience de l'Allemagne en matière d'imposition du mensonge à la police et à la presse et d'empêchement de la sécession des provinces envahies (www.stratediplo.blogspot.com/2017/04/soumission-de-la-baviere-le-13.html) la destine à exporter ces compétences. Dans ce contexte, le gouvernement français a peut-être cherché son propre créneau d'expérimentation pour apporter sa contribution originale à l'islamisation des sociétés européennes.
 
Evidemment l'institutionnalisation d'une idéologie qui professe l'inégalité de nature entre le mahométan et le non-mahométan et l'inégalité de droits entre l'homme et la femme, qui règlemente le meurtre rituel et l'esclavage, qui justifie le viol y compris de mineurs, qui prône la peine de mort et les châtiments corporels... peut surprendre de la part d'un régime qui, il y a quelques années à peine, interdisait des sectes dont la seule déviance était la difficulté d'en sortir ou les allégations de confiscation (consentie) de patrimoine. Mais ce régime n'en est pas à une forfaiture près.

lundi 5 février 2018

conversions forcées et inconscientes de mineurs

En France comme dans toute l'Europe on entend de plus en plus parler de visites de mosquées par les élèves.
 
Ces visites sont très souvent organisées à l'avance, mais secrètement, et non annoncées, pour que les parents ne puissent pas les prévenir. Elles sont effectuées pendant les horaires d'étude de la scolarité légalement obligatoire, ce qui est évidemment un détournement de moyens puisque les parents confient leurs enfants à l'Etat quelques heures par jour, et lui allouent un budget d'éducation auquel ils contribuent sur leurs revenus, dans l'unique but d'apporter à leurs enfants une instruction expressément détaillée par un programme scolaire dont les grandes lignes sont définies par les représentants des citoyens réunis en parlement. Mais c'est surtout un détournement d'autorité temporairement déléguée à des fins spécifiques par les parents, seuls titulaires de l'autorité parentale comme de la responsabilité parentale, qui inclut la responsabilité de décider ce qui est bon pour leurs enfants (et d'en répondre en cas de mauvaise décision), jusqu'à la majorité de ceux-ci. Et c'est un franc abus d'autorité si on impose ces visites par la menace, ou l'application, de punitions disciplinaires à l'encontre des enfants récalcitrants ou des enfants de parents protestataires.
 
On objectera que le gouvernement a reçu du parlement le mandat d'imposer des obligations aux mineurs même à l'encontre de la volonté des titulaires de l'autorité parentale et de la responsabilité nourricière et éducative, par exemple des vaccinations individuelles à finalité collective pour l'éradication définitive des anciennes épidémies européennes ou la tentative de circonscription des nouvelles épidémies exotiques importées par ledit gouvernement. Ou encore, on objectera que, se voyant confier les enfants plusieurs heures par jour, le gouvernement doit aussi leur fournir des moyens d'éducation et de développement personnel au-delà de la stricte instruction, par exemple en matière physique et sportive, que les populations contribuables ne contestent d'ailleurs pas (il n'en est certes pas de même des populations redistribuables mais la corrélation n'est peut-être que coïncidente).
 
Cependant, dans la plupart des pays uniopéens l'Etat n'a aucun mandat d'instruction religieuse. Non seulement les peuples administrés ne lui ont pas confié la mission d'enseigner le christianisme, ou le judaïsme, ou même l'athéisme, mais dans la majorité des cas ils ne lui ont pas demandé non plus d'éveiller les enfants au sentiment religieux ou de leur présenter l'éventail des diverses religions. Les programmes d'humanités (quand il en reste) destinés aux adolescents sont censés présenter les philosophes grecs antiques, les français du siècle des lumières et les allemands de la révolution industrielle et capitaliste, mais ni les incitations à la méditation de Bouddha, ni les incitations à l'amour de Jésus ni les incitations au crime de Mahomet, ces dernières étant d'ailleurs prohibées (pas pour leur auteur mais pour leur nature) par la plupart des codes pénaux du monde civilisé, France incluse puisqu'en dépit de son autorisation de prôner le djihad, radiodiffusée le 5 août 2014, le gouvernement n'a pas encore demandé au parlement d'abroger les articles 211-2, 412-8, 431-6, 433-10 et R625-7 et similaires du code pénal.
 
Mais il y a bien plus grave. Aujourd'hui pour que les enfants s'assimilent (se sentent similaires) à ce qu'on leur présente, on le leur fait tester en personne et pas seulement observer. Les hussards de la république font marcher les petits garçons en talons hauts, fût-ce sur quelques mètres, pour qu'ils se rendent compte "dans leur peau" comme il est difficile d'être une femme, et ils font sauter ou s'accroupir les petites filles en pantalons serrés, fût-ce sur quelques obstacles, pour qu'elles se rendent compte "dans leur peau" comme il est difficile d'être un homme. Ils font peut-être aussi déambuler les enfants visages-pâles maquillés au cirage noir ou à la marmelade de citron, fût-ce dans la rue en face de l'école, pour leur faire expérimenter le regard des racistes blancs sur les passants noirs et jaunes. On ne leur fait pas visiter une entreprise de travaux publics sans les asseoir aux commandes d'une pelle mécanique, un régiment de cavalerie sans les faire pointer à l'écran d'une caméra infrarouge de visée, ou une ferme apicole sans goûter un peu de miel. Et, évidemment, on les fait se déchausser en entrant dans la mosquée, d'ailleurs pas par mimétisme mais parce qu'ils n'y seraient pas admis autrement, et ils racontent ensuite aux parents qu'on leur a même fait répéter quelques mots d'arabe, à titre d'illustration de la diversité culturelle et linguistique bien sûr.
 
Il est certes normal de se déchausser pour entrer dans une mosquée où c'est une règle, par respect un peu plus impératif que pour entrer dans la maison d'un proche-oriental ou d'un slave où c'est une simple coutume de savoir-vivre, comme il est normal (pour un homme) de se découvrir pour entrer dans une église où c'est la règle, par respect un peu plus impératif que pour entrer dans la maison d'un européen où c'est une simple coutume de savoir-vivre. Cependant on peut visiter une synagogue sans être circoncis, et on peut visiter une église sans être baptisé. Toutefois, hormis quelques rares cas à vocation prosélyte (permanente ou exceptionnelle type "journée portes ouvertes") et qui n'existent que dans quelques pays, la règle générale est qu'on ne peut pas entrer dans une mosquée, et en particulier la salle de prière, si on n'est pas musulman. Certes il suffit de prononcer une phrase pour être fait musulman.
 
Le régime n'en est pas à son coup d'essai. Pour mémoire, le 24 novembre 1979 au moins un officier et deux sous-officiers de l'armée de terre française ont été convertis à l'islam par obligation de service, c'est-à-dire sur ordre gouvernemental. Il s'agissait en l'occurrence du capitaine Paul Barril et d'au moins deux sous-officiers du Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale, envoyés par le gouvernement français pour concevoir, préparer et superviser la libération de la Grande Mosquée de La Mecque où quelques centaines de terroristes tenaient en otage plusieurs milliers de pèlerins depuis le 20 novembre. Arrivé par avion spécial pour cette mission secrète la veille après une entente intergouvernementale au plus haut niveau l'avant-veille, ce n'est qu'au moment d'entrer dans les lieux saints le 24 que l'officier, engagé pour servir son pays sous un régime prétendument séculier, reçut l'ordre de se convertir et de faire convertir ses subordonnés.
 
Il ne s'agissait pas d'une feinte ou d'un rite sans signification. Le sacré ne se feint pas, d'ailleurs la tentative de feinte est une profanation. On peut feindre un acte (sauf peut-être en pornographie), on peut tirer une cartouche chargée à blanc, mais on ne feint pas une parole, elle est prononcée ou elle ne l'est pas. Il n'y a pas de doublure comme pour une cascade. Dans d'autres religions il y a un examen de connaissances ou de motivation, ou un élément matériel indispensable, mais pour la conversion à l'islam il n'y a qu'une phrase à prononcer, d'ailleurs valide même si elle est prononcée sous la contrainte. Et on ne saurait duper les oulémas, convoqués par le roi Khaled pour suspendre exceptionnellement l'interdiction pluri-séculaire d'utiliser et même de porter des armes à La Mecque, mais qui n'ont pas autorisé l'entrée de non-musulmans donc ils n'ont eu aucun doute sur la validité de cette profession de foi des meilleurs anti-terroristes du monde. La question n'est pas de croire en ceci ou de ne pas croire en cela, comme on pourrait le penser en référence à d'autres philosophies ou religions. Elle n'est pas non plus d'entrer dans une communauté avec laquelle on pourrait aussi facilement ne plus être en communion ultérieurement.
 
Faire par mimétisme une génuflexion en entrant dans une église catholique n'engage à rien, et même se signer ne sera pas considéré par la communauté ou le clergé chrétien comme un engagement irréversible (ou même révocable) envers soi, envers les autres et envers Dieu. Poursuivre dans une secte ses questionnements essentiels et existentiels d'adolescence n'est pas s'engager à vie sans possibilité de revirement. Mais la profession de foi mahométane n'est pas rétractile. Au contraire du baptême chrétien, qui par l'effacement des conséquences du "péché originel" inhérent à l'espèce humaine entend rendre à l'homme le libre arbitre de ses choix (et les conséquences de ses seuls choix), la chahada musulmane ôte définitivement sa liberté à l'homme puisqu'elle le met en soumission (signification du mot "islam" en arabe) irrévocable.
 
Car, bien plus sérieusement que toutes les questions de croyance personnelle, l'entrée en islam change, aux yeux de tout l'Islam, la nature même de l'homme. Celui qui a prononcé cette formule change de nature, et passe de l'état ou plutôt de la nature de "infidèle" à celle de "croyant", une différence aussi importante qu'entre homme et femme et plus qu'entre homme libre et esclave. Toute personne qui a prononcé la chahada est désormais considérée comme musulmane, à vie, par les autorités et la communauté musulmane. Cette personne a des devoirs, certes, à acquitter selon ses capacités et dont seul Allah est juge. Mais elle a aussi l'interdiction formelle de prétendre quitter l'islam, c'est-à-dire d'apostasier, sous peine de condamnation à mort prononcée et appliquée par les hommes. Cela sera opportunément rappelé un jour à ces islamisés scolaires.
 
Au-delà de la violation de la liberté de conscience et de religion, donc de la violation de la Charte des Droits de l'Homme, de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales, et aussi de la constitution française, faire réciter à un enfant, dans une langue qu'il comprend ou pas, sous prétexte d'exodulie, la profession de foi mahométane, est un crime suprême contre sa personne. Obliger un enfant à changer l'eau des fleurs sur l'autel de Shiva ou à s'agenouiller sur un tapis de prière, sans l'autorisation de ses parents, est certainement un délit. Lui faire répéter la chahada est un crime pire qu'une tentative d'assassinat ou qu'un viol consommé.
 
Que celui qui a des doutes sur ce qui peut réellement se passer lors de ces opérations scolaires illégitimes et illicites dans les mosquées se rappelle qu'elles sont conduites par le même régime qui a sciemment et volontairement imposé aux populations, entre autres forfaitures, les transfusions empoisonnées au rétrovirus du syndrome immuno-déficitaire acquis et les pluies radioactives venues de Tchernobyl. Si on fait répéter quelques mots d'arabe aux écoliers qu'on amène dans les mosquées, c'est très certainement de cela qu'il s'agit.
 
Il est impératif et urgent de restaurer un régime laïque appliquant le principe chrétien de séparation des autorités temporelles et religieuses.

mardi 30 janvier 2018

honni soit

On ne peut évaluer les résultats de l'intervention française au Mali sans évoquer d'abord ses objectifs, en regard desquels juger lesdits résultats.
 
Tout semble indiquer que l'intervention française avait pour objectif premier d'interdire non seulement la sécession touareg, pourtant seule capable d'apporter une stabilité durable au Sahel, mais aussi la compréhension ethnique du conflit pluriséculaire. On a donc vite saisi l'argument religieux arrivé de Libye avec les armes françaises larguées à l'aveuglette notamment sur le Fezzan en 2011, qui ne pouvaient qu'attirer des gens comme Mokhtar Belmokhtar pour qui mille kilomètres ne sont rien. La sécession sans guerre (faute d'armée malienne et vues les immensités) de l'Azaouad a ainsi été transformée en une guerre de religion (au singulier), ce qui a aussi permis d'introduire les tribus dites arabes entre les touarègues et les peuples du sud du Niger. Et la guerre de religion a permis de sauver le régime agouvernemental du Mali en détournant les mécontentements et en donnant un rôle à la présidence faillie, en l'occurrence l'accueil d'étrangers et supranationaux à l'aéroport de Bamako.
 
L'inefficacité intentionnelle de la France a permis l'affirmation de l'interventionnisme tchadien (comme en Centrafrique, au Nigéria et ailleurs) et la montée des craintes et des espoirs relatifs à l'inéluctable sortie hors de ses frontières, à moyen terme, de la première puissance militaire d'Afrique, l'Algérie qui fait monter les enchères en se faisant attendre, notamment à l'ouest où elle n'interviendra qu'en échange d'un (longuement désiré) accès à l'Atlantique. En plus de se décrédibiliser volontairement en défendant l'indéfendable, le gouvernement français a même pu à moindre frais humilier son armée, selon les voeux de l'oncle Samuel (qui malgré la conquête chinoise maintient son objectif de chasser la France d'Afrique), mal chaussée au point de devoir voler aux rebelles neutralisés leurs inusables vieux brodequins de marche à jambière attenante, offerts très d'occasion par la France à l'armée malienne puis pris sur celle-ci par les rebelles, et toujours supérieurs après des années d'usage dans le Sahara aux gadgets jetables que Bercy jette à Saint-Dominique pour ses disciples de Saint Maurice… Tout semble donc s'être déroulé comme on le pressentait en 2012.
 
On demande ce que la France aurait dû faire d'autre, la réponse est rien. Sur le plan politique le Mali est un Etat souverain, et l'accord de défense consenti par la France en cas d'agression extérieure ne l'oblige pas, n'en déplaise aux clients de matières premières maliennes, à défendre le régime face à son incompétence par désintérêt. La France n'avait pas à intervenir pour "sauver un régime", selon le mot du président François Hollande au président François Bozizé le 31 décembre 2012, mal à propos d'ailleurs puisque la Centrafrique, par contre, était alors agressée de l'extérieur, en l'occurrence par le Séléka, bande soudanaise d'esclavagistes en mal d'esclaves noirs chrétiens depuis l'indépendance du Soudan du Sud. D'ailleurs un an plus tard le même président Hollande n'hésitera pas à lancer l'opération Esbrouffe pour sauver, sous un nom de transition, le joug islamiste soudanais remué par les populations chrétiennes centrafricaines. Au contraire au Mali il n'y a pas eu d'invasion extérieure, et il y aura un conflit entre les deux pays très différents aussi longtemps qu'ils seront forcés à vivre dans le même Etat. Ce qui est arrivé de l'extérieur sont des armes et des idées, et c'est précisément parce que certains acteurs ont compris qu'en se réclamant de certaines idées ils recevraient des armes qu'ils l'ont fait. L'Algérie, pourtant bien plus puissante que la France dans le Sahara et bien plus concernée par l'éventualité de l'apparition d'un Etat saharien touareg au contact de ses régions maures et berbères, s'est pour sa part bien gardée d'intervenir, sans omettre cependant de marquer à In Amenas son intransigeance sur sa souveraineté territoriale et son refus de négocier avec des preneurs d'otages.
 
Sur le plan militaire il ne faut pas croire que tout problème révèle ou appelle une solution. Certains problèmes sont surtout la révélation d'un échec (ou d'une omission) de la prévention, et n'ont pas nécessairement de solution, ou du moins de solution militaire. En tout cas la solution n'est certainement pas la poursuite, après chaque coup de main imprévisible, de colonnes de pilleurs nomades insaissables dans un désert immense, et une compagnie même héliportée et éclairée par satellite ne couvrira jamais la Belgique. Quant à la prévention, au-delà de la présence et de l'action positive des services publics sur tout le territoire revendiqué par l'Etat (la nature a horreur du vide et les populations n'aiment pas l'abandon), fût-il pauvre, elle implique au minimum aussi une présence militaire permanente, dans chaque village, intégrée à la population. Evidemment cette présence peut difficilement être mise en oeuvre par une armée noire raciste parmi une population blanche raciste, et le gouvernement malien n'a aucune intention de donner une formation militaire, ou même simplement un uniforme et un tampon, aux éventuels gens d'armes des tribus touarègues et arabes au nord du fleuve. Quant à des troupes (noires pour l'essentiel) envoyées par l'Union Africaine malgré elles pour marquer que c'est l'Afrique et qu'on est solidaire du Mali, ou des observateurs (martiens pour l'essentiel) envoyés par l'Union Européenne sur per diem pour marquer qu'on est solidaire de la France mais que ce n'est pas la France, cela ne peut pas être bien accueilli par ces peuples, et a d'ailleurs peu de chance de se trouver au marché, dans les ruelles ou sur les pistes hors barraquement sécurisé.
 
Le problème fondamental des dispositifs multinationaux temporaires, même reconduits tous les six mois pendant vingt-cinq ans c'est-à-dire une génération ou une carrière militaire, c'est justement qu'étant temporaires ils n'engagent par les uns et ne rassurent pas les autres. La seule langue d'ailleurs exigée pour ces déploiements tournants de six mois est celle nécessaire à la coordination du dispositif multinational (anglais ou swahili par exemple) et il n'est même pas tenté de communiquer avec le gouvernement hôte dans sa langue (français à Bamako), pour ne pas parler des dialectes locaux de la population. La French touch, en anglais dans le texte désormais, n'est plus que le vague souvenir d'un "esprit" auquel les bureaux (en conteneur climatisé) d'action civilo-militaire à l'étatsunienne n'associent plus aucune action ou compétence spécifique. Aucun multinational anglophone n'est venu demander pourquoi l'allemand était très porteur dans l'armée française avant qu'on sache que le 2° Corps d'Armée resterait si longtemps, pourquoi les seuls professeurs d'amharique au monde se trouvent à l'INALCO, pourquoi l'arabe a pendant si longtemps eu le même coefficient aux concours militaires français que le russe, ou pourquoi l'EIREL a constitué sa cellule de serbo-croate et initié tous les contingents en partance avant même qu'on sache que la FORPRONU en Croatie durerait plus d'un an, et qu'une guerre de plusieurs années démarrerait bientôt en Bosnie et Herzégovine. Et personne ne s'est demandé pourquoi l'armée française, qui a finalement passé une décennie en Afghanistan pour une instable coalition sans drapeau ni responsabilité politique, n'a pas appris le pachtoune.
 
Au Mali comme ailleurs, la seule méthode de pacification possible en profondeur est celle qui a disparu avec la Société des Nations, le mandat de protection donné à un pays unique et clairement identifié, pour une durée qui permette l'engagement des personnels intéressés (militaires, administrateurs, enseignants…) et qui rassure les populations d'accueil. C'est aussi le meilleur cadre pour la coopération continue et donc le développement durable. C'est d'ailleurs encore possible, par le biais d'un partenariat bilatéral sans honte et affranchi des tutelles idéologiques supranationales.
 
Les frères d'armes africains des troupes de marine françaises le disent volontiers, comme le savent d'ailleurs aussi les coopérants humanitaires, dits non gouvernementaux, algériens en Afrique subsaharienne. Mais cela nécessite une volonté politique indépendante, prospective et décomplexée. Parfois c'est à Paris qu'il faut chercher la clef des problèmes africains.

mercredi 24 janvier 2018

question étatsunienne au Kurdistan

En vue d'une saisine du Conseil de Sécurité de l'ONU par la France, on s'interroge subitement sur la question kurde. Cependant il n'y a rien de nouveau chez les Kurdes depuis près d'un siècle, ils restent partagés entre la Perse et les pays issus du démembrement inachevé de l'empire ottoman, à savoir Turquie, Irak et Syrie pour l'essentiel.
 
On pourrait plutôt s'interroger sur la question étatsunienne. Car là par contre il y a du nouveau, puisqu'après la défaite de leurs supplétifs de l'Etat Islamique ils entendent maintenant engager une armée kurde, toujours contre la Syrie.
 
En octobre les Etats-Unis ont assuré et protégé l'exfiltration des combattants de l'Etat Islamiques, essentiellement des mercenaires étrangers, de la ville de Raqqa qu'ils avaient rasée avec l'aide de leur "coalition" atlantico-islamiste et qui était sur le point d'être libérée par les forces syriennes. Ils ont alors acheminé ces terroristes, soit près de 4000 personnes d'après un reportage de la BBC, vers le nord. Pour mémoire, lorsque le 9 novembre la Syrie s'en est plainte à l'ONU, la France n'a rien trouvé à redire à ce sauvetage et redéploiement, par les Etats-Unis, de cette armée étrangère en Syrie. Puis en novembre lorsque les Etats-Unis ont annoncé qu'ils continueraient d'occuper l'est de la Syrie même après la défaite de l'épouvantail islamiste qu'ils y avaient créé, la France n'y a pas vu de menace à la paix et la stabilité internationale, y compris quand les Etats-Unis ont déclaré mensongèrement, le 14 novembre (par la voix de James Mattis) que l'ONU les avait autorisé à faire intrusion en Syrie. La première décade de novembre les Etats-Unis ont encore fourni leur couverture aérienne à l'Etat Islamique pour couvrir la retraite de ses gros contingents (des milliers de guérilleros) fuyant devant l'armée syrienne, par exemple quittant Abou Kamal en direction de Wadi al-Sawab. En novembre et décembre les Etats-Unis ont encore retiré et redéployé des forces islamistes, et dans la nuit du 28 au 29 décembre ils ont exfiltré de Deir ez-Zor, par hélicoptères, une cinquantaine de chefs de l'Etat Islamique.
 
Après avoir clamé pendant tout novembre et décembre qu'ils ne quitteraient pas la Syrie (ils ont aujourd'hui des forces dans 149 pays soit plus de trois-quarts des pays du monde) après la défaite de l'Etat Islamique, les Etats-Unis ont déclaré le 14 janvier qu'ils avaient commencé à fonder une nouvelle armée de 30000 hommes dans les régions syriennes qu'ils occupent. Pudiquement présentée comme "force de sécurité aux frontières", ils ont bien précisé qu'elle serait en Syrie, pas aux frontières, et aurait pour mission d'empêcher la réinstallation de la souveraineté gouvernementale et le rétablissement des services publics dans les régions dont l'Etat Islamique s'est retiré (sous leur protection donc), c'est-à-dire que cette nouvelle armée relèverait les forces terroristes. Dans un premier temps ils déploieront cette force dans la vallée de l'Euphrate, sur la limite occidentale, qu'ils appellent ouvertement frontière, de leur zone d'occupation confiée à leurs jeunes "Forces Démocratiques Syriennes". En clair, les Etats-Unis comptent créer une frontière entre la partie non occupée de la Syrie et le triangle à l'est de l'Euphrate, et évidemment soustraire définitivement cette zone occupée, soit le tiers du pays, à la souveraineté syrienne. Ils entendent donc instaurer un nouveau régime d'occupation pour prendre la relève de l'Etat Islamique en Syrie, sauf qu'ils accorderont à cette nouvelle entité politique leur reconnaissance et soutien militaire direct, alors que jusqu'à présent ils prétendaient (mensongèrement) combattre l'Etat Islamique dont ils partageaient le but, abattre le gouvernement syrien. Certes il n'y a jusque-là rien de bien surprenant.
 
On se souvient que la révolution des vendredis midis à la sortie des mosquées, en 2011, avait débuté dans les régions arabes sunnites (du centre), les plus sensible aux ferments qataris, séoudis et étatsuniens. Ce n'est qu'au bout de deux ou trois ans d'exactions, de leur généralisation et de leur extension vers le nord, que les milices kurdes, à l'origine des organisations folkloriques tribales, ont décidé de prendre les armes et de se joindre aux forces gouvernementales. Les Kurdes sont certes aujourd'hui en majorité sunnites, mais historiquement rétifs, comme tous les peuples d'origine perse, à la colonisation arabe, et particulièrement satisfaits de la cohabitation organisée par le régime laïque syrien, surtout en comparaison avec le chaos fomenté par les Etats-Unis dans tout le Proche-Orient depuis 1991, c'est-à-dire depuis le retrait des diplomaties soviétique et française et, accessoirement, la fin de la première guerre du Golfe menée par l'Irak (alors aussi sous régime laïque) contre la révolution islamique iranienne. On a d'ailleurs rapidement pu noter la mixité religieuse (et sexuelle, certes moins que dans l'armée régulière syrienne) des forces kurdes, les Unités de Protection du Peuple. Mais les Kurdes ne voulaient pas aller combattre hors de leurs régions. Ils ont bien soulagé l'armée gouvernementale en tenant leurs positions, en coordination avec elle, mais ont décliné ses invitations vers le sud. Ils ont par contre subi plusieurs grosses offensives conventionnelles turques depuis le début de la guerre contre la Syrie, pour l'essentiel calmées depuis le début de l'assistance militaire accordée par la Russie à la Syrie, et quelques hostilités désordonnées de la part des Turcomans, autre peuple non Arabe du nord de la Syrie. Pour mémoire ce sont les Loups Gris turcomans qui ont assassiné le pilote de l'avion russe abattu en Syrie par la Turquie.
 
Les forces kurdes ont cependant participé à la libération d'Alep (occupée par Al-Nosra du "bon boulot") par l'armée syrienne sous supervision russe, et ont aussi à contre-coeur participé aux derniers combats contre l'Etat Islamique autour de Raqqa, d'une part par solidarité avec leurs voisins Syriaques et Arabes et d'autre part pour éviter un repli des forces islamistes vers le nord (hélas le commandement étatsunien les a faits contourner par l'est). Elles ont aussi été témoins des énormes fournitures d'armement envoyées par les Etats-Unis à l'Etat Islamique et à Al-Qaeda (localement Al-Nosra). Enfin les Kurdes ont vu passer par la frontière turque et sur leur territoire toutes les fournitures d'armement envoyées à la centrale de réception "Armée Syrienne Libre", chérie des formateurs d'opinion européens. Fin 2015 celle-ci, croulant probablement sous les armements venus par la Turquie et que les forces islamistes en difficulté ne venaient plus chercher, a cédé aux pressions étatsuniennes pour former une véritable milice, dite "Forces Démocratiques Syriennes" bien réelle (mais déloyale à la démocratie élue qui siège à Damas). Il y a alors eu une scission de l'Armée Syrienne Libre, une faction à dominante turcomane restant une centrale d'approvisionnement virtuelle alimentée à partir de la Turquie, et une autre faction devenant une véritable milice, au début à forte dominante kurde, puis basculant progressivement à une majorité arabe au fur et à mesure de sa progression vers le sud. Les Etats-Unis revendiquent la création de ces Forces Démocratiques Syriennes, alors que leur principal dénominateur commun est la lutte contre l'islamisme. Il est donc plus vraisemblable que cette coalition hétéroclite et même multiconfessionnelle, puisqu'elle comprend des unités syriaques chrétiennes, soit née de l'opposition aux dictatures de l'Etat Islamique et d'Al-Nosra, dans les régions orientales d'où l'armée régulière syrienne avait été chassée mais avec laquelle elle s'est très bien coordonnée pour la libération d'Alep en 2016.
 
Contrairement à ce que peut clamer la Turquie, les Kurdes de Syrie n'ont aucune prétention territoriale extérieure, et surtout pas contre un Etat puissant comme la Turquie. Ils sont satisfaits de la cohabitation pacifique des peuples sous le régime démocratique laïc de Syrie, qui leur a accordé d'ailleurs une plus grande autonomie politique depuis le début de la guerre. Branche d'un peuple originellement nomade divisé depuis quelques siècles entre la Perse et l'empire arabe puis ottoman, ils sont évidemment pragmatiques et savent qu'un Etat souverain enclavé dans les terres et entouré de puissances islamistes comme l'Iran, la Turquie et les régimes arabes sunnites islamistes par lesquels les Etats-Unis remplacent peu à peu les Etats laïques de la région, serait intenable et peu indépendant. Or ils savent aussi que la Turquie ne leur permettra jamais l'accès à la mer dans le nord-ouest de la Syrie. Ce n'est donc pas en leur promettant des armes que les Etats-Unis peuvent les séduire et les retourner contre le gouvernement syrien. La seule promesse qui pourrait les faire se rebeller contre le gouvernement syrien, seul garant possible de la cohabitation des peuples entre le Tigre et la Méditerranée, c'est la promesse d'un Etat indépendant avec fort soutien militaire des Etats-Unis. En annonçant la création et la reconnaissance d'un nouvel Etat dans le triangle oriental de la Syrie, les Etats-Unis effectuent cette promesse, même si le sud de ce triangle est plus arabe que kurde, gage de prochains conflits. Il n'est pas certain que les Kurdes y adhèrent, surtout après avoir vu ce que les Etats-Unis ont fait du Kurdistan irakien en prétendant diviser l'Irak en trois, puis en armant des hordes arabes sunnites pour les lancer sur les Kurdes. Mais les Etats-Unis espèrent compromettre les forces kurdes auprès des gouvernements syrien et russe, et c'est peut-être le motif de l'attaque de drones "en essaim" (première mondiale de cette tactique jusque-là théorique) contre les bases de Hmeimim (aérienne) et Tartous (logistique) le 6 janvier, dont il a cependant vite été établi que même si elle était venue d'une zone rebelle cette attaque ne pouvait, en termes technologiques comme de compétences, qu'être l'oeuvre des Etats-Unis.
 
Quant à la Turquie, le seul reproche que lui faisait jusqu'à présent la France était une détérioration de l'état de droit depuis la tentative de coup d'Etat de juillet 2016. C'est, d'après Emmanuel Macron le 6 janvier, la raison pour laquelle les négociations d'adhésion ne progressent pas, puisque comme la Commission Européenne qui mène ces négociations, la France n'a pas l'intention de reprocher à la Turquie son occupation militaire de Chypre, ni d'exiger la fin de cette occupation d'un membre de l'Union Européenne en préalable à la poursuite de négociations entamées en toute connaissance et acceptation de cet état de fait. Or, tandis qu'une centaine de résolutions de l'ONU condamnant formellement cette occupation s'entassent sur une étagère poussiéreuse à New York, l'Union Européenne a décidé en 2015 de verser un tribut annuel de trois milliards d'euros à la Turquie en remerciement des deux millions d'intrus qu'elle a introduits illégalement dans l'espace Schengen sur les quatre derniers mois de 2015 en réponse à l'appel du 24 août lancé par Angela Merkel et François Hollande (voir la Huitième Plaie). Aussi sans changement d'attitude brutal et solide il n'y aucune chance ou raison pour que la Turquie prenne la France ou l'Union Européenne au sérieux en quoi que ce soit. Sauf erreur, quand en 2015 la Turquie a attaqué frontalement la Syrie, que son aviation a bombardé la ville kurde syrienne de Kobané (ou Aïn al-Arab) et qu'un mois et demi plus tard le petit Aylan Kurdi (kurde syrien de Kobané), fuyant les bombardements turcs, se noya au large d'une plage turque, le gouvernement français, comme ses voisins et comme le directorat uniopéen, a vertement culpabilisé les peuples européens pour leur égoisme, et demandé à la Turquie d'expulser plus de Syriens vers l'Europe...
 
Aussi la soudaine préoccupation de la France, qui annonce saisir le Conseil de Sécurité d'une menace à la paix et la sécurité internationale en raison de l'intervention turque en Syrie, est ridicule et scandaleuse. Elle est ridicule puisque ce n'est pas la première fois, depuis 2011, que la Turquie attaque la Syrie ou envahit ses régions frontalières. Elle est scandaleuse parce que la France participe aussi à l'agression et l'invasion de la Syrie, qu'elle y a des forces permanentes au sol et peut-être même des avions sur les bases aériennes d'occupation étatsuniennes, et surtout qu'elle omet de mentionner l'occupation et l'ablation d'un tiers de la Syrie par les Etats-Unis d'Amérique et leurs alliés et supplétifs. Dans le cas spécifique présent, la menace à la paix c'est quand les Etats-Unis ont annoncé leur fondation d'une nouvelle armée sur le territoire de la Syrie, et c'est en réaction à cette menace que la Turquie a décidé de l'empêcher, en violation certes du droit international et de la souveraineté de la Syrie, comme les Etats-Unis. D'ailleurs la base aérienne de Menagh (nord-ouest), bombardée par la Turquie à Afrine ce samedi 20 janvier, était utilisée par les Etats-Unis pour livrer des armes à leurs Forces Démocratiques Syriennes.
 
Thierry Meyssan exposait récemment (www.voltairenet.org/article199359.html) que la France se préparait à reconnaître prochainement la souveraineté d'un Etat kurde proclamée par les Etats-Unis sur le territoire de la Syrie, le Rojava. Or un Etat kurde dans le triangle nord-est de la Syrie n'est pas viable. Sans la bande du nord de la Syrie et sans accès à la mer un Etat kurde n'est pas viable. Mais surtout, en cohabitation forcée avec une population arabe sunnite dans le sud de cette région, un Etat mixte après guerre civile n'est pas viable. Petit détail, la force de sécurité aux "frontières" du triangle oriental fondée par les Etats-Unis comprend, selon leurs déclarations, 30000 hommes en cours de formation. On se rappelle que les Etats-Unis ont toujours évalué les forces de l'Etat Islamique entre 20000 et 40000 hommes, même lorsque le gouvernement syrien avait déjà enregistré l'intrusion de 300000 mercenaires étrangers. Sur leurs 30000 postes, les Etats-Unis annoncent que 15000 sont pourvus par les Forces Démocratiques Syriennes (donc mixtes kurdes et arabes). D'autres sources annoncent que le reste, à savoir 15000 prévus et 10000 déjà sur place, sont tout simplement des moudjahidines reconvertis de l'Etat Islamique, toutes ces troupes qui ont été sauvées et exfiltrées par les Etats-Unis lors de la libération de chaque grande ville par l'armée syrienne. Même formés par des coopérants militaires (et surtout par des militaires étatsuniens), ces gens-là, qui ont plus violé que mitraillé et qui ont plus manié le canif à égorger que la Kalachnikov (pardon, le M16 et autres Humvees états-uniens), ne feront jamais de vrais soldats. Ils ne pourront jamais être mélangés dans des unités mixtes avec les volontaires kurdes ou syriaques qui ont pris les armes pour défendre leur famille contre les égorgeurs-violeurs. Ils pourraient être confinés dans des unités homogènes déployées, justement, aux limites extérieures d'un territoire, mais ne résisteront pas à la tentation de s'en prendre aux populations. Tôt ou tard cette armée supplétive étatsunienne volera en éclats, ou du moins en deux factions, et tôt ou tard l'Etat en question se divisera entre nord kurde et sud arabe, au minimum.
 
Comme d'habitude les décideurs étatsuniens démontrent leur méconnaissance et leur mépris des sciences sociales comme l'histoire, la sociologie et la polémologie, et des sciences humaines comme la psychologie et la religion. Comme d'habitude aussi, peu importe puisque leur but principal est de créer du chaos. L'ironie est que seule leur sorcellerie d'apprenti pourrait rapprocher (temporairement) les intérêts perses et ottomans, ce qui n'est évidemment pas dans leur intérêt.
 
Les peuples d'Europe et d'Asie mineure (Perse incluse) devraient se réjouir d'une dispute entre les deux premières puissances militaires de l'OTAN. Et elle est sérieuse, la Turquie ne sachant accepter la création d'un Etat kurde. Mais la France devrait se tenir à l'écart de cette affaire. Les pays européens ont suffisamment de griefs sérieux envers la Turquie, qu'ils ne traitent pas, pour ne pas avoir besoin de se fâcher en plus pour un motif illicite et insoutenable.
 
Au Kurdistan il n'y a rien de nouveau, aux Etats-Unis une faute stratégique de plus.

lundi 15 janvier 2018

à remiser au musée

Les ancêtres de nos petites têtes brunes avaient une sous-culture de quai de gare. Je viens de retrouver un vieil Almanach Vermot avec une blague par jour.
 
"Dédé le camionneur musclé prit en auto-stop une Brésilienne bronzée..."
    - homophobe !
"Dans un compartiment de train un Juif demande à un Arabe..."
    - fasciste !
"Julie demande à Jules de sortir le chien pour ses besoins..."
    - suprémaciste !
"Un aveugle avait posé sa canne blanche contre un mur..."
    - discrimination !
"Doume appelle de Marseille son vieux père à Ajaccio..."
    - ah non !
"En sortant du pub un Ecossais trouve sur le trottoir..."
    - scandaleux !
"Un rabbin, un curé et un moufti arrivent au Paradis..."
    - pas d'amalgame !
"Une nuit Ali Baba suivit secrètement les quarante..."
    - diffamation sans preuve !
"La mère de Toto l'envoya acheter des saucisses..."
    - censuré !
"Trois copains d'école Luigi, Helmut et François..."
    - néonazi !
"Mujo (Munib) va voir son copain Haso (Hasan)..."
    - un mot de plus et je vous dénonce !
"Un client polonais entre dans sa banque..."
    - ça commence mal !
"C'est un Belge qui demande des frites..."
    - insultant !
"Le gros Hardy et le maigre Laurel..."
    - 17° chambre !
"Marius rencontre Olive au bistrot..."
    - cliché de vieux con rétro !
"Eh dis donc là, présentement..."
    - raciste !
"Monsieur regarde Madame..."
    - machiste !
"Une blonde..."
    - sexiste !
"Sans paroles"
    - votre regard en dit long !
 
En ce début 2018, j'ai brûlé le recueil de blagues de mon père avant que mes enfants le trouvent et s'attirent des ennuis. Si quelqu'un connaît de l'humour qui ne soit pas moquerie de l'autre, qu'il me fasse rire. Sinon, brûlons ensemble notre passé de méchants. Et bonne année quand même.

débordement de frontières

Samedi 10 février le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré inquiet de l'escalade de la guerre en Syrie ...